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Nice : avec la phase 2 de la promenade du Paillon, la ville-jardin s'étend

La phase 2 de la promenade du Paillon attribuée Joào Luis Carrilho da Graça et Alexandre Chemetoff va achever de transformer la couverture du Paillon en vaste espace vert au cœur du centre-ville de Nice.
Nice : avec la phase 2 de la promenade du Paillon, la ville-jardin s'étend
Groupement Carrilho da Graça / A. Chemetoff - La promenade du Paillon va s'étendre au nord sur huit hectares et va permettre de réaliser un vaste poumon vert en cœur de ville.

UrbanismeAlpes-Maritimes Publié le ,

« La réparation des erreurs urbanistiques passées dépasse les enjeux architecturaux », plaide le maire de Nice, Christian Estrosi. En choisissant (à l'unanimité du jury lors du concours), le projet proposé par le groupement Joào Luis Carrilho da Graça et Alexandre Chemetoff pour prolonger la promenade du Paillon, la ville et son maire veulent inscrire cette opération - qui va nécessiter la démolition de deux équipements publics majeurs, le Théâtre national de Nice (TNN) et Acropolis - dans une nouvelle approche du développement urbain.

Et celle-ci va reposer sur la dédensification, le retour de la nature en ville, la création de nouveaux espaces publics, synonymes de nouvelle attractivité et de retombées économiques. « L'implantation du TNN et d'Acropolis sur la couverture du Paillon, un foncier crée ex-nihilo, ont répondu, à l'époque, à une solution de facilité avec l'inconvénient de créer une coupure entre deux parties du centre-ville. C'est cette organisation que nous voulons changer et elle ira de pair avec un renforcement de l'offre culturelle, mieux répartie dans la ville », précise Christian Estrosi.

Nice : la promenade du Paillon pour Carrilho da Graça et Alexandre Chemetoff

Le Mamac au coeur du projet

En charge de l'extension de ce parc urbain très fréquenté (un million de visiteurs par an pour la première tranche) et de la mutation de cet « urbanisme sur dalle », Alexandre Chemetoff et l'architecte portugais Joào Luis Carrilho da Graça (avec les bureaux d'études Ingerop, Canaopée, Mazet & Associés, Les Eclaireurs et Scenevolution) expliquent avoir conçu « un projet à la fois en continuité avec la première phase mais aussi différent, en raison de la composition urbaine que forme le Mamac et la bibliothèque Louis Nucéra ». Sur huit hectares et près un kilomètre, le projet va s'appuyer sur l'intégration de ces bâtiments dans le nouvel aménagement paysager avec notamment une nouvelle salle pour le Mamac au-dessus de la place Yves Klein, dont la toiture terrasse accueillera le prolongement de la promenade. Même démarche pour la bibliothèque Louis Nucéra qui sera dotée d'un patio intérieur et d'une façade vitrée, en continuité de la nouvelle promenade du Paillon.

Pour le nouveau parc, il va comporter une grande allée, entrecoupée de calades et de douze traversées permettant de le relier facilement aux deux rives du Paillon. Pour les plantations, dans une profondeur de terre variant de 60 cm à 2 mètres (plus de 1 500 arbres avec des essences multiples), elles seront organisées en différentes séquences, alternant les parcours luxuriants.

Un investissement de 75 millions d'euros TTC

L'eau, issue pour partie de la récupération des eaux pluviales de la couverture du Paillon, sera également au cœur du projet, sillonnera le parc et alimentera des bassins. « Dans ces bassins, nous imaginons l'implantation d'objets hybrides, pour donner une attraction supplémentaire et populaire à ce parc » précise Alexandre Chemetoff. La sensation de « forêt urbaine » sera accentuée par le traitement de façades à façades que prévoit l'opération et celui-ci va se traduire par une végétalisation des rues en bordure du parc ainsi que des traverses pour donner une continuité à ces aménagements paysagers. Une nouvelle piste cyclable sera également créée le long du Vieux-Nice.

Avec un budget de 75 millions d'euros TTC, la phase 2 de la promenade du Paillon sera nettement plus coûteuse que la première mais elle intègre l'extension du Mamac, sa rénovation énergétique, la rénovation de la bibliothèque, les déconstructions du TNN et d'Acropolis, en plus de la requalification paysagère. Une vaste mutation de ce foncier qui va se dérouler par étapes et par secteurs jusqu'à la fin 2025 pour offrir à Nice un parc urbain continu, du Jardin Albert 1er à l'esplanade De Lattre de Tassigny.

Le projet urbain se met en place

Le prolongement de la promenade Paillon va sensiblement modifier les centralités de la ville avec la relocalisation, après démolition, du TNN et d'Acropolis et le changement d'usage du palais des expositions. Le tout passant par des opérations à tiroir pendant les phases de mise au point et de construction des projets définitifs. En attendant, en 2026, la reconversion du palais des exposition en palais des arts et de la culture comportant, entre autre, un auditorium de 1 150 places et une salle de théâtre de 800 places - le concours a été lancé l'été dernier -, les spectacles culturels commenceront à devenir multi-sites avec le théâtre des Franciscains qui va être livré en mars, une salle de 500 places dans le projet Iconic fin 2022 et « La cuisine », une structure temporaire de 600 places installée à proximité du terminus de la ligne 2 du tramway. Cette salle, qui a abrité le théâtre du Carouge en Suisse est en cours de montage et sera prête au printemps.

Nice : Iconic vise une ouverture en 2022

L'autre grande modification du paysage urbain concerne le secteur du Grand Arénas dans l'Eco-Vallée. Il se prépare à accueillir un nouveau pôle multimodal, future « porte d'entrée de la métropole » et il sera le lieu d'implantation, sur les terrains du MIN et notamment au sein du MIN Fleurs transformé, du futur parc des expositions et des congrès de 40 000 m2, connecté à l'aéroport international. Pour réaliser ce grand équipement, lieu d'accueil des congrès et des salons, la Métropole Nice Côte d'Azur a prévu de confier une concession d'aménagement à la SPLA Côte d'Azur Aménagement qui lancera ensuite une consultation auprès de constructeurs et d'exploitants pour bâtir ce parc qui pourrait être livré en 2027. Investissement : environ 160 millions d'euros (le bâtiment couplé à des aménagements paysagers). Et en attendant sa réalisation, est prévu d'adapter en 2023 le Palais Nikaïa à l'accueil des congrès pour un investissement de 3 millions d'euros.

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