AccueilBTPPlus de déchets du BTP dans les déchetteries de la DLVA à partir de 2023

Plus de déchets du BTP dans les déchetteries de la DLVA à partir de 2023

Durance Luberon Verdon Agglomération (DLVA) invite les acteurs de la construction à structurer la filière de retraitement des déchets sur son territoire avant qu’elle n’interdise leur dépôt dans ses déchetteries au 1er janvier 2023.
Plus de déchets du BTP dans les déchetteries de la DLVA à partir de 2023
H. Saveuse - Signature de la convention de partenariat visant à trouver des solutions pour que les entreprises du BTP assurent la gestion de leurs déchets.

BTPAlpes-de-Haute-Provence Publié le ,

« Au 1er janvier 2023, nos dix déchetteries n’accueilleront plus les déchets inertes issus de l’activité professionnelle du BTP, ou alors sous conditions », prévient Vincent Allevard, le vice-président de la communauté d’agglomération Durance Luberon Verdon Agglomération, délégué à la collecte et au traitement des déchets des ménages et assimilés. « Les déchetteries de notre territoire produisent 25 000 tonnes de déchets par an, dont 50 % proviennent de l’activité professionnelle, souvent du BTP, alors même que les négociants ont aujourd’hui l’obligation de reprendre ceux de leurs clients. »

Et Jean-Christophe Petrigny, président de la collectivité, d’ajouter : « Pour les administrés c’est la double peine. Ils paient l’évacuation des déchets lorsqu’ils font intervenir une entreprise et ils paient une taxe pour leur retraitement. Cela ne peut plus durer, la collectivité s’en tiendra dès 2023 à ses seules compétences. » Mais plutôt que laisser les entrepreneurs se débrouiller seuls d’ici là, le président de la DLVA a choisi de déployer, en partenariat avec la Chambre de commerce et d'industrie des Alpes-de-Haute-Provence (CCIT 04), le programme BTP circulaire pour accompagner la structuration de la filière, à l’image de ce qui avait été lancé par la CCI du Var en 2016-2017 sous l’intitulé « Le secteur de la construction, maillon fort de l’économie circulaire ».

Un programme en deux phases : une première sur le terrain pour sensibiliser et accompagner les négociants de matériaux, les collectivités et les entreprises de la filière du BTP à orienter les déchets de chantier vers des structures adaptées et dédiées en fonction du contexte local. La seconde consistera à étudier et inciter à utiliser des matériaux secondaires/biosourcés locaux mais aussi à étudier la possibilité d’implanter de nouvelles filières sur le territoire. Pour Daniel Margot, président de la CCIT 04, co-signataire, « il s’agit là de stimuler la création de synergies en amont et en aval des filières de distribution, avec une recherche de débouchés commerciaux rapides et de proximité ».

Une clause dans les marchés publics demandée

S’il comprend la démarche de la collectivité, Jean-Paul Brouchon, le président de la délégation des travaux publics (TP) des Alpes-de-Haute-Provence souligne les difficultés que rencontrent les entreprises locales : « Plusieurs d’entre-elles jouent déjà le jeu du retraitement des matériaux et nous savons qu’une immense partie des déchets issus des TP peuvent être réemployés. Mais ce qui manque localement c’est un maillage efficace. Les sociétés de retraitement se comptent sur les doigts d’une main. Or, il est difficile d’envisager de parcourir plus de 20 km pour retraiter les matériaux. D’autre part, pour construire une plateforme de stockage dans l’entreprise, il faut des moyens financiers et du foncier. Ce que n’ont pas toutes les PME locales. »

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En ce qui concerne les marchés publics, Jean-Paul Brouchon estime qu’il faudrait ajouter une clause supplémentaire pour inciter les entreprises à retraiter, avec un budget dédié. « Il faut admettre que ce sont bien souvent les maîtres d’ouvrages qui préfèrent que nous utilisions des matériaux issus des carrières plutôt que des matériaux secondaires retraités, probablement pour une histoire de fiabilité et de normes. »

Pour l’heure, même si une date butoir a été choisie, la communauté d’agglomération DLVA assure qu’elle ne laissera pas les entrepreneurs du BTP sans solutions. Si elle ne prévoit pas d’accompagner financièrement, via des subventions, certaines structures, elle ne s’interdit rien. Elle donne rendez-vous aux entrepreneurs à l’Ecocampus de Sainte-Tulle le 3 mars prochain pour un atelier de « Co-construction de solutions pour les déchets inertes du territoire manosquin dans la cadre de la fermeture progressive des déchetteries publiques au professionnels » qui accueillera notamment la fondatrice de la plateforme Raedificare.

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