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A LA PELLE Pays d’Aix Habitat Métropole lance un marché de conception-construction pour la réhabilitation du Zodiaque

Pays d’Aix Habitat métropole souhaite rénover les 306 logements de la résidence Le Zodiaque. La cure de jouvence d’un coût estimé à 14,5 millions d’euros sera réalisée par un groupement de concepteurs-constructeurs.
Pays d’Aix Habitat Métropole lance un marché de conception-construction pour la réhabilitation du Zodiaque
D.R. - Le projet concerne la rénovation des sept barres (R+3 et R+4) de cet ensemble érigé en 1964

UrbanismeBouches-du-Rhône Publié le ,

14,8 millions d’euros HT : c’est le montant du marché conception-construction que vient de lancer l’office Pays d’Aix Habitat Métropole (PAHM) pour la réhabilitation des 306 logements de la résidence Zodiaque dans le quartier d’Encagnane*, à Aix-en-Provence. Le projet concerne la rénovation des sept barres (R+3 et R+4) de cet ensemble érigé en 1964 (20 981 m2 de surface habitable + 14 locaux commerciaux en rez-de-chaussée) au moment de l’aménagement de ce quartier inscrit en Zone d’urbanisation prioritaire (ZUP).

Le bailleur souhaite réaliser des travaux de mise aux normes et d'amélioration de la performance énergétique ainsi que du confort du cadre de vie de cette résidence qui accuse le poids des ans. Le lifting qui affichera le label BBC Effinergie Rénovation prévoira (tranche optionnelle) la création de 262 balcons. Des espaces extérieurs qui devront recevoir le feu vert de l’Architecte des bâtiments de France (ABF), le quartier d’Encagnane se situant dans le périmètre de protection de deux monuments inscrits : la fondation Vasarely et la sculpture en forme de « V » installée le long de l’autoroute et signalant la fondation.

Une mission de 6 ans

Après avoir établi un état des lieux de ces sept bâtiments, et notamment diagnostiqué l’éventuelle présence d’amiante, le groupement devra mettre au point l'avant-projet sommaire (APS) et élaborer le dossier d’autorisations administratives (tranche ferme). Dans un second temps, il prendra en charge les travaux (4 tranches optionnelles), une mission qui ira du remplacement des menuiseries à la création de balcons.

PAHM souhaite que cette cure de jouvence soit déployée avec l’appui d’une maquette numérique (BIM).

Les groupements devront comprendre une entreprise générale, un architecte, une structure spécialisée dans le désamiantage, un BIM manageur, des bureaux d’études structures (a minima béton, bois, métal), génie climatique et génie électrique. Trois groupements seront sélectionnés à la fin de l’année. Le lauréat sera retenu à la fin du premier semestre 2022 pour une mission de six ans.

Un parc bâti très vieillissant

Le diagnostic préalable réalisé en 2019 par le groupe d’ingénierie Alterea (Nantes) laisse apparaître l’obsolescence du bâti et l’urgence des travaux de rénovation : les différents locataires questionnés se plaignent d’un inconfort hivernal et estival, notamment à cause des infiltrations par les menuiseries et de la faible performance thermique de celles-ci. Un inconfort accentué par l’absence d’isolation des murs de façade. Les gardes corps et les persiennes des portes fenêtres sont « dans un état très vétuste ». Pire, « certaines persiennes ne peuvent plus être manipulées ». L’électricité des logements est « globalement très vétuste et n’est ni conforme ni sécurisée (sic)». Les robinets de gaz ne sont pas conformes dans certains logements. De nombreux problèmes de fuites sur les réseaux des eaux usées sont constatés. La majorité des logements présente une dégradation des revêtements des plafonds, des murs et des sols (fissures, infiltrations, moisissures, vieillissement). Dans de nombreux appartements, les radiateurs sont au bout du rouleau : robinets tournant à vide, bloqués, manquants... Plusieurs logements subissent des problèmes d’humidité, dus à une insuffisance de ventilation. Certaines baignoires ne sont pas recouvertes de tabliers, laissant visible les réseaux d’évacuation. Les logements ne sont pas équipés d’arrivées et d’évacuation d’eau pour lave-linge dans les salles de bains. Certains logements disposent encore de deux robinets (eau chaude / eau froide) et certains éviers sont mal fixés. Enfin, l’acoustique du site est globalement mauvaise.

* Les 7 bâtiments sont situés avenue du 8 Mai, rue Blaise Cendrars, rue Henri Barbusse, rue Romain Rolland, avenue du Maréchal Juin, rue Abbé Brémond  et avenue Saint-Exupéry.

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