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Un Mipim de reprise et de transition

Le Mipim 2021 a permis à plusieurs métropoles et territoires de venir à nouveau au contact des décideurs immobiliers et des investisseurs. Aix-Marseille, Nice Côte d'Azur et Sophia Antipolis en faisaient partie.
Un Mipim de reprise et de transition
R. Mario - Le Mipim 2021 a dû adapté au contexte sanitaire.

Urbanisme Publié le ,

Deux ans et demi après le Mipim 2019, les professionnels internationaux ont pu se retrouver à Cannes à l'occasion du « Mipim September Edition ». Un événement qui a marqué le retour du salon dans la cité des festivals, après plusieurs reports et annulations au cours des derniers mois pour cause de crise sanitaire. Cette édition 2021, inaugurée par Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du Logement, s'est révélée forcément différente.

Condensée sur deux jours avec des surfaces d'expositions réduites pour respecter les exigences sanitaires, elle a tout de même enregistré la participation de plus de 4 000 professionnels internationaux. « L'enjeu était de permettre aux décideurs de l'immobilier et aux acteurs publics de se retrouver et d'échanger en face à face, en attendant le Mipim 2022 qui se tiendra aux dates traditionnelles. Et également de se pencher, au travers de débats et conférences, sur les grands sujets d'avenir de l'immobilier, comme le changement climatique, l'adaptation des lieux de travail, l'innovation » soulignent les organisateurs du Mipim.

Euroméditerranée à la reconquête du quartier des Crottes

Parmi les métropoles européennes, Berlin, Hambourg, Stockholm, Helsinki, Rome, Barcelone étaient présentes pour promouvoir leur territoire et côté français, on trouvait Paris, Lyon, Aix-Marseille, Nice, Sophia-Antipolis, Grenoble, etc.

Aix-Marseille Provence a mis en avant les opportunités d'investissements sur son territoire, au travers d'une nouvelle étude menée par JLL (conseil en immobilier d'entreprise) et EY qui ont déjà décrypté l'attractivité de Paris et de Lyon. Le projet lauréat de la consultation lancée par Euroméditerranée au sein du quartier des Crottes dans Euromed II a également été présenté. « La Tulipe », porté par Captown avec l'agence d'architecture Moncecourt, les sociétés Histoire et Patrimoine et Maquis-Art prévoit de reconquérir deux friches industrielles du quartier au travers de l'installation d'un pôle culturel, d'ateliers d'artistes dans l'ancienne savonnerie, d'hôtellerie sociale et solidaire à la Tulipe (70 chambres) et d'une quarantaine de logements, du T1 au T4, dans la manufacture Moncada. Cette opération, qui promet de respecter la spécificité des lieux, devrait émerger au sein d'Euromed II à partir de 2024-2025.

Marseille : un groupement sélectionné pour revitaliser deux friches des Crottes

Niveau record de transactions à Nice

Nice Côte d'Azur, malgré la crise sanitaire, a enregistré au premier semestre 2021 un niveau record de transaction en bureaux (28 000 m²), équivalent au volume de surfaces habituellement commercialisées en une année. Une dynamique qui incite l'Etablissement public Nice Eco Vallée à pousser les feux sur les appels à projets et les cessions d'îlots.

Après l'attribution à Bouygues Immobilier des îlots 2.3, 2.4 a et 2.4 b à proximité de Joia Méridia, l'établissement public a prévu de désigner au sein du Grand Arénas un lauréat pour l'îlot 3.5 bis en fin d'année (6000 m2) et mi-2022 pour l'îlot 3.2. Un signal architectural de 20 000 m2 environ est attendu sur cet emplacement emblématique qui marque l'entrée du Grand Arénas. La programmation a été laissée ouverte. Une consultation auprès de futurs utilisateurs pour connaître leurs attentes a également été lancée pour l'îlot 2.5 b dans Nice Méridia (6600 m2 dédiés à des activités économiques) 

Sophia Antipolis attire les investisseurs

Sophia Antipolis intéresse de plus en plus les investisseurs, pour preuve la vente express du patrimoine bâti du suédois Stena dans la technopole (80 000 m²), un acteur historique de l'aménagement de Sophia qui vient de se désengager de l'immobilier. A peine acquis par le fonds d'investissement américain Fortress, il a été aussitôt revendu à la découpe à des investisseurs internationaux et à des opérateurs locaux. Seul pour l'heure reste en attente le devenir du foncier et de l'opération Val Crêtes, route des Crêtes.

Dans ce contexte favorable, où les projets neufs continuent à sortir de terre à bon rythme, la communauté d'agglomération Sophia Antipolis et le Symisa (Syndicat mixte de Sophie Antipolis) vont lancer leur projet de création du futur pôle de l'innovation dans la zone Saint Philippe sur du foncier public. Initialement prévu au travers de la création d'une Semop (Société d'économie mixte à opération unique), le projet va faire finalement l'objet d'un marché public global de performances. Des financements complémentaires issus du plan de relance ont décidé la collectivité à garder la main sur la maîtrise d'ouvrage et à recourir à cette forme de consultation. L'ambition du projet a également revu à la hausse, avec un programme représentant désormais 10 000 m2. L'appel à candidatures va être lancé.

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