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Rendez-vous d'archi : Harald Sylvander, comme un archi dans l'eau

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Rendez-vous d'archi : Harald Sylvander, comme un archi dans l'eau
J. Ph. PIERRAT - C'est à Harald Sylvander que l'on doit la fameuse Casa Delauze.

A 77 ans, l'architecte marseillais Harald Sylvander, qui, il y a quarante ans, a conçu la fameuse maison lacustre, à l'entrée du Vieux-Port, de feu le patron de la Comex, Henri-Germain Delauze, s'apprête à agrandir pour la 3e fois l'aquarium marin du Grau-du-Roi.

L'auteur du bassin à requins numéro un en France, celui du Seaquarim du Grau-du-Roi, dans l'Hérault, s'apprête, à 77 ans, à construire cette fois-ci la future antre aquatique des poissons pélagiques de Méditerranée dont il vient de remporter le concours de maîtrise d'œuvre pour sa réalisation. Architecte marseillais aux origines suédoises, Harald Sylvander s'est en effet spécialisé, entre autres, dans ce genre d'ouvrages aquatiques. Non pas qu'il y soit particulièrement sensible, mais tout simplement parce qu'il y a quarante ans, il a imaginé et cosigné l'unique maison lacustre de Marseille, la fameuse Casa Delauze du patron disparu de la Comex et véritable aquanaute, lui, Henri-Germain Delauze.


Lire aussi : En immersion profonde à la Casa Delauze


Nichée à l'entrée du Vieux-Port, dans l'anse de la Réserve, sous le fort Ganteaume et au pied du Pharo, cette villa des plus atypiques demeure parfois encore inconnue des Marseillais. D'inspiration asiatique et tout en iroko*, bois exotique dont on fait les quais et les appontements, elle a été construite sur…pilotis et pour un tiers sur le domaine public maritime ! « Au départ, il était plutôt question de ce qu'on appelait pudiquement, un club de la Comex, plus un siège prestigieux pour sa holding et des réceptions importantes, de chefs d'Etat, etc., mais très rapidement, dès nos premiers rendez-vous pour établir le projet, à partir de 1978, il s'est agi bel et bien de concevoir sa future maison et très vite également, s'est imposée l'idée de construire en partie sur la mer, les pieds dans l'eau, d'autant plus qu'il fallait aussi un quai pour ses bateaux », raconte aujourd'hui son auteur qui n'a même pas conservé de photos, confidentialité contractuelle oblige, de ce qui a été en quelque sorte sa première œuvre.

« Collaborant à l'époque, explique en effet l'architecte, au sein de l'atelier Delta (Averous, Bonnel Dallest,Tarrazi) qui s'était vu confier le projet par son propriétaire, j'en ai moi-même hérité parce qu'on m'y donnait souvent à faire les choses un peu particulières ou complexes, mais aussi parce que j'avais déjà effectué auparavant une étude pour l'ancien petit chantier de réparation navale sur le terrain duquel, celui-ci acquis, elle a été construite. Ce fut en quelque sorte ma "dote", rigole-t-il encore, puisque c'est grâce à ce premier chantier que je me suis alors, au début des années 80, installé à mon compte. »

« Un chantier magnifique »

« Son organisation en plusieurs pavillons en bois sur pilotis est clairement d'inspiration asiatique, explique encore l'architecte et comme je ne voulais absolument pas de tuiles rondes, la toiture en cuivre à joints debout s'est elle aussi très vite imposée. Une première dans la cité phocéenne, mais qui rappelait l'ancien chantier naval et qui permettait ainsi, avec ces toitures à deux pans à faible pente, de ne pas monter très haut et de mieux insérer l'ensemble dans son environnement ». D'un gris vert assez doux et accentuant l'horizontalité du dispositif, les toitures ménagent aussi de larges débords pour la protection solaire et climatique à la manière également de l'architecture traditionnelle japonaise.

« La meilleure preuve que le résultat ne choque pas, c'est que des quantités de Marseillais ne l'ont même jamais vu ! », conclut fort judicieusement le maître d'œuvre qui tient aussi à rappeler le travail important effectué par le charpentier, ainsi que l'apport du décorateur dans cette réalisation à tout point hors normes.

* Celui-ci a été acheté en billes dans les ports de Saint-Louis-du-Rhône et Sète, scié dans les Cévennes et enfin, travaillé et assemblé sur place.




J. P. Pierrat
Journaliste

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