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Orange : à quoi va ressembler l’écopôle touristique Saint-Eutrope ?

Sur le site d’une ancienne carrière, le concept devrait accueillir des résidences hotellières écoconçues adossées à un parc aquatique et des activités autour de l’œnotourisme, du cyclotourisme et de l’art lyrique.
Orange : à quoi va ressembler l’écopôle touristique Saint-Eutrope ?
E. Brugvin - Thierry Chehovah, dirigeant d'Immobilis et Emmanuel Purpan, chef du projet de l'écopôle touristique Saint-Eutrope à Orange .

UrbanismeVaucluse Publié le ,

Thierry Chehovah, dirigeant d’Immobilis, et Emmanuel Purpan, chef de projet, ont dévoilé les contours du futur écopôle touristique Saint-Eutrope qu'ils projettent de créer au pied de la colline d’Orange. Sur les 17 ha d’une carrière désaffectée en 1964, rachetée en 2014, le concepteur-aménageur compte implanter des constructions sur 4 ha autour d’un parc paysager de 5 ha.

Le projet, qui suscite des débats, fait l’objet d’une consultation publique organisée par la municipalité qui se terminera le 8 octobre et devrait passer en enquête publique cet hiver. Immobilis présentera un dossier en accord avec le Plan local d'urbanisme, le Plan d'aménagement et de développement durable et le Schéma de cohérence territoriale sur un espace considéré par le Cerema comme non inondable.

Ce nouveau quartier, en phase avec le Schéma départemental de développement touristique qui soutient les « tête de pont » d’excellence pour assurer à l’année un « slow tourisme », espère attirer des investisseurs pour développer un écosystème innovant capable de retenir les touristes sur le nord Vaucluse. La clientèle n’y reste rarement plus d’un jour malgré son patrimoine, ses manifestions et ses caves viticoles de renommée internationale. 

Vin, vélo, art lyrique

Le projet repose tout d’abord sur un parc aquatique couvert de 1 000 m2 porté avec la commune qui répond à la fois au besoin des clients des futures résidences hotellières du site, des habitants du bassin de vie, des scolaires, des clubs sportifs et des militaires de l’armée de l’Air.

Ensuite Immobilis mise sur l’œnotourisme avec des dégustations accompagnées par des conseillers, de la vente de bouteilles et de la vinothérapie uniquement avec des produits de la vallée du Rhône.

Puis, le concepteur-aménageur s’appuie sur le cyclotourisme qui suscite 200 000 séjours par an dans le Vaucluse. La ville d’Orange vient d’acter le prolongement de la Via Vénaissia (Carpentras-Jonquières). Cette voie douce traversera la ville par son pôle multimodal pour rejoindre la ViaRhôna en 2024 grâce à une nouvelle passerelle sur l’Aygues. Le Département, la Communauté de communes des Pays de Rhône et Ouvèze (CCPRO), le Syndicat de la Via Venaissia et la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur ont acté un budget de 1,4 M€. « L’écopôle touristique compte devenir un exemple national de hub d’accueil du cyclotourisme avec tous les services associés », assure Thierry Chehovah.

Enfin, « dans cette ville qui accueille des opéras et des concerts symphoniques depuis 1869, nous sommes en pourparlers avec différents opérateurs pour accueillir d’une résidence d’artistes à l’année et un Institut universitaire des métiers liés à l’art lyrique », souligne Emmanuel Purpan.

Une esquisse du projet.

Partenaires industriels

Immobilis ambitionne de réaliser un quartier modèle dans l’écoconstruction avec des partenaires de poids. « En tant que pilote énergétique et environnemental du projet, nous souhaitons montrer notre savoir-faire en termes de solutions décarbonées », explique Mathieu Hulot, directeur du développement Dalkia France, filiale d’EDF. « Saint-Gobain, qui compte 22 marques de matériaux constructifs innovants, apportera son expertise dans les constructions, ajoute Mickaël de Chalendar, directeur du développement Saint-Gobain Solutions France. Nous comptons également développer un centre de transfert de compétences pour former les artisans dans la mise en œuvre des nouveaux éléments d’écoconstruction. »

Une signature est en cours avec un spécialiste de l’eau et des traitements des déchets. Pour répondre aux ambitions du projet, Thierry Chehovah a confié son schéma d’aménagement à l’agence marseillaise Tangram, récemment fusionnée avec Rougerie (Paris). Le quartier sera interdit aux voitures, équipé à l’entrée de solutions de stationnement et intermodales.

La commune projette l’amélioration de la desserte du site par l’élargissement des voiries au sud de la colline Saint-Eutrope qui permettra également, une fluidification du trafic local est-ouest le long de l’A7.

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