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[Rendez-vous] Il n'y a pas que le Vélodrome dans la vie d'architecte de Didier Rogeon

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[Rendez-vous] Il n'y a pas que le Vélodrome dans la vie d'architecte de Didier Rogeon
J.P. Pierrat - Avec sa nouvelle agence, Didier Rogeon a pris de la hauteur (derrière lui la tache blanche du toit donut du Vélodrome...)

Architecte discret, Didier Rogeon a hissé son agence dans le top 5 des cabinets d'architecture de la région. A Marseille, celui qui a cosigné la bibliothèque de l'Alcazar, s'affaire depuis plusieurs années à l'impressionnant chantier de reconfiguration du stade Vélodrome et de ses abords.

Sollicité à propos du gigantesque chantier dont l’architecture lui a été confiée - 20 hectares au total, 100.000 m2 de bâti, plus d’une dizaine de bâtiments (des immeubles de logements et de bureaux, des résidences étudiantes, une clinique, un centre commercial haut de gamme…) -, tout un quartier sorti de terre à vitesse record autour du stade Vélodrome reformaté en vue de l’Euro 2016, Didier Rogeon prend le temps d’évoquer un tout autre projet conduit parallèlement et à moindre échelle.

De restructuration heureuse…

A savoir, celui qui lui a permis de transformer une ancienne école primaire de garçons des années trente. De style art déco, ce qui fut ensuite longtemps un bâtiment municipal est devenu en effet, depuis un an, le superbe nouvel écrin de son agence d’architecture situé au pied de l’ex-Hôtel Dieu (désormais hôtel Intercontinental) et du Panier, derrière l’Hôtel de Ville, au début de la volée d’escalier de la Montée Saint-Esprit.

« J’y ai mis beaucoup de cœur et de passion, raconte l’architecte. Je suis littéralement tombé en adoration pour ce lieu magnifique. Durant les travaux, j’y consacrais quatre à cinq heures par jour tandis que le chantier du Vélodrome battait lui aussi son plein. »

Pour restituer en détail l’aspect originel de l’édifice, le maître d’œuvre a notamment mené un véritable travail d’archéologue. Au-delà de la vitrine, le chef d’entreprise qu’il est également, y a gagné, souligne-t-il, des conditions de travail confortables (l’endroit dispose notamment d’une cafétéria, d’une salle de sports, d’un solarium et d’espaces de travail adaptés et lumineux) pour la vingtaine de salariés qu’il emploie. Un contexte selon lui tout aussi favorable à la vie de l’entreprise. « Un confort social optimal qui passe également par du salarial », précise celui qui, à 54 ans, dirige la 4e agence d’architecture de Paca pour son chiffre d’affaires.

… en chantier en voie de finition

Et si lui dit ne pas viser et s’intéresser à ce podium, hormis pour l’activité que cela procure à son agence, cela jauge néanmoins le volume de la production maison dont le chantier du Vélodrome (*) représente bien entendu une part conséquente.

« Excepté le centre commercial (28.000 m2) dont l’édification commence, l’essentiel du programme est déjà bien avancé et en cours d’achèvement. Des logements ont déjà été livrés, ainsi qu’une résidence étudiante. Les immeubles de bureaux (12.600 m2), le complexe hôtelier et la clinique sont également en bonne voie, indique l’architecte. Chaque bâtiment est un prototype qu’il a fallu exécuter dans des délais très serrés. Les choix ont été également urbanistiques, avec des surfaces allouées modestes et coincées entre l’Huveaune et le stade. »

Enfin, pour éviter le risque d’un quartier trop uniforme car conçu par un seul, ce dernier a pris soin, explique-t-il encore, de désigner parmi ses collaborateurs un chef de projet pour chacun des bâtiments en leur accordant une relative liberté pour opérer sous sa supervision et apporter leur touche et culture personnelles.  

(@J.P. Pierrat) Le nouvel ensemble vu du boulevard Michelet : à g. le complexe hôtelier, au centre la future clinique, à dr., les immeubles de logements et les résidences étudiantes et à l’arrière-plan, les bureaux.

Avant de rappeler que dans le cadre d’un PPP (Partenariat public-privé) où la maîtrise d’œuvre revient à un groupement, « l’architecture reste le fruit du compromis, sans pour autant verser dans la compromission ». Mettant en avant les excellentes relations entretenues avec le constructeur, mais s’attendant aussi à des critiques, Didier Rogeon assume. « Nous avons fait du mieux possible », assure-t-il. Les bientôt habitants, occupants et passants de ce gros morceau de ville flambant neuf jugeront par eux-mêmes.

* Pour la restructuration proprement dite du stade, Didier Rogeon était associé à l’agence SCAU (Paris) et avec le cabinet Benoy (Londres) pour le centre commercial Prado.




J. P. Pierrat
Journaliste

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