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PORTRAIT Election de Corinne Pellegrin : un bâtonnat qui ne manquera pas de caractère

L'avocate gapençaise Me Corinne Pellegrin prendra ses fonctions de bâtonnier des Hautes-Alpes le 1er janvier 2022. Portrait.
Election de Corinne Pellegrin : un bâtonnat qui ne manquera pas de caractère
M.-F. Sarrazin - Corinne Pellegrin prendra officiellement ses fonctions de bâtonnier le 1er janvier 2022.

Droit et chiffreHautes-Alpes Publié le ,

A la barre, c'est une lionne. Rien que par sa présence, elle impose le respect. Son regard franc et direct en disent long sur sa personnalité. La dame en noir a du caractère. Tenace. Piquante. Déterminée. Efficace. Ceux qui la connaissent bien savent que derrière l'austérité de la robe, se cache une pince sans rire, adepte des traits d'esprit, jamais avare en anecdotes cocasses et accordéoniste à ses heures.

Ses confrères pourront compter sur elle pour défendre la profession d'avocat avec panache. Car Me Corinne Pellegrin vient d'être élue dauphin du bâtonnier des Hautes-Alpes et prendra officiellement la suite de Me Priscillia Botrel le 1er janvier 2022.

Le hasard fait bien les choses 

Devenue avocate « par le plus grand des hasards », elle est aujourd'hui co-gérante de BGLM, l'un des principaux cabinets des Alpes du Sud. L'ami qui a vu en elle tout son potentiel a vraisemblablement bien fait de la confier aux bons soins de Me Dreyfus, célèbre avocat de Grenoble chez qui elle a effectué son premier stage. « Sortie de mes études de droit à Aix, je ne savais pas vers quelle branche m'orienter : la magistrature pourquoi pas, ou alors la fonction publique. J'avais même fait une antenne de Sciences Po à Aix pour passer des concours administratifs », se souvient-elle.

Elle devait passer quelques jours chez Me Dreyfus, mais elle y restera finalement deux mois. Le ténor du barreau de Grenoble l'incite à passer le concours d'avocat en candidat libre. Ce qu'elle fait avec succès. Elève avocate à Grenoble, Corinne Pellegrin retourne en stage chez Me Dreyfus en 1999. Il s'en est même fallu de peu pour qu'elle intègre son cabinet. Là encore, le hasard a frappé. Le cabinet gapençais BGLM aura dégainé plus vite. L'exil n'aura pas duré bien longtemps. Retour aux sources. On dit d'ailleurs des Haut-Alpins qu'ils ont un élastique dans le dos, qui les ramène un jour ou l'autre sur leur terre natale...

Prévenir plutôt que guérir

Recrutée par Alain Barnéoud, elle deviendra associée en 2002 et reprendra la totalité de sa clientèle à son départ à la retraite en 2006. Elle travaillera ensuite dix ans avec Me Christophe Guy, une pratique à dominante civile, administrative, droit de l'urbanisme et droit de la famille. En 2017, Me Philippe Lecoyer choisit de lever le pied, de se mettre à mi-temps. « J'ai alors réintégré son pôle. Car Alain Barnéoud m'a recrutée, mais Philippe Lecoyer m'a formée. »

Depuis, Me Pellegrin s'est remise au droit de l'entreprise, commercial et du travail. « Le droit social me plaisait beaucoup pendant mes études », admet-elle. Elle se plonge volontiers dans les procédures collectives et croit dur comme fer à la prévention. « Il y a tant à faire pour ne pas voir une entreprise mourir ! Nous vivons malheureusement dans un microcosme où les gens ont peur de dire quand ça ne va pas. Moralité : on attend que l'hémorragie soit là et c'est alors beaucoup plus compliqué d'intervenir. » Avec Me Franck Millias, son comparse de toujours au sein du cabinet, Corinne Pellegrin est au chevet des entreprises. Comme elle s'apprête à l'être au côté de ses confrères. Une lionne, mais pas féroce. 

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