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Vitraux Imbert participe à la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Vitraux Imbert, TPE présidée par Oleg J. Imbert, a été retenue pour la restauration des vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette entreprise perpétue un savoir-faire inégalé dans la conception et la restauration des vitraux.
Dominique Imbert a transmis son savoir-faire d'artisan verrier et son entreprise à son fils Oleg J. Imbert.
J.-P. Enaut - Dominique Imbert a transmis son savoir-faire d'artisan verrier et son entreprise à son fils Oleg J. Imbert.

BTPBouches-du-Rhône Publié le ,

En quatre décennies, Vitraux Imbert, spécialisée dans la conception et la restauration de vitraux s'est fait une place sur le plan national. L'entreprise marseillaise, fondée en 1981 par Dominique Imbert, Maître artisan verrier, participe cette année à la restauration des vitraux de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle fait partie des neuf ateliers et groupements de maîtres-verriers et serruriers d’art attributaires des travaux de nettoyage et de restauration désignés après un appel d’offres émis par l’établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, sur la base des études réalisées par la maîtrise d’œuvre. « C’est un honneur pour nous. Ce joyau du XIIe siècle, témoignage vivace de l'architecture gothique, est l'un des monuments les plus visités au monde avec 14 millions de visiteurs chaque année », estime Oleg J. Imbert, président de Vitraux Imbert, qui a pris la suite de son père Dominique, en 2020.

Apporter un nouveau regard sur Vitraux Imbert

Après avoir été formé à l'école des Arts appliqués à Paris en 1979, Dominique Imbert est revenu à Marseille, sa ville natale, où il a exercé son activité les dix premières années tout d'abord avec trois collaborateurs puis seul pendant dix ans. Son fils Oleg, qui venait étant jeune dans l'atelier, a souhaité, après des études de gestion aux Etats-Unis, aider son père. « C’est un métier très difficile mais passionnant. Mon objectif a été d'apporter un nouveau regard sur l'entreprise et de permettre à mon père d’exprimer en toute quiétude son art sans avoir à gérer les éléments administratifs qui peuvent être un frein pour un artisan au quotidien », confie Oleg J. Imbert qui intègre tout d'abord l'entreprise en tant que chargé d'affaires en 2011. Au cours des années, le jeune dirigeant qui apprend à travailler sur des chantiers développe la TPE qui compte désormais trois vitraillistes et une assistante ainsi que des collaborateurs extérieurs.

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Dominique et Oleg J. Imbert, entourés des vitraillistes. (Crédit : J.P. Enaut)

Un chantier conséquent

« J'ai été formé sur les chantiers de dépose et de pose sur le tard par mon père et d’autres Maîtres verriers expérimentés qui m’ont transmis leur savoir-faire. J'ai acquis la connaissance technique de la création et la restauration en atelier au fil des années », précise Oleg J. Imbert. Désormais l'entreprise s'attèle à répondre aux diverses sollicitations, principalement à hauteur de 80 % sur le secteur public. « Nous collaborons aussi pour des musées, des centres d'art comme Yves Brayer aux Baux-de-Provence, des professionnels ou pour des particuliers », détaille-t-il.

En 2006, le fondateur Dominique Imbert a été retenu pour la création d'un hall d'entrée de l'Ehpad Saint-Barthélémy à Marseille pour la Fondation Saint-Jean de Dieu. « Nous avons ensuite été sollicités pour la création des vitraux de la chapelle de leur centre hospitalier à Léhon près de Dinan, en Bretagne », précise t-il.

L'église des Réformés se refait une beauté

Année après année, les chantiers se succèdent et tout dernièrement la restauration des vitraux de l'église des Réformés, à Marseille, aux côtés de deux autres ateliers, l'un de Lyon et l'autre de Pont Saint-Esprit, et dont le chantier doit s'achever le mois prochain. Le travail a porté sur la restauration de l'ensemble des vitraux sur plus de 1 000 m2 avec plus de cent cinquante baies. « C'est un chantier difficile avec beaucoup de volume. Notre tâche a consisté au nettoyage, à la reprise des soudures, au remplacement des pièces usagées à l'identique. Nous avons ensuite effectué la remise en plomb partielle ou totale en fonction de l’état des panneaux. C'est notre chantier le plus important à ce jour », estime-t-il. Vitraux Imbert a également participé aux chantiers de la cathédrale de la Major ou encore de l'abbaye de Silvacane à La Roque d'Anthéron, des Eglises de Cassis et de l'Assomption à Lambesc. « Nous avons également travaillé sur la cathédrale Sainte-Réparate à Nice et la Cathédrale Saint-Front à Périgueux. Notre volonté a toujours été de ne rien lâcher malgré les difficultés », explique-t-il.

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Pour restaurer les vitraux de Notre-Dame de Paris, l'équipe de Vitraux Imbert a dû effectuer des formations spécifiques (amiante et plomb). (Crédit : Vitraux Imbert)

Une référence symbolique pour Vitraux Imbert

L'une des créations les plus emblématiques de Vitraux Imbert est assurément une œuvre réalisée en 1991 pour l'hôtel de la Région Paca. Il s'agit d'un mur en dalle de verre, d'après les dessins du père André Gence [Prêtre de la mission de France, né à Marseille, mais également artiste peintre, Ndlr].

Si à sa création l'entreprise va se concentrer principalement sur le marché privé, elle va aussi tenter avec succès de s'ouvrir au marché international. Ce fut tout d'abord au Japon, pour un particulier, avec la réfection d'une peinture de l’artiste peintre Lionel Borla ou encore au Gabon avec des œuvres pour une chapelle privée. Depuis une décennie, Vitraux Imbert a souhaité répondre à des appels d'offres dans le cadre de marchés publics. C'est ainsi qu'elle a participé à un second appel d'offres en novembre 2021 lancé par l'établissement public chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Avant de répondre à la deuxième session d’appel d’offre, nous pensions que c'était trop complexe, contraignant et nous étions pris par le chantier de l'Eglise des Réformés et lorsque nous avons vu qu’il y avait un nouvel appel à candidature en mars 2022, nous avons décidé de foncer », explique-t-il.

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En août 2022, la TPE reçoit la notification du marché. « Nous avons ainsi à gérer 50 m2 en atelier et 400 m2 d’aspiration, de nettoyage et de repiquage in situ. Nous avons dû pour cela effectuer des formations spécifiques (amiante et plomb) », précise Oleg J. Imbert. Ce chantier de Notre-Dame de Paris représente une référence exceptionnelle et unique pour l'entreprise. « Nous aimerions grâce à cette mission continuer le développement de l’entreprise et pérenniser notre activité sur le plan national et international », conclut-il.

A lire : La Fabrique de Notre-Dame, le journal de la restauration
116 pages - 12 € (l’intégralité des bénéfices est reversée au projet de restauration)
Numéro 4, en vente à la FNAC et en librairie depuis le 11 janvier 2023 et en ligne ici.
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