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Var : les marchés immobiliers restent actifs et attractifs

La Chambre des notaires du Var, que préside maître Philippe Bernard, a confirmé la bonne tenue du marché immobilier malgré une période en mode dégradé qui se prolonge. La baisse reste contenue, s'établissant sur une année lissée du 30 septembre 2019 au 1er octobre 2020 à - 5,4% tous secteurs confondus.
Var : les marchés immobiliers restent actifs et attractifs
O. Réal - De gauche à droite, maîtres Renaud Castel, Olivier Teuma, Franck Lenoir, Emmanuelle Deluca-Ferrand, Philippe Bernard, Ronan Saizou.

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Le président de la Chambre des notaires du Var, maître Philippe Bernard, a présenté dernièrement au siège toulonnais les résultats et analyses des marchés immobiliers varois, accompagnés de ses confrères maîtres Emmanuelle Deluca-Ferrand, Renaud Castel, Olivier Teuma, Franck Lenoir et Ronan Saizou. Des marchés actifs et attractifs malgré l'adversité, contrairement aux craintes suscitées par le confinement du printemps et l'arrêt brutal d'activité de ventes durant plusieurs semaines. La bonne conjoncture de l'immobilier ces dernières années a eu un rôle indéniable d'amortisseur, de même que les mesures d'Etat en soutien aux entreprises, aux salariés, à leur pouvoir d'achat (PGE, chômage partiel). En outre, les conditions d'obtention de crédits, durcies au premier semestre, ont été assouplies au second, au profit des primo-accédants, assorties de taux qui demeurent très bas.

Les données enregistrées entre le 30 septembre 2019 et le 1er octobre 2020, certes toutes négatives en volumes de ventes, sont par conséquent à pondérer par les interruptions momentanées des échanges commerciaux en présentiel et le mode particulier des conditions de travail. La dématérialisation ayant été, chez les notaires aussi, considérablement boostée. Globalement, la période enregistre - 5,4% alors que les tendances étaient haussières depuis 2014, avec des fortunes diverses selon les segments et les secteurs géographiques, le littoral et l'arrière-pays n'ayant pas les mêmes niveaux de prix.

L'ancien résiste bien

Ainsi, s'agissant des appartements anciens, produits phares du marché, les volumes de ventes ont bien résisté, à - 4,5%. Le Var est toujours un département avec des valeurs très élevées par rapport au reste de la Province, à 3 080 euros le prix médian au m2 (+ 2,4%). La capitale toulonnaise demeure très accessible, à 2 160 euros le m2. Concernant la dimension des biens les plus prisés, les deux et trois pièces (30% et 32%) se taillent la part du lion.

Le marché des maisons anciennes résiste de façon comparable, à - 3,1% de volumes de transactions, pour un prix médian de 321 700 euros (+ 1,2%) lui aussi très haut si l'on se réfère à d'autres région de France, comme l'Occitanie (179 000 euros) ou Auvergne-Rhône-Alpes (220 000 euros). La taille diffère lorsque l'on bascule vers la maison, puisque les quatre pièces et plus sont privilégiées. Toulon est là aussi très compétitif en rapport avec la qualité de vie professionnelle et personnelle, à 340 500 euros, sur un large spectre dépassant les 830 000 euros à Grimaud et seulement 230 000 euros à Brignoles dont les effets de renouveau ne se font pas encore sentir.

Le neuf à la peine

Le segment des terrain à bâtir est en recul à tous les niveaux, confirmant une évolution de plusieurs années : - 8,7% en volume de ventes, - 5,3% en prix de vente médian (lequel demeure très haut, à 118 400 euros), réduction des superficies au profit de la densité (les plus grands sont morcelés, les moins de 900 m2 sont désormais majoritaires). La pénurie en bord de mer oblige à « s'expatrier » dans les terres.

Le contexte économique et social pèse incontestablement sur les ventes d'appartements neufs qui chutent de 19%, de même que la raréfaction et le prix des terrains. Le confinement a directement joué sur la commercialisation des programmes neufs et les ventes en Vefa (vente en létat futur d'achèvement), sachant que les différés d'instruction des permis de construire et de purges des recours vont se répercuter sur 2021 et au-delà. Des recours qui touchent d'ailleurs, selon le président Bernard, 9 permis sur 10 contenant des logements sociaux ces dernières années…

En dépit de cette baisse structurelle et de ces problématiques en perspective, les prix n'ont pas flambés (+ 2,2%), à 4 450 euros le niveau médian. Là aussi, les deux pièces (48%) et trois pièces (41%) sont largement préférés. Les dispositifs d'Etat (TVA réduite, avantages fiscaux sur le neuf…) seront les bienvenus pour limiter les dégâts, sachant que malgré une bonne tenue poursuivie fin 2020 et début 2021, les marchés immobiliers sont par nature fragiles. Rassurés par le dernier exercice, les professionnels que sont les notaires se montrent logiquement prudents au regard des incertitudes liées à la crise.

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