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diaporama Ouvrier du génie écologique : l'AFPA incube un nouveau métier sur une île des Embiez

Cet été sur l'île du Grand Rouveau, à quelques encablures des Embiez dans le Var, l'AFPA teste une formation qui sera lancée en septembre : ouvrier du génie écologique. 6000 à 7 000 embauches estimées en France.
Ouvrier du génie écologique : l'AFPA incube un nouveau métier sur une île des Embiez
F. Delmonte - L'AFPA prépare pour la fin du mois de septembre une formation de génie écologique et a installé son incubateur sur l'île des Embiez dans le Var.

EconomieVar Publié le ,

Un nouveau métier s'invente sur une petite île des côtes varoises. Il s'agit de celui d'ouvrier du génie écologique. « Dans les prochaines années les entreprises devraient recruter en France entre 6 000 à 7 000 postes d'ouvriers du génie écologique. Elles ont un besoin d'embaucher des employés formés, mais connaissent des difficultés à le faire », annonce Fabrice Marion, directeur de la communication de l'AFPA Paca. « Pour répondre à cette difficulté, le ministère du Travail développe en 2019 avec l'Union professionnelle du génie écologique un incubateur, dont le pilotage opérationnel est confié à la direction de l'ingénierie de l'AFPA », explique l'UPGE, qui est la fédération des entreprises de la filière du génie écologique.

Tarente et plantes rares

Pour en savoir plus, il faut prendre le large depuis le petit port du Brusc dans le Var et débarquer sur l'île du Grand Rouveau, située à quelques encablures de l'île des Embiez. Le site appartient au Conservatoire du littoral et est géré par la commune de Six-Fours-les-Plages, qui apporte son concours à l'incubateur. L'île qui culmine à 31 mètres de haut avec son phare est ouverte aux visiteurs. Seules obligations : y aller avec son bateau et respecter les lieux qui accueillent une espèce rare de tarente des îles et sept espèces protégées de plantes, plus quelques oiseaux et des goélands. Cet écosystème soumis aux embruns, au soleil et au mistral, a été perturbé par l'invasion de rats et de griffes de sorcières, une plante venue d'Afrique du Nord.

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Restauration écologique

C'est sur ce site de cinq hectares que l'AFPA a installé son incubateur au début de l'été, avec l'aide de Vincent Rivière, le patron d'Agir Ecologique, une entreprise de Saint-Maximin spécialisée dans la restauration écologique. Avec la montée de la prise en compte des questions environnementales sur les chantiers et dans les collectivités, ce secteur économique se développe. « Nous testons un nouveau métier dans un laboratoire à ciel ouvert. Nous intervenons sur un milieu vivant et dans le temps », détaille Vincent Rivière. Pour éradiquer les rats ou enlever les griffes de sorcière, afin de laisser une chance à la faune et flore endémique, l'équipe d'Agir Ecologique « travaille à moindre coût » et « emploie des techniques les plus naturelles sans beaucoup de matériel ».

Des compétences spécifiques

« Sur ce chantier, nous avons besoin d'ouvriers avec des compétences spécifiques. La première chose que nous demandons, c'est de savoir déterminer l'espace que nous devons éradiquer. Il faut bien sûr faire la différence avec les espèces protégées que l'on ne doit pas arracher. Il faut aussi être capable de se repérer sur une carte, de travailler en équipe, d'intervenir sur des secteurs accidentés et de faire des bilans quotidiens de leurs interventions », explique Vincent Rivière.

Régulièrement les formateurs de l'AFPA accompagnent les ouvriers sur l'île pour échanger avec eux. Ils préparent le lancement à la fin du mois de septembre de la formation d'ouvrier du génie écologique dans trois centres de l'AFPA : Lorient, Marseille-La-Treille et Perpignan Rivesaltes.

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