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Tour La Marseillaise : le jour de gloire de Jean Nouvel

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Tour La Marseillaise : le jour de gloire de Jean Nouvel
J. Ph. PIERRAT - Jean Nouvel présente les spécificités de la tour La Marseillaise.

A 73 ans, le starchitecte français Jean Nouvel inscrit une tour de bureaux caméléon de 135 mètres de haut dans le bleu blanc rouge du paysage phocéen. Après Sir Norman Foster (Vieux-Port et ombrière) et Zaha Hadid (tour CMA CGM), il est le 3e Prix Pritzker à redessiner ainsi le front de mer marseillais.

15 secondes pour parvenir jusqu'au bleu intense du ciel marseillais, 31 étages, 10 ascenseurs, 40 000 m2 de surface dont 35 000 pour les plateaux de bureaux, 3 000 postes de travail, 33 nuances de bleu blanc rouge, 3 850 éléments en BFUHP (béton fibré à ultra-hautes performances) nécessaires pour ciseler les brise-soleil et les allèges de ses façades, trois ans et demi de chantier, 200 millions d'euros d'investissement, neuf locataires… voici les principaux chiffres à retenir de la tour La Marseillaise officiellement inaugurée ce jeudi 25 octobre, après avoir été livrée en juillet dernier par son constructeur, Vinci Construction France, et son promoteur, le groupe Constructa de Marc Pietri.

Un tour « ancrée à Marseille »

Un nouveau joyau architectural signé de l'architecte français le plus reconnu au monde, Jean Nouvel, qui n'a pas boudé son plaisir, malgré son palmarès élogieux, de faire visiter sa dernière réalisation en date à un cortège de journalistes internationaux.

« Une esquisse plutôt qu'un bâtiment, a-t-il souligné, pour la beauté de celle-ci et son aspect inachevé, d'où l'on peut contempler la ville comme si vous étiez sur votre balcon, et surtout un véritable hymne à Marseille. Et si cette tour n'utilise pas de vocabulaire architectural high-tech ou surprenant en soi, a expliqué le maestro, ce qui fait sa spécificité et sa réalité, c'est qu'elle est ancrée à Marseille où elle a essayé de s'inventer des racines. Pour l'architecte contextualiste que je suis, c'est très important qu'elle soit ainsi différente de tous ces immeubles de grande hauteur standards qu'on parachute dans n'importe quel endroit du monde. Là, au contraire, elle est au cœur de Marseille et on peut la voir de partout, de la mer et de la ville, d'Euromed' à la Belle de Mai. Par un phénomène d'imprégnation, elle est en relation avec les principaux éléments de la cité phocéenne que l'on retrouve dans sa colométrie : avec le bleu du ciel, le blanc impur de l'horizon ou du rare nuage, le rouge des tuiles des toitures du Marseille historique. Ce n'est donc pas pour rien qu'elle a été baptisée La Marseillaise. Elle est la voisine immédiate de sa consoeur de la CMA-CGM, de 12 mètres plus haut qu'elle et avec laquelle elle compose une sorte de danse et de ballet urbain. »




J. P. Pierrat
Journaliste

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