AccueilUrbanismeVillages en ville va réhabiliter les immeubles du journal La Marseillaise

Villages en ville va réhabiliter les immeubles du journal La Marseillaise

La réhabilitation des immeubles du journal La Marseillaise, Cours d’Estienne d’Orves, à Marseille a commencé. Le promoteur Villages en ville et Baldassari-Sibourg Architectes vont y installer des logements, des commerces et des bureaux.
Les immeubles qui abritaient le journal « La Marseillaise » sont en chantier.
F. Delmonte - Les immeubles qui abritaient le journal « La Marseillaise » sont en chantier.

UrbanismeBouches-du-Rhône Publié le ,

Cours Honoré d’Estienne d’Orves, les ouvriers ont remplacé les journalistes. L’ensemble d’immeubles qui abritait les équipes du quotidien La Marseillaise est en travaux. Un permis de construire a été délivré le 8 avril par la mairie de Marseille au promoteur lyonnais Villages en ville pour réhabiliter les bâtiments historiques des 17 et 19 du Cours, à deux pas du Vieux-Port de Marseille. Il aura fallu un an de travail à ce promoteur atypique pour y arriver. Villages en ville a été fondée en 2021 par Franck Dondainas et Cyprien Burtin. L’entreprise « propose d'allier le meilleur de l'urbain et du rural, de renouer dans nos villes avec une forme de vie communautaire, de retrouver notre rapport à la terre ». Les marseillais Baldassari-Sibourg Architectes et l’agence de conception et de réalisation In Side font partie de l’aventure.

Bureaux, commerces, logements

Le chantier concerne un peu moins de 4 000 m2, sur 4 étages. Il commence par d’importantes démolitions dans les escaliers, les étages et la toiture. Ces bâtiments qui ont accueilli le journal Le Petit Marseillais, puis en 1944 La Marseillaise sont en mauvais état. Ils se sont vidés au fur et à mesure des déboires rencontrés par le journal communiste et n’étaient plus vraiment entretenus. La rédaction a déménagé au numéro 15 du Cours. Villages en ville entend réaliser des bureaux et locaux d’activité, ainsi que 22 logements en « alliant cachet de l’ancien et confort du neuf ». Ces derniers seront mis à la vente. « Ce projet présente de nombreux défis, souligne Villages en ville : une « réhabilitation lourde, en milieu partiellement occupé », en « hyper centre-ville » et dans un « immeuble emblématique de Marseille »… Les détails du projet seront présentés dans les prochaines semaines.

Cepac, Constructa, Quartus…

Avec ce chantier se tourne la page d’une série de projets inaboutis… De par leur taille et leur emplacement, les immeubles du quotidien marseillais suscitaient les envies. En 2012, la direction du journal avait signé un crédit-bail avec la Caisse d’Epargne. En 2017, Marc Pietri, l’emblématique patron de Constructa entendait y développer un programme mêlant logements haut de gammes et des activités culturelles.

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Le projet sur lequel Roland Carta devait travailler n’a pas abouti. Les dirigeants du journal ont passé la main fin septembre 2018 à Jean-Marc Béhar. A la surprise générale, c’est ensuite Quartus qui avait racheté le crédit-bail de l’immeuble, contre une participation de 300 000 euros au capital du quotidien. Cet acteur national de l’immobilier prenait ainsi une option sur l’avenir de l’immeuble. Il annonçait chercher un partenaire, avant de se séparer de son bien il y a moins de deux ans.

Le projet porté par Villages en ville va donner une nouvelle image au Cours d’Estienne d’Orves et renforcer la dynamique initiée par le projet des Grandes Halles de Marseille et par d’autres.

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