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Plus de 9 M€ pour sécuriser, restaurer et valoriser le fort de Tournoux

Alpes-de-Haute-Provence le - - Urbanisme

Plus de 9 M€ pour sécuriser, restaurer et valoriser le fort de Tournoux
CCVUSP - Le fort de Tournoux pourrait connaître un important lifting.

Classé monument historique depuis 2016, le fort de Tournoux a besoin d'un important lifting pour rouvrir intégralement ses portes aux visiteurs. Une première étude, lancée par la communauté de communes Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon, fait état de 21 phases de chantier pour un montant d'au moins 9 M€. Les travaux pourraient commencer à l'automne 2020.

Même s'il fallait être seule à financer la restauration du fort de Tournoux, ce qui représenterait 21 ans de travaux, la présidente de la communauté de communes de la Vallée de l'Ubaye Serre-Ponçon (CCVUSP), Sophie Vaginay l'assure : « Il est impératif de sécuriser, restaurer et valoriser ce patrimoine. » Une étude pluridisciplinaire* a donc été emmenée par Michel Trubert, architecte des bâtiments de France, pour le compte de la communauté de communes. Il constate un état relativement bon de l'ouvrage mais préconise néanmoins 21 phases de chantier pour une enveloppe financière de 9 254 998,20 € pour sa sécurisation et restauration.

« Les travaux à réaliser sont importants mais ils sont absorbables par notre collectivité, précise Sophie Vaginay. Bien sûr, nous aurons besoin du soutien de l'Etat et de la Région notamment via le contrat de plan Etat-Région. Nous comptons aussi sur la Direction régionale des affaires culturelles, la Fondation du patrimoine et espérons obtenir le soutien de la Banque des territoires. »

« Il faudra travailler à la réouverture progressive du site »

Les premiers travaux devraient commencer d'ici l'automne 2020. « Il faudra travailler à la réouverture progressive du site en alternant période de chantier et d'ouverture. Toutes les phases de travaux sont interchangeables et pourront donc être modulées en fonction des souhaits de réouverture et des fonds qui seront réunis pour la réalisation du projet », détaille Florence Donnadieu, responsable du service culture et patrimoine à la CCVUSP.

L'intercommunalité envisage d'organiser des visites guidées et libres mais elle compte aussi proposer du tourisme haut de gamme : « Outre la restauration de la forteresse, le projet prévoit également l'animation et la mise en scène du lieu. Nous imaginons des lieux de pause, voire de séjour, sur les différents sites : un snack à la batterie des Caurres, une grande salle de restauration, un refuge et une résidence d'artistes au fort moyen, ainsi qu'un lieu d'hébergement qui se voudra à la fois simple et chic au fort supérieur [voir encadré, NDLR] », évoque Sophie Vaginay avant de compléter : « Nous envisageons de créer une nouvelle structure juridique qui pourrait prendre la forme d'une société d'économie mixte pour associer public et privé, principalement pour le développement de cette offre l'hôtellerie-restauration. »

Au fur et à mesure des réflexions engagées, la collectivité a évoqué la possibilité de construire un téléphérique pour faciliter l'accès à la forteresse. Une innovation qui serait une attraction à part entière. Elle permettrait de voir la forteresse dans ces moindres détails mais elle serait aussi une dépense supplémentaire qui pourrait atteindre les 5 à 7 M€.​

* étude géologique, sanitaire et touristique réalisée avec le soutien de Cos Métrés et les sociétés IMSRN et Maître du rêve.

« Au rez-de-chaussée du fort supérieur, un espace de visite pourrait côtoyer un café "premium". Le fort moyen, lieu de vie de la troupe et des officiers, serait un espace de vie et de rencontres. Des espaces d'évocation et d'interprétation de la vie du fort, de sa construction, seront installés dans la galerie arrière du bâtiment, dans les locaux-cavernes et les magasins à poudre. Un restaurant et un café, façon cantine des officiers, pourront également être aménagés au rez-de-chaussée, tandis qu'un hébergement, façon refuge, peut être envisagé dans les étages ainsi qu'une résidence d'artistes », détaille Sophie Vaginay. Pas moins de 56 hectares sont à réinventer sur quatre étages et 700 mètres de dénivelé.




Hélène Saveuse
Journaliste

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