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Nice : Iconic vise une ouverture en 2022

Ralenti par la crise sanitaire, le chantier a dû également interrompre la fabrication et la pose de la charpente métallique qui est désormais confiée à l'entreprise Simeon.
Nice : Iconic vise une ouverture en 2022
R. Mario - La charpente métallique sur le bloc est d'Iconic, qui va devoir être déposée et reconstruite.

BTPAlpes-Maritimes Publié le ,

Un projet architecturalement et techniquement très complexe, qui doit composer avec de nombreuses contraintes (site urbain, proximité des installations ferroviaires, crise sanitaire) et dont le maître d'ouvrage, difficulté supplémentaire, a dû résilier le marché de la charpente métallique... A Nice, au coeur du centre-ville, Iconic, le futur ensemble multifonctionnel (près de 20 000 m2) signé Daniel Libeskind avec l'agence Février-Carré, dont l'architecture hors norme sera un élément de reconquête urbaine du quartier, espère en avoir fini avec les embûches rencontrées par le chantier aux cours des derniers mois.


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La Compagnie de Phalsbourg table désormais sur un achèvement de l'ouvrage en mars 2022 et une livraison complète au deuxième semestre 2022, une fois l'ensemble des aménagements intérieurs terminés. Le dernier avatar a concerné l'installation de la charpente métallique qui avait été amorcée sur le bloc est du complexe (la construction d'Iconic a été divisée en deux parties, à la fois pour des raisons structurelles et parasismiques), avant le premier confinement.

« Nous nous sommes aperçus, au fur à mesure de la pose de cette charpente, que l'ouvrage ne répondait pas au cahier des charges du marché et que la qualité de la construction pouvait être menacée. Nous avons décidé de tout arrêter », explique le président de la Compagnie de Phalsbourg, Philippe Journo.

Démontage de la charpente à l'est

De discussions avec l'entreprise mise en cause (Blocotelha) en expertise, la Compagnie de Phalsbourg a finalement résilié le marché et a dû en passer un nouveau, attribué à l'italien Simeon, déjà en charge de l'habillage des façades d'Iconic, sous la forme d'une alternance de panneaux de verre et d'acier. Le problème est qu'il a fallu relancer la construction de cette charpente et reprendre toutes les études d'exécution... Un incident qui a fait perdre six mois au chantier et va générer un surcoût de 3 millions d'euros ; la charpente déjà installée sur la partie est n'étant pas conservée et devant être démontée.

« Il n'était pas question de prendre un risque avec la qualité de la structure. Mais cet événement nous a obligés à inverser le déroulement des opérations avec la pose de la charpente tout d'abord sur le bloc ouest puis à partir de la mi-juin sur le bloc est », ajoute Philippe Journo. La pose de la charpente métallique désormais relancée, le maître d'ouvrage vient de valider avec Daniel Libeskind la sérigraphie des panneaux vitrés qui habilleront, pour partie, les différentes faces d'un bâtiment inspiré des formes de l'azurite. Une sérigraphie qui jouera sur les reflets des façades, dans l'ambiance intérieure, etc. S'en suivra tout de même 4 000 heures de test dans des conditions sévères pour ces panneaux vitrés afin de valider leur conformité technique.

Appel aux entreprises locales

« Les corps d'état techniques commencent également à arriver sur le chantier et les semaines passées ont été mises à profit pour mener des travaux d'étanchéité, traiter les voiries et réseaux divers et réaliser les planchers collaborants avec le coulage du béton », détaille Olivier Fabre, directeur régional Paca d'Oteis, principal bureau d'études de l'opération.

A noter, pour une opération qui va mobiliser plus de trente entreprises (en corps d'état séparés) et bureaux d'études, une participation plus marquée, pour les corps d'état techniques, des entreprises locales et régionales au chantier. Le lot CVC/Plomberie a ainsi été attribué au groupe TAA (Saint-Laurent-du-Var), l'étanchéité à ETE (Colomars), le lot serrurerie à Métal Azur Concept (Mandelieu-la Napoule). D'autres lots techniques restent encore à attribuer. La Compagnie de Phalsbourg évalue désormais le coût total de l'opération à plus de 100 millions d'euros dont 12 à 13 millions d'euros supplémentaires liés à la crise sanitaire et aux difficultés survenues en cours de chantier.

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