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Un nouveau contrat de ville pour Manosque

Alpes-de-Haute-Provence Publié le - - Territoires

Un nouveau contrat de ville pour Manosque
H. Saveuse - Réunis dans « l'Ecole de la République » des Plantiers, l'ensemble des signataires a acté son engagement.

Quatorze signataires se sont réunis pour la signature du nouveau contrat de ville de Manosque. Quatre mois après la signature de celui de Digne-les-Bains, la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon Agglomération (DLVA) signe, elle aussi, son nouveau contrat de ville.

Au total, deux quartiers, représentant 5.500 habitants soit 24% de la population manosquine, sont désignés comme prioritaires sur la période 2015-2020. Les quartiers « Centre-ville -Saint-Lazare » ainsi que l’arc « Serrets - Plantiers - Aliziers » se trouvent au cœur du dispositif.

Un outil supplémentaire

Taux de pauvreté trois fois plus important que sur les autres territoires, taux de chômage deux fois et demi supérieur, parc de logements locatifs ancien et peu attractif, le bilan est lourd. Malgré des actions précédemment engagées dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS), ces quartiers restent confrontés à des inégalités chroniques. Avec la signature de ce nouveau dispositif, la Communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon (DLVA) entend bien inverser la tendance. Celle-ci obtient, via ce nouveau contrat de ville, un outil supplémentaire, plus global, offrant une meilleure coordination entre les différents acteurs et un niveau stratégique de  pilotage des actions, en direction des quartiers prioritaires.

En attendant le futur plan local d’urbanisme (PLU) en cours d’élaboration, qui devrait être voté en février prochain, et la convention Anru*, dont la signature est envisagée courant du 1er semestre 2016 (seul le quartier Centre-Ville - Saint-Lazare devrait en bénéficier), l'agglomération pourra, d’ores et déjà, compter sur ce nouveau contrat de ville. Mais également sur un ensemble de documents et de dispositifs stratégiques pour éviter un « décrochage des quartiers » comme l’a noté Patricia Willaert, préfète des Alpes-de-Haute-Provence, lors de la signature du contrat. La DLVA** espère être rapidement en mesure de réduire les inégalités sociales et économiques des deux quartiers prioritaires. Cette dernière compte également sur l’implication des habitants de ces quartiers, véritable pierre angulaire du projet, qui seront représentés par des conseils citoyens dont les acteurs locaux ont déjà été identifiés.

Volet rénovation urbaine

Concernant l’habitat et le cadre de vie, non abordés dans le cadre des précédents CUCS , la collectivité dresse, via ce contrat de ville, les futures interventions de requalification, qui devraient se préciser dans quelques mois avec la signature du protocole de préfiguration de renouvellement urbain. L’objectif, identifié également par le Plan local de l'habitat (PLH) approuvé en septembre 2014, serait de repenser le fonctionnement urbain, d’intégrer le centre historique et les quartiers plus anciens dans la nouvelle dynamique urbaine, d’imposer la croissance démographique et l’émergence des nouveaux quartiers.

A ce jour, le projet de renouvellement que prévoit la communauté d’agglomération se décline en deux parties. Sur l’arc « Serrets - Plantiers - Aliziers » - constitué majoritairement de copropriétés dont une part importante comporte des logements locatifs sociaux du parc public et dont les copropriétaires sont pour la plupart impécunieux -, la collectivité souhaite se concentrer principalement sur des opérations d’acquisition-amélioration dans l’habitat ancien, en vue d’y produire les logements locatifs sociaux, mais également de favoriser la production de logements sur le marché libre.

Pour le quartier « Centre ancien - Saint-Lazare » - présentant une proportion importante d’îlots dégradés et ce malgré deux Opérations programmées d’amélioration de l’habitat (Opah) qui n’ont pas permis d’effectuer l’ensemble des travaux -, la collectivité souhaite poursuivre et amplifier les actions identifiées dans le cadre du schéma directeur issu de l’étude « Saunier ». Elle désire relancer une Opah sur la durée du mandat et poursuivre la réhabilitation et la requalification du bâti existant.

« Dans cette perspective, la commune et la communauté d’agglomération entendent mobiliser des moyens financiers. Le montant des dépenses estimées entrant dans le champ de la rénovation urbaine sera ainsi porté à 5,1 millions d'euros sur la totalité de la période. »

Ces démarches seront également coordonnées avec le concours du Fisac***, pour maintenir une offre commerciale et économique dans ce périmètre. La collectivité compte également sur le soutien d’autres acteurs (bailleurs sociaux, Etablissement public foncier) pour atteindre les objectifs fixés.

* Agence nationale pour la rénovation urbaine.
** Dotée d’un plan local de l’habitat (PLH) déjà adopté, d’un schéma de cohérence territoriale (Scot) en cours de révision, d’un projet de territoire à venir, d’un schéma de développement économique adopté, d’un schéma de transports adopté et d’un conseil de développement à venir.
*** Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce.




Hélène Saveuse
Journaliste

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