AccueilUrbanismeNice : une halle gourmande parachève le renouveau du quartier de la Gare du Sud

Nice : une halle gourmande parachève le renouveau du quartier de la Gare du Sud

Le projet urbain de la Gare du Sud vient de s'achever avec la reconversion complète de l'ancien bâtiment des Chemins de Fer de Provence. Un « food hall », réalisé par Urban Renaissance, a remplacé les rames de trains.
Nice : une halle gourmande parachève le renouveau du quartier de la Gare du Sud
R. Mario - Vingt-huit échoppes et des tables partagées ont remplacé les trains dans la Gare du Sud...

UrbanismeAlpes-Maritimes Publié le ,

Un vrai lieu de vie en hyper centre-ville où coexistent désormais, autour du marché quotidien de la Libération, de nouveaux logements, un multiplexe de neuf salles, une bibliothèque, des équipements sportifs, une résidence étudiante, de vaste espaces publics requalifiés, une desserte en transports collectifs (tramway et Chemins de Fer de Provence)... et depuis le 18 mai, un concept inédit de halle gourmande et d'échoppes dans l'ancienne halle métallique de la Gare du Sud.

Entamé en 2010, ce vaste projet urbain, confié à Icade et Reichen & Robert (plus de 100 millions d'euros d'investissements), vient de s'achever avec la renaissance complète de son élément patrimonial central, construit à la fin du 19ème siècle sur les plans de l'architecte Prosper Bobin. Après le bâtiment voyageurs transformé par la ville en bibliothèque en 2014, son prolongement -la halle aux trains- accueille en effet 28 kiosques, comptoirs et échoppes, dédiés à la consommation, sur place ou à emporter, de spécialités locales, à l'offre de produits régionaux mais aussi vintage (vêtements, petite décoration, etc.).

Des trains au « food hall »

Cette halle accueillera également des animations culturelles et musicales mais pas de « bar lounge » comme prévu à l'origine. La renaissance est bien réelle pour un ouvrage par deux fois menacé de destruction, après sa fermeture en 1991 et la construction d'une nouvelle gare, rue Binet.

C'est la société Urban Renaissance -précédemment Banimmo France-, lauréate en 2017 de l'appel à projets de la ville et rodée à ce type d'opération, qui a conduit la reconversion de ce bâtiment historique, avec un bail de 45 ans. « Nous avons réussi à créer dans cet espace un concept commercial sans équivalent », assure Norbert Petit, représentant la maîtrise d'ouvrage au sein d'Urban Renaissance. Cet opérateur a investi 17 millions d'euros dans ce projet, confié à Enia Architectes et à Spie Batignolles (entreprise générale). Mais préalablement il a fallu démonter, rénover et réinstaller la structure métallique... qui a servi à l'origine à abriter les pavillons de la Russie et de l'Autriche-Hongrie à l'exposition universelle de 1889. Un des enjeux technique a été de rendre cette structure, posée sur un parking de 770 places, parasismique grâce à des contreventements et des renforts métalliques installés en toiture. Un chantier confié à Fayat Bâtiment et aux bureaux d'études Tess et Artelia.

Création d'une mezzanine

Une fois en place, avec une nouvelle configuration au niveau des façades et de la toiture par rapport à la halle d'origine (façades vitrées et entièrement mobiles, toiture opaque avec une couverture en zinc), le tour de force a été de réussir à installer les 28 cellules, les espaces partagés (circulations, « food court ») dans un volume relativement restreint (22 mètres de large, 18 mètres de haut, 87 mètres de long pour cette halle aux trains).

La solution retenue a été l'ajout d'une mezzanine de 1000 m², venant s'ajouter aux 1500 m² disponibles au sol et au concept du dedans-dehors, grâce aux ouvertures en façades. Il a fallu également adapter l'ouvrage aux normes de sécurité, requises par ces nouveaux usages. Dix mois de travaux ont été nécessaires. Urban Renaissance, qui assure la gestion quotidienne de la halle et les prestations de services à la clientèle, a prévu de la faire fonctionner six jours sur sept et jusqu'à 23 heures.

Partage
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?