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Un nouveau siège pour Colas Midi-Méditerranée à la Duranne

Colas Midi-Méditerranée a inauguré son nouveau siège sur le parc de la Duranne, à Aix-en-Provence. Un écrin bioclimatique de 2 400 mètres carrés qui regroupe les 90 employés de la filiale de Bouygues.
Un nouveau siège pour Colas Midi-Méditerranée à la Duranne
D.R. - Les dirigeants de Colas devant le nouveau siège de la Duranne.

EconomieBouches-du-Rhône Publié le ,

De la transparence pour réaliser de belles routes… Hervé Le Bouc, PDG de Colas (groupe Bouygues), et son directeur général France, Thierry Méline, ont inauguré, ce 17 mai, le nouveau siège de Colas Midi-Méditerranée. Installés dans un écrin bioclimatique de 2 400 mètres carrés niché au cœur du parc de la Duranne, à Aix-en-Provence, les 90 salariés de la filiale méditerranéenne du groupe Colas ne sont pas trop dépaysés. Depuis plus de trois décennies, en effet, ils étaient implantés à un kilomètre de là dans un immeuble tertiaire « à l’ancienne » au cœur du pôle d’activités des Milles. Un bâtiment surtout beaucoup trop exigu. « Nous étions dans 1 400 mètres carrés. Faute de pouvoir pousser les murs, depuis la réunion des trois marques Colas, Screg et Sacer, nous avions dû louer un bâtiment à côté de nos anciens locaux. Ce n’était pas fonctionnel car les deux immeubles étaient à 200 mètres l’un de l’autre », explique Pascal Trouf, président de Colas Midi-Méditerranée.

Un belvédère ouvert sur la Sainte-Victoire

Cet inconfort a poussé les dirigeants de la filiale de Bouygues à chercher un nouveau site. En charge de cette mission, Bouygues Immobilier a dégoté un foncier d’environ 8 250 mètres carrés niché à flanc de coteaux, à l’orée de la dernière extension de la Duranne. « Nous avons ensuite sollicité AMR*, un investisseur prêt à s’engager sur un projet clef en main locatif », précise Guillaume Béan, directeur du développement Paca chez Bouygues Immobilier. La foncière nantaise (filiale du groupe Banque populaire) a donc pris en charge avec le promoteur la réalisation du programme. Quatorze mois de travaux et un investissement de près de 5 millions d’euros (4 M€ de travaux et 1 M€ d’aménagement intérieur) auront été nécessaires pour faire pousser dans la rocaille des contreforts du plateau de l’Arbois cet immeuble de deux étages aux façades vitrées.

Un bâtiment primé par la FPI de Provence

Le projet, primé l’an dernier par la Fédération des promoteurs immobiliers de Provence (lauréat 2016 du « Prix immobilier d’entreprise »), s’inscrit dans la pente naturelle « comme un belvédère ouvert sur la Sainte-Victoire », explique Nicolas Hourdin, l’architecte du programme (cabinet Pixea architecture, Paris). Pour pouvoir ériger le bâtiment dans la pente, le promoteur a décalé les parkings vers la partie supérieure du site afin de limiter les terrassements. Installé au centre de la parcelle, le bâtiment repose sur un soubassement en gabion. Une rusticité qui tranche avec le caractère contemporain du reste de l’édifice, un parallélépipède entièrement vitré. L’usage du verre peut d’ailleurs paraître étonnant au regard des exigences de la RT 2012. « Chaque façade est pourvue d’un système de protection spécifique », nuance l’architecte. « A l’est, côté Sainte-Victoire, l’isolation est assurée par un triple vitrage avec des stores intégrés orientables. Au sud, on a mis des brise-soleil horizontaux fixes. A l’ouest, on a posé des brise-soleil extérieurs orientables. Enfin, au nord, la protection est assurée par des stores intérieurs », ajoute Nicolas Hourdin.

Cette hyper transparence, le concepteur en a fait un atout dans l’aménagement intérieur : un grand escalier ouvert installé au centre du bâtiment permet de laisser entrer la lumière dans tous les couloirs.

* La Société civile de placement immobilier (SCPI) Atlantique Mur Régions (groupe Banque populaire).

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