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[Rendez-vous d'archi] Mathieu Chérel, grand soliste

le - - Architecture

[Rendez-vous d'archi] Mathieu Chérel, grand soliste
J. P. Pierrat - Mathieu Chérel signe une réalisation atypique.

L'auteur du premier « village commercial » de l'Hexagone tout en conteneurs, le MIF 68, cultive discrétion et savoir-faire. Rencontre avec un architecte peu habitué à la renommée.

Il s'en excuserait presque : « on n'a jamais parlé de mon travail et c'est la première fois qu'on me prend en photo », avoue d'emblée, avec humilité, l'architecte marseillais Mathieu Chérel. « Tout seul, on est moins fort que les grands architectes, on n'a pas les mêmes moyens qu'une grosse agence », reconnaît-il spontanément.

Pourtant, à 48 ans, et alors qu'il vient de se faire plaisir en tant que motard à ses heures en se payant « [sa] première Harley », il peut être fier de signer un projet « important » comme ceux de ses confrères et consœurs plus reconnus. C'est lui qui a réalisé en effet le tout nouveau centre pour grossistes Marseille International Fashion Center 68 (MIF 68), qui abrite pas moins de 90 commerces spécialisés, entre autres, dans le textile venu de Chine. Dix-sept mille mètres carrés de magasins aménagés à partir uniquement de conteneurs maritimes, juste en contrebas du centre commercial Grand Littoral dans les quartiers nord de Marseille ! Une prouesse technique et architecturale que ses initiateurs présentent volontiers comme unique au monde.

Un travail d'équipe

« Cet exercice du métier en solo, c'est un choix », poursuit celui qui a aussi une expérience de salarié à ses débuts dans de grandes agences marseillaises et qu'il ne regrette pas. Mais son envie de prouver sa « capacité à inventer et à être capable de défendre ses idées » a été la plus forte, d'où cette pratique en solo du métier depuis dix-sept ans. Aussi, pour compenser ce qui pourrait être perçu comme un handicap pour un ouvrage de cette ampleur comme cette plate-forme, a-t-il d'autant plus accepté de collaborer sur cette opération avec un spécialiste et maître d'œuvre d'exécution. « Avec également les promoteurs, mais aussi les entreprises qui sont intervenues, c'est le résultat d'un vrai boulot d'équipe ! », souligne celui qui a orchestré tout cela.

Non s'en s'être donné beaucoup de mal. « J'ai produit des tas d'esquisses pour vérifier si nos choix étaient judicieux, tant d'un point de vue technique qu'esthétique afin que ça ne soit surtout pas perçu comme un entrepôt de dépôt de conteneurs », raconte Mathieu Chérel. Le danger pour un soliste comme lui, explique-t-il encore, c'est de ne pas pouvoir toujours se retourner vers d'autres avis professionnels pour valider ses partis. « Habituellement, ajoute-t-il en souriant, je demande ce qu'elle en pense à ma femme artiste peintre avec qui je partage notre atelier, et vice-versa. » Enfin, comme la solitude montre aussi d'autres limites, ce dernier ne s'interdit pas quand l'occasion se présente de s'associer ponctuellement avec d'autres architectes qu'il apprécie, petits ou grands.

Retrouvez notre article sur le MIF 68 dans le numéro 1222 de TPBM. Cliquez ici pour vous abonner.

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J. P. Pierrat
Journaliste

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