AccueilUrbanismeSorgues : longue démolition de la résidence dégradée des Griffons

Sorgues : longue démolition de la résidence dégradée des Griffons

La Ville de Sorgues vient de réaliser une nouvelle démolition dans le lent travail de destruction de la résidence dégradée des Griffons, débutée il y a 25 ans.
La cité des Griffons de Sorgues.
E. Brugvin - La cité des Griffons de Sorgues.

UrbanismeVaucluse Publié le ,

La commune de Sorgues s’est engagée à détruire la cité des Griffons, résidence dégradée des années 60, de 334 appartements à l’époque. La commune a entamé une longue politique de rachats d’appartements pour ensuite demolir chaque bloc libéré de ses habitants. La première destruction date de 1997 avec le bâtiment S, suivi, trois ans plus tard, des bâtiments Q et R. En décembre, la Ville a procédé à la destruction d'un garage et des bâtiments L1, L2 et L3 - soit 30 logements. Le parc comptait encore 13 bâtiments totalisant 254 logements accessibles par 22 entrées.

La SEM (Société d'économie mixte) de Sorgues, qui compte environ 500 logements en propre, s’est chargée de reloger les résidents et de de gérer les appartements encore occupés. Aujourd’hui, la commune est propriétaire de 156 logements dont 148 sont vacants et murés, les autres étant loués. Restent désormais 78 appartements à acquérir dont la plupart occupés. La vente de quelques-uns d’entre eux permettrait la libération complète d’une barre et donc sa destruction. La SEM de Sorgues a conservé un immeuble de 20 logements rénovés et entièrement habités.

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Faire reconnaître l'insalubrité

« En l’espace d’une dizaine d’années, nous avons pu acquérir une quarantaine de logements et reloger 42 familles mais cela ne va, hélas, pas assez vite, déplore Thierry Lagneau, maire de Sorgues. La difficulté, c’est que nous nous heurtons bien souvent à des propriétaires qui trouvent le prix d’achat déterminé par les domaines insuffisant. » La ville s’appuie sur un prix fixé entre 15 000 € et 18 000 € auquel elle ajoute une petite incitation financière. Pour accélérer la démarche, la commune a tenté, en vain, de faire reconnaître l’insalubrité des lieux. « Je suis déterminé à aller au bout et je ne doute pas que les services de l’État, et notamment l’Agence régionale de Santé, vont nous venir en aide pour faire disparaître définitivement cette cité fantôme », affirme Thierry Lagneau qui déplore la lenteur d’une telle démarche.

La ville compte, à terme, réorganiser l’ensemble du quartier situé sur une colline qui dispose d'une vue imprenable sur les côteaux de Châteauneuf-du-Pape.

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