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Région Paca : le logement grand perdant du recentrage budgétaire

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Région Paca : le logement grand perdant du recentrage budgétaire
F. Pennant. - Si le budget a été voté le 15 décembre et présenté à la presse le 14 par le président

La région « Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur » a voté son budget primitif 2018. « Verdi » et recentré sur les compétences obligatoires de la collectivité, celui-ci se monte 2,47 milliards d'euros, en hausse de 4,6%. L'habitat est le grand perdant de cette redistribution. Détails.

Un budget en hausse de 4,6% - à 2,474 milliards d'euros - recentré sur les compétences obligatoires de la région et à forte connotation environnementale : telles sont les grandes lignes du budget primitif 2018 de la région Sud-Provence-Alpes-Côte d'Azur voté par les élus ce 15 décembre. Une stratégie déclinée sous un mot d'ordre « Une COP d'avance » par Renaud Muselier. Le président de la collectivité reste fidèle au sillon écolo creusé depuis qu'il a en pris les rênes au début 2017 : « faire de la région la championne de la croissance verte », « le moteur des accords sur le climat ». Ce recentrage au doux parfum de développement durable laisse toutefois au bord du chemin quelques thématiques fortes qui étaient jusqu'à présent dans le champ de radar opérationnel de l'institution : l'habitat et la politique sociale.

Le logement grand sacrifié

L'enveloppe allouée au logement subit une coupe sombre, passant de 29,5 à 16 millions d'euros. « L'habitat relève désormais des EPCI (Métropoles et Intercommunalités) depuis la loi NOTRe. La réhabilitation du parc public de logements, la production de logements sociaux, les acquisitions foncières des bailleurs et des collectivités ne feront donc plus l'objet de subventions directes aux bailleurs », indique Renaud Muselier. Assez étonnamment, l'enveloppe du programme d'aide à la rénovation énergétique des logements fond, voyant son montant réduit de 4 à 2,8 millions d'euros. Pour le reste, les bailleurs sociaux et les propriétaires privés devront aller frapper à la porte des epci et des communes au titre des « contrats régionaux d'équilibre territorial », les « CRET », acronyme du nouveau dispositif d'aide aux communes mis en place par la région.

Même cure de minceur pour le budget dévolu aux projets de renouvellement urbain : si la région continuera à honorer les engagements du programme de l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU), l'enveloppe globale sera ramenée de 9 à 7 millions d'euros.

Même punition pour la politique sociale : « Cette compétence est une compétence des départements. C'est donc à eux de financer le fonctionnement des centres sociaux et des chantiers d'insertion », lance Renaud Muselier. Exit donc les crédits affectés aux contrats de ville « qui ne sont que lourdeur administrative » sic.

191 M€ pour l'éco-mobilité

Le recentrage sur les prérogatives régaliennes va bénéficier aux transports. En 2018, la région consacrera 191 millions d'euros à l'éco-mobilité et au développement des transports en commun : 17,2 millions d'euros pour les pôles d'échanges, 42,6 millions pour les transports urbains, 65 millions pour le matériel roulant des TER, 62 millions d'euros pour les infrastructures ferroviaires et 10 millions d'euros pour le maritime et le transport combiné. Les routes, pourtant franchement écovertueuses, ne seront pas oubliées cependant avec 41,8 millions d'autorisations de programme inscrites au BP 2018. Un chiffre qui tranche avec les 2 petits millions qui seront octroyés à l'aménagement de pistes cyclables en zones urbaines.

130 M€ pour les lycées

En 2018 la région va investir 130 millions d'euros dans les lycées. Une enveloppe qui agrège la construction de deux nouveaux établissements à Châteaurenard (28 M€) et Allauch (13,5 M€), les travaux de sécurisation (8 M€) et de rénovation de 33 lycées notamment les lycées Charles de Gaulle à Apt (3,7 M€), Paul Langevin à Martigues (4,3 M€), Joliot Curie à Aubagne (2,8 M€), Raynouard à Brignoles (2,7 M€),..

La collectivité compte également consacrer 500 000 euros aux études visant la création d'une Cité scolaire internationale à Marseille.

Enfin, au titre du plan climat qui vise à réduire la consommation d'énergie de 20% dans les lycées d'ici 2020, la région compte équiper 30% des établissements de toitures photovoltaïques.

Retrouvez l'intégralité de cet article, notamment le point sur les autorisations de programme, dans TPBM en date du 27 décembre.




William Allaire
Journaliste

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