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Valls et Cosse à la rencontre des acteurs du logement social

Bouches-du-Rhône le - - Territoires

Valls et Cosse à la rencontre des acteurs du logement social
W. Allaire - Emmanuelle Cosse, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet ont rencontré les acteurs de l'habitat du département.

Manuel Valls et Emmanuelle Cosse étaient en visite à Gignac-la-Nerthe, ce 9 septembre. L'occasion de signer le contrat de mixité sociale avec cette commune des rives de l'étang de Berre et de marteler la volonté du gouvernement de voir appliquée la loi SRU dans l'un des départements les plus à la traîne en matière de construction de logement social.

Après une visite d'un chantier de 15 logements sociaux en compagnie des élus locaux et des dirigeants de 13 Habitat, le premier ministre Manuels Valls, la ministre du logement et de l'habitat durable Emmanuelle Cosse et Jean-Michel Baylet, ministre de l'aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales, ont participé à une table ronde avec les acteurs locaux du logement. Une heure d'échanges autour de quatre grands enjeux : le foncier, la rénovation, la production neuve et l'intermédiation locative. Ce dialogue en comité restreint aura permis à chacun d'exprimer ses doléances et surtout d'esquisser des propositions à même, selon eux, de lever les blocages qui entravent l'accès au logement du plus grand nombre. Des pistes que les membres du gouvernement ont écoutées, souvent, et contestées, parfois...

La constru​ction de logements en panne

Symptôme des difficultés : le ralentissement de la construction. « On a d'excellents chiffres qui démontrent une reprise de la construction dans toute le pays, mais pas dans les Bouches-du-Rhône », observe Emmanuelle Cosse. Un constat partagé par Philippe Deveau, le président de la FBTP 13 qui s'attend à « une nouveau recul de l'activité de - 2% en 2016 ». Pour l'instant, seule la construction de logements sociaux porte l'activité des entreprises. Du côté des promoteurs, « on note certes une hausse des mises en vente, mais cela ne se traduit pas en ordre de service », relève le patron de la FBTP 13. Et de pointer l'un des freins qui bride la production : le foncier. « On ne peut pas espérer construire des logements à un prix abordable si les terrains ne sont pas à des tarifs raisonnables », avance le dirigeant.

Ce constat, ils sont nombreux à la partager. Tel Patrick Padovani, président de l'Office public Habitat-Marseille-Provence (19 000 logements) qui affirme que l'achat des terrains représente parfois « jusqu'à 45% du coût d'investissement d'une opération de logements neufs ». Une cherté entretenue par la concurrence effrénée que se livrent les promoteurs sur le marché foncier. « Les bailleurs sociaux ont du mal à suivre », assure l'élu phocéen. Et d'avouer sa déception quant aux faibles résultats de la loi de mobilisation du foncier public. Trois ans et demi après sa promulgation, « ce texte n'a permis de libérer que quelques rares terrains à Marseille », avance, dépité, le président d'HMP. Pas assez mobilisé l'Etat ? Pas vraiment à en croire Thierry Repentin. L'ancien président de l'Union sociale pour l'habitat (USH), qui est aujourd'hui délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat, a justement pour mission de faciliter la vente de terrains inutilisés de l'Etat pour la construction de logements. « A Marseille, plusieurs sites ont été recensés, mais aussi à Aix, à Istres, à Salon, à Marignane... ». Le gisement foncier public n'est donc pas tari. Mais encore faut-il que « celui-ci rencontre des élus volontaires pour accueillir des opérations de logement social », grince Thierry Repentin.

Lutter contre les idées reçues

Fabriquer du foncier à prix raisonnable, c'est justement la mission de l'établissement public foncier régional (EPFR). Une mission qu'il assure « avec efficacité » selon son président, Nicolas Isnard. Depuis sa création en 2001, cet outil a mis plus de 1,3 milliard d'euros sur la table pour produire du logement, majoritairement social. L'an dernier, l'intervention de l'EPFR a généré la production de 2 585 logements soit 8% de la production régionale globale et même 12% de la production d'HLM.

L'utilité de l'instrument de régulation, vantée par Emmanuelle Cosse, n'est donc plus à démontrer. Mais il pourrait « faire encore plus » selon Nicolas Isnard en étant mieux connu des maires. Et l'édile salonnais de lister les remarques entendues lors des rencontres territoriales engagées par l'établissement depuis le printemps dernier : « Les maires ont souvent des a priori : certains me disent "Je suis trop petit pour travailler avec vous", d'autres prétendent que "l'on ne fait que des HLM" ».

La suite de cet article, ainsi que le compte-rendu de la visite des ministres, sont à lire dans le numéro 1148 de TPBM (parution le 21/09/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement (à partir de 20€/an).




William Allaire
Journaliste

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