AccueilBTPNice : Razel-Bec et Vinci Construction ouvrent le chantier de la voie Mathis

Nice : Razel-Bec et Vinci Construction ouvrent le chantier de la voie Mathis

Les deux majors vont grouper leurs équipes et leurs moyens pour réaliser le génie civil de la phase 1 de la sortie ouest de la voie Mathis. Ce chantier urbain complexe va durer plus de trois ans.
Nice : Razel-Bec et Vinci Construction ouvrent le chantier de la voie Mathis
R. Mario - Le début des travaux de parois moulées de la sortie ouest de la voie Mathis viennent de s'engager.

BTPAlpes-Maritimes Publié le ,

Un chantier de travaux publics très contraint en milieu urbain, coincé entre deux infrastructures, la voie ferrée et l'avenue Edouard Grinda. Cette dernière absorbe près de 40 000 véhicules/jour aux heures de pointe, débouchant de la voie Mathis en direction de l'ouest... Pour désengorger cette connexion à l'autoroute A8 et tenter de fluidifier le trafic dans un secteur particulièrement congestionné, la Métropole Nice Côte d'Azur vient de donner le coup d'envoi de la phase 1 des travaux d'aménagement d'une nouvelle sortie.

La deux voies avec bande d'arrêt d'urgence et trottoir s'étendra, pour cette phase, sur 1 200 mètres de long. Elle se répartit en 400 mètres à l'air libre, au niveau du « quai militaire », en contrebas de l'avenue Grinda, et près de 800 mètres en souterrain. Mais il ne s'agira pas d'un tunnel mais d'une alternance de tranchées couvertes et ouvertes, à partir du parvis de la gare Saint-Augustin. La jonction avec la route de Grenoble se fera après le carrefour Nicot de Villemain.


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Plus de 20 000 m2 de parois moulées

Pour remporter le marché du génie civil de cette phase 1, les deux majors Razel Bec et Vinci Construction se se sont groupés avec leurs filiales Sefi Intrafor, Triverio Construction et Botte Fondations. Le lot VRD (voiries et réseaux divers) a été attribué à un groupement Eurovia et Watelet TP. « Il s'agit d'un chantier long, de plus de trois ans au total qui va nécessiter pour le génie civil un effectif de 80 à 100 personnes et des moyens matériels conséquents pour réaliser près de 22 000 m2 de parois moulées. Celles-ci seront créées au moyen de deux ateliers avec des horaires de chantiers légèrement étendus », détaille Alain Ferrero, le directeur régional de Razel-Bec.

Pour réaliser ces parois moulées selon la technique habituelle (réalisation de murettes guides, creusement avec injection de boue bentonitique, mise en place des armatures, bétonnage du panneau), il faudra creuser de 12 à 20 mètres de profondeur dans un sous-sol urbain de mauvaise qualité. Autre contrainte : la présence de la voie ferrée qui va imposer des protocoles précis au chantier et une limitation de la vitesse des trains. S'ajoute l'intersection avec le passage du tramway, boulevard Paul Montel. Le chantier va nécessiter de dévier temporairement la plateforme du tramway pour pouvoir réaliser la tranchée dans ce secteur. Au total, cette première phase représente un coût de 95 millions d'euros TTC (dont 12 millions d'euros ont déjà été engagés par la métropole pour déplacer un poste relais à transit souple qui gère les signalisations et aiguillages des voies ferrées).

La phase 2 dans le plan de résorption des points noirs routiers

Pour la phase 2 - la jonction avec l'autoroute A8 sous la forme également d'un passage en tranchées ouvertes et couvertes sur plus de 500 m mais avec un gabarit réduit -, elle devrait suivre en 2025-2026. Une deuxième phase, chiffrée à 70 millions d'euros, indispensable pour améliorer l'accès à l'autoroute car à la mise en service de la phase 1, les automobilistes devront encore franchir le carrefour à feux de la route de Grenoble pour atteindre l'A8.

Les bénéfices de cette première tranche en matière d'amélioration des conditions de circulation risquent de s'en trouver très réduits... Il faut dire que ce raccordement est un long feuilleton juridique. A l'étude depuis des années, le projet a longtemps buté sur la question de l'adossement à la concession de l'autoroute avec des avis défavorables des gouvernements, du Conseil d'Etat. La législation européenne a depuis évolué et le projet fait désormais partie du plan de résorption des points noirs routiers en Provence-Alpes-Côte d'Azur établi entre l'Etat et la Région. Une convention de financement spécifique rassemblant l'ensemble des partenaires de cette opération (Etat, Région, Métropole, Escota) doit encore être établie et le maître d'ouvrage désigné. Et le Conseil d'Etat va également se prononcer sur la validité juridique du montage.

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