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président du conseil de territoire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile Serge Perottino : « L'objectif est d'aller jusqu'à Marseille avec le Val'tram »

Bouches-du-Rhône le - - Territoires

Serge Perottino : « L'objectif est d'aller jusqu'à Marseille avec le Val'tram »
Robert Poulain - Maire de Cadolive depuis 2008, Serge Perottino est depuis cet été le nouveau président du conseil de territoire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile.

Début juillet, Serge Perottino a succédé à Sylvia Barthélémy à la présidence du conseil de territoire du Pays d'Aubagne et de l'Etoile (12 communes). Maire (DVD) de Cadolive depuis 2008, il évoque la place qu'il souhaite donner à ce territoire situé à la frange orientale de l'aire métropolitaine d'Aix-Marseille.

TPBM : Avec la majorité des maires du territoire, vous avez été un farouche adversaire de l'intégration métropolitaine. Votre position a-t-elle évolué ?
Serge Perottino :
Je prône une nouvelle gouvernance basée sur le respect, la compétence et la complémentarité. A cette aune, je soutiens Martine Vassal [présidente de la Métropole Aix-Marseille Provence, NDLR] dans sa volonté d'opérer un transfert des compétences de proximité aux territoires. Je suis évidemment favorable à la mise en œuvre de grands projets en matière de transport, de déchets et d'environnement. Mais on est allé trop loin, trop vite. On a mis en place une usine à gaz administrative.

Pour réparer une fuite sur un tuyau d'eau pluviale dans la rue d'un village, il faut désormais obtenir le feu vert d'une demi-douzaine de services avant de pouvoir mandater une entreprise. Autrefois, l'agglo ou les communes pouvaient régler ce type de problèmes en quelques heures. Cet éloignement du centre de décision ne répond à aucune logique d'efficacité. Les gens viennent voir le maire pour avoir une solution, ils ne vont pas jusqu'au siège de la Métropole à Marseille… Comme la plupart des maires, j'étais et je reste partisan d'une métropole de projets au service de quelques grandes compétences stratégiques. Mais des compétences qui soient ancrées dans les enjeux du quotidien. Il ne sert à rien d'avoir un TGV si vous sacrifiez la desserte locale. C'est pour cette raison qu'avec une majorité de mes homologues, je suis favorable à une révision des lois Maptam [Modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, NDLR] et NOTRe [Nouvelle organisation territoriale de la République, NDLR]. Il s'agit tout simplement d'offrir à nouveau des services de qualité à nos concitoyens.

En matière de transport du quotidien, le Pays d'Aubagne et de l'Etoile a un grand projet : le Val'tram. Le dossier avait été mis entre parenthèses pour des raisons budgétaires. Où en est-on aujourd'hui ?
L'aire métropolitaine est une zone sinistrée en matière d'offre de transport collectif. Nous avons quarante ans de retard. Que l'aéroport Marseille-Provence ne soit toujours pas accessible directement par le train est une aberration ! Il faut que l'Etat nous octroie les 7 milliards d'euros promis par les gouvernements Ayrault et Valls lors de la mise en orbite du projet institutionnel. Je sais qu'Henri Pons, maire d'Eyguières et nouveau vice-président en charge du dossier des transports métropolitains qui gère la même délégation au Département, saura porter notre voix.

Sur le Val'tram, nous avons relancé les études du projet selon une maquette financière revue à la baisse. Mais il faut replacer ce projet dans un contexte métropolitain : l'objectif à terme n'est pas de s'arrêter à Aubagne mais d'aller jusqu'à Marseille sans rupture de charge. Par le passé, l'agglo a emprunté 100 millions d'euros pour se doter d'un tramway qui dessert uniquement le centre d'Aubagne. Le Val'tram a pour ambition de relier les communes du nord du territoire à la ville centre. C'est une première étape avant un prolongement de la desserte en site propre jusqu'à Marseille. Le projet a souffert d'avoir été lancé sans que son plan de financement soit bouclé. La Région et le Département avaient accepté de participer au tour de table. Nous avions également obtenu une aide de l'Etat… qui n'était pas suffisante [en 2014, l'Etat avait accepté d'allouer une subvention de 18,3 millions d'euros au projet, NDLR]. Si demain l'infrastructure se prolonge jusqu'à Marseille, elle prendra une véritable dimension métropolitaine. Du coup, cela modifiera la grille de lecture de son devis.

Le pays d'Aubagne se distingue des autres territoires avec la gratuité des transports collectifs. Comptez-vous maintenir cette mesure ?
Il est hors de question de remettre en cause cette mesure. En cette période de crise sanitaire qui met à mal notre économie et le pouvoir d'achat des ménages, ce serait un contresens absolu ! Grâce à la gratuité, la fréquentation des bus du territoire a été multipliée quasiment par trois, de 2 800 à 8 000 voyages/jour. Nous comptons même étendre le dispositif pour les collégiens et les lycéens scolarisés en dehors du territoire. Nous prendrons en charge leur abonnement au réseau de transport.

L'interview complète de Serge Perottino est à lire dans le n°1362 de TPBM, paru le 28 octobre. Cliquez ici pour plus d'informations sur nos offres d'abonnement, à partir de 20 €/an.




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