AccueilEconomieVar et Alpes-Maritimes : le BTP et Enedis dépassent les bornes

Var et Alpes-Maritimes : le BTP et Enedis dépassent les bornes

Enedis teste, avec une dizaine d’intégrateurs électriques affiliés à la Fédération du BTP dans le Var et les Alpes-Maritimes, le déploiement de colonnes horizontales IRVE dans les copropriétés. Un immense marché s’ouvre.
Les Infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) sont amenées à se développer sous forme de colonnes horizontales.
D.R. - Les Infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) sont amenées à se développer sous forme de colonnes horizontales.

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Quelque 900 Infrastructures de recharge de véhicules électriques (IRVE) à installer sous forme de colonnes horizontales sur les parkings des copropriétés du Var et les Alpes-Maritimes, à raison de 15 000 euros en moyenne l’unité ! Le marché qui s’ouvre pour les entreprises du secteur dans les années à venir est à la fois immense et majeur au regard des enjeux climatiques. « Il va exploser », affirme Frédéric Olive, référent mobilité électrique et adjoint au développement innovant et numérique d’Enedis sur la Côte d’Azur.

Afin de maîtriser cette expansion programmée, l’opérateur s’est réuni dernièrement à Fréjus avec les représentants des Fédérations du BTP des Alpes-Maritimes et du Var. « La démarche s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat qui nous lie à Enedis depuis 2019* », précise Cédric Ghigou, président de la FFIE dans le Var, Fédération française des intégrateurs électriciens, branche électricité de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Climat et résidences

De quoi s’agit-il concrètement ? A travers la loi Climat et résilience, les pouvoirs publics accélèrent ce segment de marché, imposant à Enedis, entreprise de service public gestionnaire du réseau de distribution d’électricité, de préfigurer les solutions collectives de recharge de véhicules électriques, sachant que ne seront facturées que les consommations des futurs utilisateurs. Autrement dit sans coût supplémentaire pour l’ensemble des résidents. Ainsi, le déploiement des bornes est facilité dans le résidentiel collectif existant par des décisions à la majorité simple à partir du moment où un dispositif de financement permet de ne pas faire peser la (re)charge financière sur tous les copropriétaires.

Les copropriétés pourront choisir de passer par le réseau public de distribution sans avance de frais, l’infrastructure étant remboursée par ces contributions d’utilisation à Enedis, qui fait le portage des bornes. A savoir des colonnes horizontales de recharges, reliées au réseau public de distribution et peu limitées en puissance (ce qui constitue un frein sinon), permettant de recevoir à terme une majorité d’équipements individuels. Reste à fixer le pourcentage minimum de prises qui devront initialement être connectées sur des parkings de plus de 30 places afin que l’investissement soit rentable pour tout le monde (20 % à 30 % sont évoqués).

Chacun y trouve son compte dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant entre Enedis et des entreprises expertes qui vont concevoir et réaliser ces infrastructures collectives, tout en déclinant en même temps des offres sur la partie individuelle. Seuls les intégrateurs qualifiés IRVE et ayant suivi la formation dédiée (Qualifelec CMO, pour colonnes montantes) seront agréés sur ce nouveau marché.

Ressources externes

Idéalement, Enedis Côte d’Azur espère pouvoir s’appuyer sur quatre entreprises dans les Alpes-Maritimes et autant dans le Var, qui ne manqueront pas de travail, sachant que la zone touchée est considérée comme la deuxième en volume après l’Ile-de-France. « L’ambition est grande, d’où la recherche de ressources externes », explique Frédéric Olive. « Le premier enjeu est d’attaquer le stock existant », poursuit-il, sachant que les prééquipements sont obligatoires sur les programmes neufs, et que le marché cible suivant sera celui des bailleurs sociaux, avec l’exigence de ne pas faire monter le prix des loyers.

Pour l’heure, une période test de six mois s’ouvre, visant à mesurer la pertinence de tous à s’engager sur ce marché. Enedis lancera ensuite à l’automne un appel d’offres débouchant sur des contrats fermes pour une durée de trois ans d’installation. Les entreprises testeuses auront vocation à y répondre compte tenu de leur bonne vision du contexte et de leur expérience en mode réel. Si la consultation sera bien entendu ouverte à tous les professionnels du secteur, le choix d’Enedis pour cette opération initiale s’est porté de préférence sur les entreprises de la FFIE dont la taille et l’organisation paraissent les mieux adaptées aux besoins, nourrissant par ailleurs la convention avec la fédération.

* Le président de la FBTP 83, Jean-Jacques Castillon, et la directrice territoriale d’Enedis dans le Var, Nathalie Alexandre, ont signé à l’automne 2019 une convention de partenariat visant à fluidifier les relations entre les deux instances, au profit d’une meilleure coopération et de la satisfaction client qui importe aux entreprises comme à l’entité de service public. Cette collaboration sur les IRVE est en la parfaite illustration. En outre, pour la petite histoire, la réflexion commune sur ce sujet a été initiée il y a quelques mois par Patrick Moulard, alors président régional de la FFIE et désormais à la tête de la FBTP 06.

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