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action coeur de ville Richard Curnier : « L'argent est là. Il nous faut désormais des projets »

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Richard Curnier : « L'argent est là. Il nous faut désormais des projets »
E. Griffe - Richard Curnier, directeur régional de la Caisse des dépôts.

Renforcer l'attractivité des centres des villes moyennes : tel est l'objectif du plan national « Action cœur de ville », lancé fin mars. Parmi les 222 villes qui y sont inscrites, treize figurent en Provence-Alpes-Côte d'Azur. En première ligne sur ce dossier, le directeur régional de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), Richard Curnier, nous en explique la stratégie.

TPBM : Maintenant que treize villes de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ont été inscrites au plan national « Action cœur de ville », quelles sont les prochaines étapes ?
Richard Curnier :
​L'argent est là. Il nous faut désormais des projets pour affecter ces crédits. Nous devons lancer les études rapidement afin de pouvoir engager les chantiers très vite. Les villes dont le projet est abouti pourront contractualiser dès cette année. Celles dont le projet est en cours d'élaboration établiront un protocole de préfiguration en 2018. Celles qui n'ont pas encore élaboré de projet de territoire se verront proposer des crédits d'étude et le cofinancement par l'Agence nationale de l'habitat (Anah) d'une direction de projet pour construire leur plan d'action en vue d'une contractualisation à l'horizon 2019-2020.

(Infographie : Karen Latour)

Quels instruments mettre en place pour revitaliser les centre-villes ?
Il faut se référer aux propositions émises par André Marcon* dans le rapport qu'il a remis à Jacques Mézard [ministre de la Cohésion des territoires, à l'initiative de ce plan, NDLR] mi-mars. On peut par exemple déployer les managers de centres-villes avec un champ d'intervention large : foncier, habitat, mobilité, culture… Il est également possible de promouvoir l'outil SCIC (Société coopérative d'intérêt collectif) ou les micro-foncières regroupant des associés publics et privés pour l'achat et la reprise de commerces en pied d'immeuble. Sur le même registre, on peut également créer un cadre juridique de bail éphémère afin de tester de nouveaux concepts commerciaux. Ce statut serait assorti d'une exonération de taxe foncière. L'autre piste est de travailler sur le sujet des « boutiques à l'essai » déployé par le réseau Initiative France avec le soutien de la Caisse des dépôts et des consignations. Un appel à projets sera lancé pour inciter les créateurs à se positionner. Le principe est de prêter les fonds nécessaires au créateur pour lui permettre de tester durant six mois à un an la viabilité de son activité commerciale.

* Président honoraire de CCI France et maire de Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire).

Retrouvez notre dossier spécial Action cœur de ville dans le n°1231 de TPBM, avec un zoom sur les projets que souhaitent mener les treize communes régionales ciblées. Cliquez ici pour plus de renseignements sur nos offres d'abonnement (à partir de 20€/an).



William Allaire
Journaliste

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