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Pari gagnant pour l'agence R+4 architectes à l'éco-campus de Sainte Tulle

Alpes-de-Haute-Provence le - - Urbanisme

Pari gagnant pour l'agence R+4 architectes à l'éco-campus de Sainte Tulle
D.R.

Retenus pour la maîtrise d'œuvre de l'éco-campus de Sainte Tulle, les deux architectes forcalquiérains détrônent l'architecte du Mucem, Rudy Ricciotti. Leur va-tout : le polycarbonate. Entretien croisé avec Christiane Mars et Bernard Brot.

TPBM : Pour emporter ce concours vous avez fait le pari du polycarbonate, un choix stratégique risqué ?
Bernard Brot : Nous avons fait le choix du polycarbonate car il est un matériau que nous connaissons bien, nous l’utilisons souvent. Nous avions conscience de faire un pari osé, certains critiquent sa durée dans le temps, mais je pense que notre prise de risque a été payante.

Christiane Mars : C’est en effet un matériau que l’on peut sérigraphier, et qui apporte énormément de liberté de création mais également beaucoup de lumière. Le polycarbonate a également  une excellente capacité isolante, bien plus importante que le verre, et sur une écoconstruction de cet ordre-là, c’est un plus. Je vous rappelle qu’avec ce projet, il s’agit de répondre au niveau Or de la démarche BDM. Nous avons opté pour des techniques simples mais efficaces.

TPBM : Vous avez fait de l’écoconstruction votre spécialité, y avait-il des contraintes spécifiques sur ce projet ?
B.B. : Le terrain, le budget et le PLU. Pour répondre à l’ensemble de ces contraintes, nous avons dû faire preuve de créativité. Pour ce projet, situé sur l’ancien site des métiers d’EDF, nous avons composé avec de nombreux bâtiments, dont certains sont en activité (restaurants, hébergements), que nous devions conserver, et d’autres comme l’ancienne infirmerie et une série de transformateurs pédagogiques qu’EDF souhaite maintenir. Et tout cela sur un terrain assez incliné, fait de déblais remblais. Côté budget, l’objectif était de rentrer dans un budget contraint de 10 ME. Enfin, le PLU nous interdisait un bardage en bois.

C.M. : Nous devions penser un bâtiment confortable et performant sur le plan thermique, qui ait recours aux ENR, construit avec une majorité d’éco-matériaux et une provenance locale. Un bâtiment, avec une bonne intégration sur le territoire et le site, avec une gestion de l’énergie et de l’eau.

TPBM : Quelles réponses avez-vous apportées ?
B.B. : Nous avons décidé de nous adapter au terrain et de conserver cette pente douce, d’intégrer le bâtiment dans son environnement. La plus grande partie du bâtiment sera de plain-pied et pour la partie où le dénivelé est le plus important, nous avons prévu un étage. L’objectif est bien d’intégrer ce bâtiment dans son environnement.

C.M. : Côté construction, nous avons opté pour des fondations en béton, une ossature et des planchers en bois. Toutes les façades seront composées de verre et de polycarbonate, pour récupérer un maximum d’ensoleillement. Pour l’isolation, nous avons prévu d’utiliser, autant qu’il était possible, le chanvre issu de la filière locale du Luberon. Dans leur conception, nous avons voulu que ces 4.000 m2 répondent à une rationalité constructive, qu’ils soient également un outil pédagogique pour les apprenants. Nous avons pensé des rues intérieures, qui desservent des salles partageables, des patios, et une grande esplanade orientée au sud, avec une circulation piétonne sur l’ensemble du projet.

Propos recueillis par Hélène Saveuse

Savoir +

Maîtres d’œuvre :
Agence R+4 architectes.
Leteissier Corriol architecture et urbanisme. Marseille.

Quelques chiffres :
552 m3 de bois
525 m² de modules photovoltaïques semi-transparents
Effectif des apprentis : entre 350 et 400 apprenants

Appel d’offre public

Le projet phare de la DLVA, réalisé par une agence locale.

Figure de proue des projets menés par la DLVA, l’éco-campus de Sainte Tulle sortira de terre fin du premier semestre 2015. Conçu selon des normes Or BDM, le futur Centre de formation des apprentis, dédié aux énergies nouvelles décarbonées, s’appuiera sur la proximité d’Iter, du CEA et des nombreuses installations hydroélectriques et photovoltaïques du Val de Durance. Une manne d’étudiants diplômés qui pourrait alimenter les secteurs de l’énergie durable, en plein essor, et qui s’inscrit dans le projet de développement de la Vallée des énergies nouvelles.




Hélène Saveuse
Journaliste

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