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Refuge du Laverq : une reconstruction au sommet

Alpes-de-Haute-Provence le - - Architecture

Refuge du Laverq : une reconstruction au sommet
Paul Wagner - La construction est entièrement en bois sur un soubassement maçonné.

Plus spacieux, plus confortable et plus fonctionnel, le refuge du Laverq nouvelle génération sera livré mi-novembre.

La livraison était attendue par les amateurs de grands espaces. Elle devrait être effective à partir de la mi-novembre pour une mise en service dès que la situation sanitaire le permettra. L'ancien refuge du Laverq vient d'être remplacé par un spacieux gîte d'étape, d'une surface utile de 438 m2. Ce nouvel outil de valorisation du vallon du Laverq comptera 33 lits, soit un doublement de la capacité d'accueil. Ce nouveau seuil correspond à l'affluence touristique de ce site exceptionnel mais représente aussi celui optimal de rentabilité. Ce chantier de quinze mois, sous maîtrise d'ouvrage de la commune Méolans-Revel, a nécessité un investissement de 911 000 € HT (voir encadré).

Outre un lieu de repos et un camp de base pour randonneurs, les acteurs de l'opération ont voulu un gîte d'étape accueillant et fonctionnel. Un hall/vestiaire a été construit à l'entrée, desservant indépendamment les salles communes et l'hébergement. Une vaste salle commune équipée d'une salle à manger de 40 places et d'un salon ont été aménagés et prolongés par une terrasse extérieure. Une chambre PMR (personnes à mobilité réduite) accessible de l'intérieur comme de l'extérieur a été créée au rez-de-chaussée. L'étage consacré à l'hébergement, de plain-pied côté nord, ne comportera pas de dortoirs mais des chambres découpées en unités de deux à trois lits et séparées par des cloisons en mélèze. Elles pourront être portées à une capacité de cinq à sept lits avec une majorité de lits au sol et quelques lits en hauteur (mais non superposés) pour les jours de forte affluence.

Une construction en ossature bois

Le gîte s'implante sur un terrain communal à l'entrée du vallon. Il s'adosse à un talus, à la rupture de pente du terrain. « Une implantation traditionnelle en montagne, qui préserve la prairie en aval », souligne Paul Wagner, architecte du projet. Le site étant vierge de toute construction, il a voulu que sa forme architecturale « s'intègre dans le paysage » et « ménage les perspectives existantes ».

Malgré une mécanique bien huilée, l'architecte aura néanmoins dû pallier deux inconvénients majeurs liés à la construction en ossature bois : « L'absence d'inertie thermique, nécessaire, même à 1600 m, et l'isolation acoustique insuffisante. » Ces deux problèmes ont finalement été réglés avec une solution commune explique l'architecte : « Nous avons choisi de couler des dalles en béton fini ciré sur les planchers bois. ».

« La construction est entièrement en bois sur un soubassement maçonné, conçu pour parer aux éventuels débordements du torrent voisin. Le bois, à l'exception des poutres en lamellé-collé de mélèze, est entièrement local, issu des forêts des Hautes-Alpes. C'est plus que le label “Bois des Alpes”. Trois essences ont été employées : le mélèze, l'épicéa, qui est le bois dominant des forêts de Méolans, et le pin cembro, en bardage intérieur, peu connu et peu valorisé, en dehors du Queyras. »

En ce qui concerne l'isolation, les vitrages sont triples sur les façades Nord et Est et doubles au Sud et à l'Ouest, afin de valoriser les apports solaires.

Sur ce projet, dont le montant atteint 911 000 € HT, la maîtrise d'ouvrage est communale mais l'effort financier est partagé. La commune de Méolans-Revel a notamment été soutenue par l'Etat à hauteur de 210 000 € via la dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR) au titre de l'année 2018 et de 50 000 € via le Fonds national d'aménagement et de développement du territoire (FNADT). La Région est elle aussi venue en soutien via le CRET (Contrat régional d'équilibre territorial) en attribuant une subvention de 210 000 € et le conseil départemental a participé à hauteur de 90 000 €. D'autre part, 30 000 € ont été obtenus auprès de la SAFHERB, société concessionnaire de la micro centrale électrique de La Blanche du Laverq. Au total, la part d'autofinancement de la commune s'élève à 321 000 €. Une convention de mise en délégation de service public a été signée par les gérants qui ont déjà été recrutés.




Hélène Saveuse
Journaliste

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