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accident de travail Rénovations, le coût réel des manques de sécurité à long terme

Les accidents de travail sont une réalité dans certains environnements. Il est donc impératif de préparer votre personnel à de telles situations pour en limiter la survenue ou réduire leur impact.
Rénovations, le coût réel des manques de sécurité à long terme

BTPCommuniqué - Publié le , RS Online

Les experts s’étant penchés sur la question, il ressort de cela que le coût des manques de sécurité est énorme. Une meilleure gestion des problématiques sécuritaires sur le lieu de travail apparaît comme étant une condition sine qua non pour réduire leur impact, sur le long terme.

Les accidents impliquant un arrêt de travail

Le surmenage, les chutes de hauteur, les trébuchements, les heurts par des objets, les glissades et les chutes de plain-pied sont les principales causes des accidents avec arrêt d’activité ou lésions invalidantes. Très souvent, entorses et foulures sont les traumatismes qui résultent de ces accidents. Ces traumatismes se traduisent généralement par des douleurs persistantes et une gêne chronique.

L’activité la plus incriminée comme étant à l’origine de nombreux accidents est la manutention manuelle. Mais les secteurs de la construction et du BTP ne sont pas en reste. Les travaux d’installation tels la construction des murs en pierres, l’installation des gaines de ventilation ou la pose des canalisations peuvent provoquer de graves accidents. Les descentes, les montées ou les marches sur un chantier, tous ces déplacements causent fréquemment des lésions. Les parties du corps soumises aux sollicitations en tout genre en période d’activité sont les plus concernées.

Le désordre, le manque d’organisation et un mauvais rangement entraînent des glissades, les trébuchements et des chutes qui sont en partie responsables de nombreux accidents dont certains peuvent conduire à un arrêt d’activité. Pour faire simple, c’est précisément les débris d’objets éparpillés çà et là sur le lieu de travail qui provoquent les accidents.

Quel est le coût réel des accidents de travail ou des maladies professionnelles ?

Selon une étude réalisée par Meridian Research, le secteur du bâtiment et des travaux publics est celui qui enregistre le plus grand nombre d’accidents de travail dans la plupart des pays industrialisés. Ce n’est donc pas une surprise si le coût lié aux accidents de travail ou aux maladies professionnelles y est très élevé. Le rapport mentionne qu’aux États-Unis, ce coût oscille entre 10 et 40 milliards de dollars en une année. Rapporté à l’échelle de 20 milliards, l’on se rend compte que chaque salarié coûte en moyenne 3 500 dollars par an à son employeur.

Une analyse comparative a permis aux enquêteurs d’estimer le montant des primes versées annuellement aux employés, en guise de réparations des accidents de travail. Au pays de l’oncle Sam, ce chiffre représente 28,6 % de la masse salariale et ne concerne que les maçons, les charpentiers et les spécialistes en montage des charpentes métalliques. Selon les experts, la variation de ce montant est fonction du métier exercé et du pays où se l’entreprise exerce son activité.

Si les coûts des manques de sécurité sont particulièrement élevés aux USA, ce n’est pas la même chose dans les autres pays industrialisés où ils représentent entre 3 et 6 % de la masse salariale. Si l’on ajoute à cela d’autres variables comme la prime d’assurance ou les coûts indirects (chute du rendement, remise en état du site, heures supplémentaires, etc.), est loin d’être sorti de l’auberge car l’ardoise s'allonge.

L’urgence de maximiser la sécurité sur les chantiers de BTP

Il existe de nombreux points communs entre les programmes de sécurité qui se distinguent par leur efficacité. Premièrement, leur diffusion se fait à tous les niveaux de l’entreprise. Le circuit de l’information est descendant. Les consignes sécuritaires partent du bureau du chef d’entreprise et empruntent différents canaux qui les mèneront jusqu’aux travailleurs. À chaque fois, les responsables apposent leur avis : chef de chantier, ingénieurs, agents de maîtrise et enfin, les représentants des syndicats.

En plus de leur application qui revêt un caractère obligatoire, ces normes et directives sont régulièrement évaluées par les responsables QHSE (Qualité, hygiène et sécurité, environnement). Le calcul du coût des accidents de travail et des maladies professionnelles se fait de façon régulière, tout comme le mesurage de leur performance. Les travailleurs méritants sont récompensés et ceux qui ne donnent pas satisfaction sont sanctionnés.

La sécurité est un élément incontournable dans chaque contrat signé par l’entreprise. Quel que soit son statut dans l’entreprise, le salarié est astreint à l’obligation de suivre une formation générale et spécifique en rapport avec les questions de sécurité. Des séminaires de recyclage peuvent aussi intervenir, en guise de renforcement des capacités. Les travailleurs expérimentés sont chargés de former les moins expérimentés qui sont généralement de nouvelles recrues.

La réduction du nombre d’accidents est tributaire de l’application des mesures de sécurité dans certains chantiers. Le port des équipements de protection individuelle fait partie de ce train de mesures. Les masques de protection respiratoire, les gants de protection, les lunettes de protection, les chaussures et combinaisons de protection sans oublier les masques de soudure sont quelques-uns de ces équipements.

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