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Pour continuer d'investir, Oraison mise sur le travail en régie

Alpes-de-Haute-Provence le - - Territoires

Pour continuer d'investir, Oraison mise sur le travail en régie
H. Saveuse - Benoît Gauvan est le maire d'Oraison depuis juin 2020.

Avec une capacité d'investissement grevée par des emprunts mais du personnel en nombre, le maire d'Oraison, Benoît Gauvan, mise sur le travail en régie pour continuer d'aménager sa commune.

Quand il est arrivé aux commandes de la ville d'Oraison en juin dernier, Benoît Gauvan savait qu'il aurait une marge de manœuvre restreinte. Rapidement après son élection, il a d'ailleurs volontairement demandé un audit à la Chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d'Azur pour savoir qu'elles seront les mesures à prendre pour sécuriser les finances de la ville et pour connaître avec précision sa future capacité d'investissement. « Imaginer de grands projets, nous en sommes tous capables. Encore faut-il arriver à les financer or aujourd'hui nous ne sommes pas dans un situation financière très confortable », regrette le maire d'Oraison.

En 2019, la dette par habitant atteignait 759 € avec un budget d'investissement annuel de 4,7 M€. Début 2020, la précédente mandature a contracté un nouvel emprunt de 2 millions d'euros, faisant ainsi progresser la dette par habitant à 1 025 €, malgré un budget d'investissement revu à la baisse (3,8 M€). « Il est nécessaire de calmer un peu les investissements et de réfléchir à d'autres alternatives. Mon objectif est de stabiliser le taux d'endettement pour mieux relancer les investissements en 2022 », précise le premier magistrat, soulignant qu'« avant de reconstruire, il faut bâtir des fondations solides. »

Une économie de 50 % sur le prix des travaux

En attendant, et pour continuer d'aménager sa ville, le nouveau maire a choisi de miser sur le travail en régie. « A Oraison, nous n'avons pas beaucoup de moyens mais nous avons des idées et pas mal de personnel », relativise avec humour Benoît Gauvan.

Ces derniers mois, les 28 agents des services techniques ont été mobilisés pour réaménager un nouveau réfectoire à l'école maternelle, aménager deux studios de gendarme dans une résidence, installer des ralentisseurs et mettre au norme la signalétique horizontale. Ils se sont également occupés des finitions sur le rond-point du Revest, en entrée de ville. Une série de travaux qui dépasse parfois leurs domaines d'interventions. « Pour l'instant, nous avons fonctionné en réalisant près de 50 % des travaux en régie. Nous ne pourrons guère faire mieux sans déséquilibrer la gestion de la ville car les agents ne peuvent pas tous être concentrés sur de grands chantiers, qui sont très chronophages. » Cependant, l'élu assure qu'il a gagné pratiquement 50 % sur le prix des travaux à réaliser. « Sans ce recours au travail en régie nous aurions fait beaucoup moins de choses. De plus, ces économies réalisées grâce à nos compétences en interne vont nous permettre de retrouver, en partie, la capacité d'investissement que nous n'avions plus. C'est en tout cas une des données de l'équation, une des solutions que nous avons imaginée. »

Car la commune doit encore assumer financièrement le coût des travaux lancés par la précédente mandature. Parmi eux, le déménagement de la police municipale, qui vient de quitter un local en R-1 de 50 m2 pour être relogée dans un immeuble communal de 150 m2. Coût de l'opération : 219 179 €, financée en partie par l'Etat via une DETR (dotation d'équipement des territoires ruraux) pour 41 199 € et par le Département des Alpes-de-Haute-Provence via le Fodac (Fonds départemental d'appui aux communes). Autre investissement impulsé par la précédente mandature : l'installation d'un bâtiment modulaire à l'école maternelle qui a permis l'extension du réfectoire scolaire pour un montant total de 275 000 €.

Des travaux en 2021 ?

Pour 2021, le maire prévoit d'installer de nouvelles toilettes publiques sur la place principale, des travaux évalués à 49 560 €, de construire un préau dans l'école élémentaire pour un montant de 33 000 € dont (16 500 € de DETR). Il souhaite également poursuivre l'aménagement de la rue Joseph Latil, en continuité des aménagements de requalification des rues du centre ancien, qui sera effectué en plusieurs tranches. L'aménagement de surface du chemin du Bac est également prévu. Enfin, de nombreux travaux de sécurisation seront lancés pour un montant de 50 099 €, dont 48 % financés par le Conseil départemental.

Au mois de mars, Benoît Gauvan et son équipe municipale accueilleront un représentant de la Cour des comptes pour une restitution de l'audit commandé. L'édile sait d'ores et déjà qu'il aura des contraintes financières fortes mais il espère toujours pouvoir compter sur un personnel engagé pour sa commune.




Hélène Saveuse
Journaliste

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