AccueilTerritoiresUne station de production et de distribution d'hydrogène à Gap d'ici 2026

Une station de production et de distribution d'hydrogène à Gap d'ici 2026

Une étude de faisabilité va être lancée pour déterminer l'emplacement et la capacité de production de la future station hydrogène, qui sera implantée à Gap avant la fin du mandat. Une opération qui devrait coûter entre 4 et 7 millions d'euros.
Une station de production et de distribution d'hydrogène à Gap d'ici 2026
M.-F. Sarrazin - Claude Boutron, vice-président de l'agglomération en charge de la protection de l'environnement, le maire de Gap et président de l'agglomération Roger Didier, et l'adjoint aux travaux Jean-Pierre Martin.

TerritoiresHautes-Alpes Publié le ,

D'ici 2026, la Ville de Gap et l'agglomération Gap-Tallard-Durance envisagent la mise en route d'une station de production et de distribution d'hydrogène à Gap, ouverte à tous, « le temps que cette énergie se soit démocratisée », indique Jean-Pierre Martin, adjoint à la transition énergétique. Une étude de faisabilité est en passe d'être lancée, et dès le mois d'avril, une concertation va être engagée avec tous les acteurs potentiellement concernés (services de l'Etat, Région, Conseil départemental, chambres consulaires, SNCF, transporteurs routiers, autocaristes, ambulanciers, taxis…) afin de recenser leurs besoins.

« Le diagnostic établi dans le cadre du Plan climat-air-énergie territorial de l'agglomération montre que les transports sont aujourd'hui les premiers consommateurs d'énergie dans le territoire (39 %) et que les produits pétroliers représentent la moitié de l'énergie consommée dans notre agglomération », explique le maire, Roger Didier, qui considère l'hydrogène comme l'énergie d'avenir pour les déplacements. Parmi de multiples avantages, « les véhicules à hydrogène ont une forte autonomie, leur recharge est aussi rapide qu'un plein d'essence, ils sont moins bruyants que les véhicules thermiques, et surtout, ils ne rejettent pas de CO2 », poursuit l'élu. D'ailleurs, la collectivité compte acquérir des bus à hydrogène, des utilitaires et voitures de service fonctionnant à l'hydrogène ou à l'électricité, des bennes à ordures ménagères fonctionnant au GNV (gaz naturel pour véhicules) bio.

Une station de distribution triflux : hydrogène, électricité et bio GNV

A Gap, l'hydrogène serait produit par l'électrolyse de l'eau, sans émettre de gaz à effet de serre. Méthode qui nécessite de l'eau et de l'électricité. L'objectif n'est pas de se servir sur le réseau mais par le biais d'installations photovoltaïques, en s'appuyant notamment sur la création d'un parc spécifique.

Pour l'heure, il reste encore beaucoup d'inconnues. Le maire attend les résultats de l'étude de faisabilité pour déterminer la capacité de production de la station (entre 200 et 400 kg par jour), la puissance électrique et la quantité d'eau nécessaires à l'électrolyse et l'emplacement « qui jouera un rôle stratégique », considère Roger Didier. Le lieu devra être suffisamment grand pour accueillir un parc photovoltaïque à proximité, être proche d'un ravitaillement en eau, être facile d'accès pour tous les véhicules, proche des parcs de stationnement des utilisateurs ainsi que des principaux axes routiers. « Sa surface devrait avoisiner celle d'un terrain de football », ajoute Jean-Pierre Martin. Plus qu'un lieu de production et de distribution d'hydrogène, cette station proposera également du gaz (provenant d'un des deux futurs méthaniseurs) et des bornes de recharge électrique rapides.

Coût de l'opération : entre 4 et 7 M€, qui pourrait être largement subventionnée (de 60 à 80 %) par l'Etat, l'Ademe, la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le Département des Hautes-Alpes, voire EDF et sa filiale Hynamics.

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