AccueilTerritoires"Nous allons créer une direction de l'achat et de la commande publique à 13 Habitat"

"Nous allons créer une direction de l'achat et de la commande publique à 13 Habitat"

A la barre de l'office public de l'habitat (OPH) 13 Habitat depuis 20 mois, Lionel Royer-Perreaut engage la mise en œuvre de la feuille de route dévoilée au début 2016. Un plan de charge en rupture avec la gestion précédente.
D.R. - Lionel Royer-Perreaut le président de 13 Habitat lors de la pose d'une première pierre au Bocage

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

TPBM : Qui dit travaux dit marchés confiés aux entreprises. Vous aviez annoncé votre volonté de réformer l'organisation de la commande publique de l'office. Où en est ce chantier ?
Lionel Royer-Perreaut : Nous allons créer une direction de l'achat et de la commande publique. Jusqu'à présent, assez bizarrement, cette mission n'était pas intégrée au sein d'un service ad hoc, ce qui ne facilitait pas l'optimisation de nos dépenses. Le 1er février, on posera la première pierre de cette réorganisation avec le recrutement d'Amandine Levêque, une spécialiste des achats [cette technicienne était depuis 2013 consultante achats senior au sein de KLB Group, NDLR]. Et nous sommes en train de recruter le directeur de ce nouveau service. Cette politique s'inscrit dans le droit fil du renouvellement des cadres instigué depuis mon arrivée [en mai 2015, NDLR]. En 2016, nous avons recruté un nouveau directeur général (Eric Taverni), une nouvelle directrice des ressources humaines (Christine Benoist-Vidal), un nouveau directeur de la communication (Christophe Imbert). Nous avons également promu deux directrices générales adjointes, l'une en charge de la proximité locative, l'autre sur le volet administratif et contrôle interne. Enfin, nous sommes en cours de recrutement d'un directeur général adjoint des services techniques et de la maîtrise d'ouvrage. Cette arrivée s'accompagnera d'un changement de l'organigramme au niveau de la direction de la construction, le directeur actuel étant sur le départ, tout comme l'actuel secrétaire général.

C'est un sacré renouvellement… Vous aviez pourtant annoncé ne pas vouloir mener de chasse aux sorcières ?
Il n'y a pas de chasse aux sorcières. Ces départs sont gérés de manière intelligente. On explique. Mais il faut que les gens comprennent que 13 Habitat n'est plus la poule aux œufs d'or.

Quelle est la feuille de route de cette nouvelle direction des achats et de la commande publique ?
Il s'agit d'améliorer la définition de nos besoins. Une ambition qui passe par la remise à plat des règlements de consultation mais aussi des marchés actuels avec une redéfinition des lots et des découpages géographiques. On fixe également une limite pour que ce ne soit pas toujours les mêmes qui travaillent : les marchés sont limités à un an, renouvelables trois fois maximum. Enfin, on privilégie les marchés en lots séparés aussi bien pour les travaux neufs que la réhabilitation.

Si on lit entre les lignes, cela signifie que la précédente organisation n'était pas satisfaisante…
C'est bien beau de passer des marchés, encore faut-il veiller à ce qu'ils soient correctement exécutés ! En septembre 2016, nous avons créé une direction de l'audit et du contrôle interne. Cette instance, composée de techniciens extrêmement compétents recrutés à l'extérieur, a rapidement pointé de sérieux dysfonctionnements dans notre process de commande publique. Ces carences montrent le besoin de professionnalisation des métiers. Pendant un quart de siècle, l'idée force dans la maison, c'était la polyvalence. Or, cela présuppose des compétences multiples qui vont à contre-courant de la sophistication des tâches dans un organisme tel que le nôtre. L'expertise ne se décrète pas.

Vous avez recruté un nouveau directeur général en février 2016. Pourquoi ?
Le prédécesseur d'Eric Taverni [Gérard Lafont, NDLR] était atteint par la limite d'âge. Il est parti à la retraite à l'automne 2015. Durant trois mois, j'ai dû endosser la double casquette de président et de directeur général, une charge qui nous a empêchés d'engager des réformes de fond. Ma présidence a véritablement démarré il y a un an, lorsqu'Eric Taverni a pris ses fonctions, le 1er février 2016. En douze mois, les chantiers ouverts sont conséquents : nous avons voté le Plan stratégique de patrimoine (PSP), mis en œuvre la réforme organisationnelle tout en continuant à investir au quotidien pour le bien être des locataires. Je connais peu de maisons qui ont réussi à engager des chantiers de cette ampleur en un temps aussi court. Et j'ajoute que ces changements ont été votés à la quasi-unanimité du conseil d'administration, avec le soutien des syndicats.

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le numéro 1167 de TPBM (parution le 1/02/2017).

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