Avec ses 123 mètres de hauteur et ses 600 mètres de large, le barrage de Serre-Ponçon, situé sur la commune de Rousset dans les Hautes-Alpes, demeure plus d’un demi-siècle après sa création, le plus grand barrage d’Europe. Fruit d’un travail considérable de cinq ans, le barrage joue aujourd’hui pleinement son rôle. Ce dernier écrête les crues de la Durance, permet la production d’électricité via l’usine hydroélectrique éponyme, irrigue des terres agricoles, alimente les populations en eau potable et génère également du tourisme grâce à la retenue d’eau réalisée en amont.
Des stalactites et des hommes
Après une présentation de l’équipe encadrante, sous la houlette de Christine Baze, directrice de l’agence EDF « Une rivière, un territoire » Durance Méditerranée, et de Marie-Isabelle Fernandez, déléguée au développement territorial au sein de l’agence, l’équipe de l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF) emboîte le pas du chef de groupement d’usines à EDF Provence Méditerranée, Maxime Tirman. Casques visés sur la tête, les 43 adhérents de l’AITF pénètrent dans le monumental barrage. Exit le soleil printanier, bonjour les stalactites. Dans une fraîcheur humide doublée d’un bruit assourdissant de turbines, les visiteurs s’engouffrent pas à pas dans les entrailles du barrage. Dans cette zone dont l’accès est particulièrement sécurisé, où les appareils photos sont interdits, ils suivent avec attention les explications précises du responsable de site.
Une structure labyrinthique
Téléconduite par le Poste commun de commande (PCC) de Sainte-Tulle depuis la fin des années 80, la centrale hydraulique de Serre-Ponçon est en capacité de produire 380 MW. Chaque année, elle produit 700 millions de kWh, soit la consommation du département des Hautes-Alpes. Equipée de quatre turbines Francis (turbine hydraulique à réaction), elle débite 360 m3 d’eau/seconde.
Dans les dédales des coursives, des escaliers métalliques, le groupe progresse à un rythme soutenu. Au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans les méandres du mastodonte, le bruit des turbines se fait plus feutré. Le clapotis des gouttes qui perlent le long des galeries, rythme la cadence du pas des visiteurs.
Visite guidée en images
La suite de cet article est à lire dans le numéro 1136 de TPBM (parution le 29/06/2016). Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnements (à partir de 20€/an).