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Nice : Plus de 100 millions d'euros pour faire sauter le bouchon de la voie Mathis

Alpes-Maritimes Publié le - - Urbanisme

Nice : Plus de 100 millions d'euros pour faire sauter le bouchon de la voie Mathis
Métropole Nice Côte d'Azur - Le passage en tranchée couverte route de Grenoble va permettre d'éviter le croisement avec la plateforme du tramway.

Attendu depuis des années, ce projet est activé avec le lancement du marché négocié du génie civil de l'ouvrage souterrain de sortie ouest vers l'autoroute A8.

Au moins 110 millions d'euros... Tel est le coût du raccordement de la sortie ouest de la voie Mathis à l'autoroute A8 que s'apprête à réaliser la métropole Nice Côte d'Azur pour faire sauter un très important point noir routier dans la capitale azuréenne. Avec 36 000 véhicules/jour, l'avenue Grinda est devenue, depuis la mise en service du prolongement nord de la voie Mathis en 2007, la chaussée la plus empruntée de la métropole niçoise. Un véritable enfer quotidien pour les riverains mais aussi pour les automobilistes, confrontés à la thrombose régulière de cet axe de circulation. « Ce chantier est prioritaire tant les nuisances sont importantes. Il sera lancé avant la fin du mandat », assure Christian Estrosi, le président de la métropole Nice Côte d'Azur

Un temps envisagé par un tunnel sous la Victorine, abandonné à cause de son coût, ce raccordement va finalement être réalisé par l'aménagement d'une succession de tranchées ouvertes et couvertes (plus de 1200 mètres), à deux voies, à partir de la gare Saint-Augustin et le long de la route de Grenoble. Et par un tronçon en surface (500 m), entre la voie Mathis nord et la trémie d'accès à la future voie souterraine. Un projet dont la maîtrise d'oeuvre a été confiée à un groupement Ingerop et Geos.

72 millions d'euros pour la première phase

Ce tronçon empruntera des emprises de la SNCF, le « quai militaire », sous l'avenue Edouard Grinda. Certes, le projet avance à pas comptés : concertation publique fin 2013, enquête publique en 2016 suivie d'une déclaration d'intérêt général pour une première phase de ce raccordement, travaux de déviation de réseaux jusqu'en 2018... Mais il est en train d'entrer dans des phases opérationnelles plus importantes. La SNCF a lancé en début d'année les travaux de déplacement d'un poste relais à transit souple qui se situe sur le tracé de la future voie. Un projet indispensable, à 10 millions d'euros, qui sera achevé fin 2020. « A l'automne nous allons lancer le marché négocié du génie civil du raccordement souterrain de la phase 1. Son attribution est prévue à l'automne 2020 », précise Luc Favier, adjoint à la direction développement durable réseaux, infrastructures de la métropole, en charge des routes.

Fin 2019, la métropole va également lancer les travaux préparatoires de dérivation de la voie Mathis en direction de la gare Saint-Augustin, sur le quai militaire. Si tout se passe bien, les travaux de cette phase 1 seront menés entre début 2021 et septembre 2024. Coût : 72 millions d'euros TTC, y compris les travaux SNCF.

Discussions avec l'Etat et Escota​

Mais en 2024, les automobilistes continueront d'emprunter la route de Grenoble pour rejoindre l'A8. Car il manquera environ 550 m pour accéder directement en souterrain à l'autoroute... « Nous sommes en discussion avec l'Etat et Escota pour intégrer la phase 2 de l'ouvrage à la concession autoroutière, ce qui permettrait sa prise en charge par l'exploitant au travers de l'adossement », explique Christian Estrosi. Une étude d'opportunité a été lancée et sera achevée au deuxième semestre. Coût prévisionnel de cet ultime tronçon, indispensable à la fonctionnalité de l'ensemble : 36 millions d'euros TTC, hors études et foncier.

L'espoir de la métropole est que sa réalisation puisse suivre immédiatement la mise en service de la phase 1, avec des travaux entre 2024 et 2026. Une fois l'ensemble de cet ouvrage réalisé, au moins 13 000 véhicules/jour (le trafic de transit) pourraient être soustraits de la circulation de surface. Et l'opération va aussi permettre d'engager la requalification des espaces publics aujourd'hui accaparés par la voiture, dans un secteur au cœur des projets d'aménagement de l'Eco-Vallée. Patience, patience donc pour les riverains et les automobilistes...




Rémy Mario
Journaliste

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