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Nice Côte d'Azur : un contrat de relance pour financer le projet urbain de la Métropole

Alpes-Maritimes le - - Territoires

Nice Côte d'Azur : un contrat de relance pour financer le projet urbain de la Métropole
Métropole Nice Côte d'Azur - Louis Nègre et Christian Estrosi, respectivement vice-président et président de la métropole Nice Côte d'Azur et Jean Castex, Premier ministre lors de la signature du protocole d'intention du contrat de relance et de transition énergétique.

Très ambitieux, il prévoit plus de 2,5 milliards d'investissements publics pendant six ans. Mais l'enjeu sera de réussir à rendre les projets opérationnels et à les engager rapidement sur le terrain.

La Métropole Nice Côte d'Azur a signé le 15 avril avec l'Etat le protocole d'intention de son contrat de relance et de transition énergétique (CRTE) qui prévoit plus de 2,5 milliards d'investissements à engager durant l'actuelle mandature de la collectivité...

Ils sont répartis en plus de 200 projets que porteront la Métropole, la Ville ou leurs satellites dans de multiples domaines d'aménagement : la transition écologique (transports, rénovation énergétique des logements, assainissement, traitement des déchets, etc.), la cohésion sociale et territoriale, la sécurité, l'attractivité économique, le rayonnement culturel et touristique. « Ce ne sont pas seulement des moyens financiers permettant de porter plus haut, plus loin et plus vite les projets essentiels pour l'avenir de notre territoire. C'est aussi un appel à l'espérance et notre contribution au redressement de notre pays » assure Christian Estrosi, le président de la Métropole qui escompte un puissant effet multiplicateur de ce plan sur l'investissement privé, estimé de 1 à 5.

Ces nouveaux CRTE, qui ont une durée de six ans et qui sont mis en œuvre à un niveau infra-départemental, englobent l'ensemble des soutiens (financement et ingénierie) que l'Etat apportait précédemment aux territoires et leurs effets devraient être nettement accrus grâce aux crédits du plan de relance (100 milliards d'euros au niveau national). Ces derniers seront engagés lors des deux premières années des CRTE. Avec cet outil, l'objectif de l'Etat est aussi de porter au cœur des territoires les objectifs nationaux de la transition écologique. Dans les Alpes-Maritimes, ce sont pas moins de sept CRTE qui vont être mis en place dans les prochaines semaines ; la contractualisation s'opérant avec chacun des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) du département.

Soutien d'autres co-financeurs

Concernant la mise en œuvre du CRTE de la métropole Nice Côte d'Azur et notamment la participation de l'Etat au financement des différents projets, Philippe Loos, sous-préfet en charge de la relance dans les Alpes-Maritimes, précise que « le protocole d'intention n'a pas déterminé de clé de financement, car les projets vont s'étaler sur plusieurs années et leur financement dépendra de leur éligibilité aux différents fonds d'Etat ».

Les opérations du CRTE pourront en revanche être soutenues par d'autres co-financeurs (Région, Département ou fonds européens), comme toute opération d'investissement des collectivités. Le contrat d'avenir Etat-Région, signé en début d'année en Paca (5,1 milliards d'euros), est un de ces dispositifs et la Région a voté le 23 avril les premières conventions d'applications territoriales qui prévoient, pour la Métropole Nice Côte d'Azur notamment, une dizaine de projets représentant 237 millions d'euros d'investissements. Ils sont financés à hauteur de 25 % à la fois par l'Etat et par la Région. Parmi les opérations, figurent la rénovation énergétique des bâtiments de l'Université Côte d'Azur, les travaux ferroviaires de la SNCF, les projets du CHU de Nice, l'extension de la coulée verte, etc.

Des commandes très attendues par le BTP

De même, les dotations de « France Relance » de l'Etat, et notamment la dotation de soutien à l'investissement local, ont déjà été mobilisées à hauteur de 70 millions d'euros pour soutenir des projets inscrits dans le CRTE de la Métropole Nice Côte d'Azur. Concernant la mise en œuvre du CRTE, elle va s'effectuer au travers d'un comité de pilotage technique associant l'EPCI et le sous-préfet. « L'agence nationale de cohésion des territoires interviendra également en liaison avec la DDTM [direction départementale des territoires et de la mer, NDLR] ainsi que les services de l'Ademe et du Cerema », précise Philippe Loos.

Pour le BTP et les entreprises azuréennes, ce plan de relance, après une phase de contraction de la commande publique liée à la crise sanitaire, laisse espérer un puissant ballon d'oxygène. Même si les analyses divergent quant à la définition même de relance, car les projets contenus dans ce plan sont des opérations identifiées depuis des années et prévues avant la crise sanitaire dans le projet d'aménagement de la métropole. « L'important, que ces projets viennent ou pas en plus des projets déjà planifiés, est que leur financement soit désormais assuré car les entreprises en auront bien besoin pour nourrir leurs carnets de commandes », assure Laure Carladous, présidente de la Fédération du BTP des Alpes-Maritimes.

Pour l'engagement opérationnel des projets, les acteurs du BTP devront toutefois scruter l'évolution de la mise au point des dossiers qui va demander du temps. Au sein du volet extension du réseau des transports (480 millions d'euros dans le CRTE), la ligne 4 du tramway vers Cagnes-sur-Mer ne devrait pas démarrer avant fin 2022 et les autres projets (ligne 5 dans la vallée du Paillon, téléphérique vers Saint-Laurent-Var, etc.) sont au stade des premières concertations. Pour l'Hôtel des Polices dans l'ancien hôpital Saint Roch (un projet de 150 à 200 millions d'euros prévoyant plus de 40 000 m2 de surface de plancher), le marché global de performances (conception-réalisation-exploitation-maintenance) est prévu mi-2021 et le début des travaux en 2023. Pour le transfert du MIN (Marché d'intérêt national) et la construction du futur parc des expositions, la double opération structurante de l'Eco-Vallée, elle est pour l'heure bloquée par un recours sur le permis de construire du MIN déposé au tribunal administratif.




Rémy Mario
Journaliste

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