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Nice : la Ville et la Métropole donnent un coup d'accélérateur au projet urbain

Alpes-Maritimes le - - Urbanisme

Nice : la Ville et la Métropole donnent un coup d'accélérateur au projet urbain
R. Mario - Acropolis est promis à la démolition pour permettre le prolongement de la coulée verte.

Les deux collectivités vont lancer de nombreux concours et marchés de maîtrise d'oeuvre au cours des prochains mois. Parmi les projets phare, la poursuite de la coulée verte, le grand parc paysager à l'ouest et le nouvel « Hôtel des Polices », dans l'ex-hôpital Saint Roch.

« Nous avons trois mois de retard. Il ne faut pas perdre de temps pour lancer nos grands projets, car nous risquons d'allonger les procédures et de perdre des crédits. Et ces opérations vont participer à la relance économique de notre territoire », annonce Christian Estrosi, maire de Nice et président de la métropole Nice Côte d'Azur.

Lors de leur dernier conseil métropolitain et municipal, Nice Côte d'Azur et la ville de Nice ont acté le lancement opérationnel d'une série de projets et équipements publics structurants. A la clé, plusieurs centaines de millions d'euros d'investissements, si l'ensemble de ces opérations voient le jour... Elles ont déjà été planifiées à l'ouest dans le cadre du développement de l'Eco Vallée (parc des expositions, grand parc paysager de la plaine du Var) ou font partie des engagements pris lors la campagne électorale à Nice.

Deux concours d'architectes-paysagistes

Dans la capitale azuréenne, après le succès de la première phase de la coulée verte, Christian Estrosi veut aller beaucoup plus loin et requalifier l'espace public jusqu'au parvis du Palais des congrès et des expositions. Un projet ambitieux de trame verte en cœur de ville qui va nécessiter des mesures fortes - démolition d'Acropolis et du Théâtre national de Nice (TNN) - et des relocalisations. Pour Acropolis, il sera remplacé par le futur parc des expositions et des congrès de l'Eco Vallée, prévu sur les terrains du MIN (marché d'intérêt national). Un complexe multifonctionnel (hall d'exposition de 60 000 m², salle de congrès de 4 000 places, auditorium de 700 places) dont le pilotage va être confié à la SPL (société publique locale) Côte d'Azur Aménagement, au travers d'une concession. Le projet est évalué à 200 millions d'euros, hors foncier et hors programme immobilier d'accompagnement (hôtellerie, restauration, etc.).

Confié à la Ville de Nice (maîtrise d'ouvrage), le prolongement de la promenade du Paillon va prendre la forme d'une concertation à l'automne, suivie d'un concours d'architectes-paysagistes et d'ingénierie pour la maîtrise d'oeuvre. Le début des travaux est planifié en 2023 pour une durée de trois ans. Dans l'Eco Vallée, un autre concours d'architectes-paysagistes va être lancé par la Ville et la Métropole pour concevoir le grand parc paysager de l'ouest, prévu sur 30 hectares, de Nikaïa à l'Allianz Riviera.

Zoommez sur la carte pour faire apparaître les différents projets.

Nouvel usage pour le Palais des expos

A l'extrémité de la phase 2 de la coulée verte, l'actuel Palais des expositions est promis à un nouvel avenir. Construit entre 1956 et 1964 sur les plans des architectes Richard et Michel Laugier, caractéristique de l'époque avec ses grandes voûtes en arc de cercle en béton armé au dessus du lit du Paillon, le bâtiment devrait être reconverti en équipement culturel et sportif (auditorium/théâtre de 800 places, palais des sports et des spectacles de 2 000 places, espace culturel et muséal lié au Carnaval de Nice, etc.). Une consultation va être lancée auprès de concepteurs pour proposer un programme sur un périmètre élargi, comportant le Palais des expositions, le Palais des sports Jean Bouin, l'esplanade de Lattre de Tassigny, etc. Coût envisagé de cette restructuration : 50 millions d'euros.

Outre dans le Palais des expositions, les activités du TNN seront déplacées dans le Vieux-Nice, au cœur de l'îlot historique Saint-François. Première étape : création d'une salle de théâtre de 300 à 350 places dans l'ancienne église des Franciscains (3,8 millions d'euros, ouverture fin 2021), suivie de l'aménagement de l'ex-hôtel de l'Aigle d'Or (zone d'accueil, salles de répétition, résidence d'artistes, etc.) puis de la requalification extérieure de l'ensemble immobilier Saint François. La Ville, maître d'ouvrage, a prévu de lancer une consultation de maîtrise d'oeuvre (appel d'offres restreint) auprès de groupements pluridisciplinaires comportant un architecte en chef des monuments historiques, compte tenu de la valeur patrimoniale et du classement de l'ensemble des bâtiments.

Hôtel des Polices : démarrage en 2022

Toujours en cœur de ville et à proximité de la coulée verte, se dessine également la reconversion de l'ex-hôpital Saint Roch que la ville a commencé à acquérir en 2019 auprès du CHU (coût total de cette acquisition : 40 millions d'euros). Après des premières études confiées à un groupement mené par Gescem puis à Artelia (centre d'hypervision), va être lancée une mission de maîtrise d'oeuvre pour les études d'avant projet sommaire. Le site (18 000 m²) a une constructibilité de 50 000 m² pour réunir l'ensemble des services de sécurité de la police nationale et de la police municipale. La création de cet « Hôtel des Polices » est évaluée à 200 millions d'euros avec des travaux prévus en 2022-2023. Le dossier a le soutien de l'Etat - le Premier ministre Jean Castex a annoncé qu'il bénéficierait des crédits du plan de relance dès la rentrée - et il est suivi au ministère de l'Intérieur.

Un marché public global de performances pour Haliotis

La fin en 2021 du contrat d'exploitation et de maintenance (10 ans) de la station d'épuration Haliotis confié au groupe Suez va permettre une vaste modernisation et remise à niveau de la principale unité de traitement des eaux usées de la métropole. Et pour mener à bien celle-ci, la collectivité a prévu de lancer un marché public global de performance qui rassemble en une seule procédure, conception, réalisation, exploitation et maintenance.

L'enjeu est de la doter d'équipements de traitement encore plus performants, de mettre au point des process innovants concernant les micro-polluants et surtout de lui permettre de valoriser ses déchets en produisant de l'énergie. Sont concernées les boues (45 000 tonnes produites par an) qui pourront être utilisées pour la production de biogaz par méthanisation et l'utilisation des calories des eaux traitées pour faire fonctionner des réseaux thermiques. L'irrigation des espaces verts va également être développée. L'investissement est évalué entre 350 et 400 millions d'euros, financé par le budget annexe assainissement de la métropole et par des subventions. Début des travaux programmé en 2023.




Rémy Mario
Journaliste

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