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[Rendez-vous] KMB Architecture dans le grand bain

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[Rendez-vous] KMB Architecture dans le grand bain
KMB Marret & Fernandez - Pascal Marret et Marc Fernandez Ricard heureux de voler de leurs propres ailes.

Les architectes marseillais Pascal Marret et Marc Fernandez Ricard font le grand écart entre réalisations hospitalières d'ampleur et plus petites interventions particulières.

Le client qui claque la bise à son architecte, ce n’est pas forcément courant, mais c’est assurément le signe que ce dernier passe entre eux. Sollicités pour terminer dans des délais très courts (trois mois avant l’été) un chantier amorcé par un confrère et qui s’essoufflait, Pascal Marret et Marc Fernandez Ricard n’ont pas tardé à nouer une véritable relation de confiance avec leur commanditaire.

Interventions salvatrices

« A cette échelle plus artisanale, c’est essentiel », confient les maîtres d’œuvre. En l’occurrence, il s’agissait, expliquent-ils, d’achever l’extension contemporaine d’une villa par la création d’une piscine, d’un sauna, d’une petite salle de sport et d’une cuisine d’été. Un programme de 160.000 euros que certains auraient peut-être négligé, pas les deux associés de KMB Architecture ! « C’est assez rare qu’on fasse appel à un architecte pour ça », souligne Pascal Marret. A tort, parce qu’au lieu d’une piscine standard, la villa a hérité d’un « objet esthétique qui dialogue avec le jardin et le potager » et qui s’étend en outre au mieux sur le terrain.

« L’emprise au sol a été calée au centimètre près en fonction des servitudes. L’objectif était d’insérer le plus long bassin de nage possible dans cet espace réduit. »

En l’occurrence : 17 m. De quoi faire quelques brasses… « C’est une véritable cinquième façade, un miroir où se reflète le paysage », ajoutent les concepteurs. Donc de prime abord un petit chantier, certes, mais qui réclame néanmoins un suivi régulier, « quasi quotidien », précisent les architectes, pour au final une intervention comme ils les apprécient « à coût maîtrisé, avec des détails aboutis et dans des délais respectés », conforme à leurs règles de l’art.

Un objet esthétique conçu et calé au cm près (Crédit : KMB Marret & Fernandez)

Ils ont de la sorte à leur actif plusieurs belles villas d’habitation. Un exercice qui leur plaît, reconnaissent-ils. Tous deux ont en effet le parcours somme toute classique du jeune architecte. Celui-ci commence par des collaborations dans des agences renommées - par exemple Vezzoni et associés (Marseille) pour l’un, et Architecture Studio (Paris) pour l’autre, et pour ne citer que celles-ci - et se poursuit ensuite par pas mal de sous-traitance pour le compte d’autres maîtres d’œuvre plus expérimentés. D’où la création, autre « suite logique », de leur propre structure, il y a 7 ans, après que les deux associés se soient rencontrés lors d’une collaboration commune.

Aux petits soins pour le secteur hospitalier 

Cette attention particulière portée à la maison individuelle haut de gamme et cet attrait pour l’exercice du métier « à la Bruce Goff » (un architecte américain célèbre pour ses villas souvent flamboyantes et les relations étroites qu’il entretenait avec leurs propriétaires et commanditaires) n’empêchent pas cependant le duo de se frotter à des programmes beaucoup plus étendus et différents comme les rénovations hospitalières. Notamment il y a trois ans, celle du centre hospitalier d’Aubagne : 1.500 m2 de complète restructuration (pour 2,5 ME) du cœur névralgique de l’établissement (blocs opératoires et services de réanimation). 

Le domaine hospitalier (ici l’hôpital Edmond Garcin d’Aubagne qu’ils ont rénové), autre terrain d’intervention privilégié. (Crédit : KMB Marret & Fernandez)

« Des réalisations très techniques, longues et complexes, en milieu occupé, où nous avons injecté au contraire un maximum d’intentions architecturales et dont nous avons utilisé les contraintes pour structurer l’espace : en proposant des plateaux ouverts et transparents, en évitant la sensation de couloir ou encore en favorisant dans les chambres l’ensoleillement et le contact avec l’extérieur par la création de vues sur le Garlaban. (…) De même, les banques et comptoirs de surveillance ont été conçus comme des objets structurants et occupent une position centrale », détaille Marc Fernandez Ricard qui, lorsqu’il a fourbi ses premières armes chez Architecture Studio, était justement chargé du chantier du pôle psychiatrique de l’hôpital Sainte-Marguerite, première sérieuse incursion dans ce secteur un peu à part de la construction hospitalière. Un domaine où le vaisseau technologique ultra-moderne du centre hospitalier Edmond Garcin d’Aubagne fait aujourd’hui référence.




J. P. Pierrat
Journaliste

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