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Mont-Dauphin : les travaux de toiture et de charpente de la caserne Rochambeau vont être achevés

Hautes-Alpes le - - BTP

Mont-Dauphin : les travaux de toiture et de charpente de la caserne Rochambeau vont être achevés
Isabelle Fouilloy-Jullien/CMN - Il y a quatre ans, une première tranche de travaux avait permis de réhabiliter un tiers de la toiture, mais pas le reste faute de financement.

Un tiers de la toiture et de la charpente de la caserne Rochambeau, au sein de la place forte de Mont-Dauphin, avait été réhabilité il y a quatre ans. Le plan de relance gouvernemental va permettre de financer les deux tiers restants pour 3,6 M€ dès septembre 2021.

Construite entre 1765 et 1785, la caserne Rochambeau, composée de 56 casemates voûtées, sur trois niveaux, est le bâtiment le plus vaste de la place forte de Mont-Dauphin, œuvre de Vauban inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. Il y a quatre ans, une première tranche de travaux de toiture et de charpente avait été réalisée sur cette caserne. Faute de financements, seul un tiers de l'édifice de 270 mètres de long avait pu être traité. Les deux tiers restant le seront dès septembre 2021, puisque le projet d'achèvement de cette restauration bénéficie du plan de relance gouvernemental, au même titre que 13 autres monuments nationaux.

A cela, vont s'ajouter quelques reprises comme le nettoyage des façades. « Le ministère de la Culture avait donné consigne au Centre des monuments nationaux de sélectionner des projets dont les travaux pourraient débuter en 2021 », indique Isabelle Fouilloy-Jullien, administratrice de la place forte de Mont-Dauphin. Le chantier haut-alpin se déroulera sur deux ans, pour un coût de 3,6 M€, sous l'égide de l'architecte en chef des monuments historiques Michel Trubert.

Une charpente en mélèze à la Philibert Delorme

Ces travaux sont relativement urgents dans la mesure où « des plaques de tôles viennent pallier les pathologies diverses de la toiture », confie Thierry Balereau, architecte urbaniste en chef de l'Etat et conservateur du site.

Des entreprises habilitées à travailler sur des monuments historiques restaureront cette charpente en mélèze à la Philibert Delorme, « un assemblage de petits morceaux de bois maintenus par des clavettes qui forment un grand vaisseau », détaille Thierry Balereau. « A l'origine, il s'agissait d'une toiture terrasse destinée à accueillir des batteries de canons. Elle a été couverte par les militaires au XIXe siècle pour y abriter voitures et chevaux. Mais on devait pouvoir la démonter en cas de siège pour y mettre des batteries de canons, ce que permettait la technique développée par Philibert Delorme », poursuit l'architecte urbaniste.

La charpente en mélèze à la Philibert Delorme a été posée au XIXe siècle. Elle se compose de petits morceaux de bois maintenus par des clavettes. (Crédit : Isabelle Fouilloy-Jullien/CMN)

Le chantier va consister en la révision des bois, le remplacement des éléments altérés par des infiltrations, la vérification des assemblages, la pose d'un lattis bois, d'une isolation et d'une couverture en ardoise.

La nouvelle vie de la caserne

Depuis l'année dernière, l'ancienne caserne accueille de l'activité économique. Une première convention d'occupation a été signée avec le champiculteur Nicolas Wagner, qui occupe six chambrées du rez-de-chaussée. Depuis septembre dernier, et après huit mois de travaux d'un montant de 600 000 €, la Coopérative laitière des Alpes du Sud y a installé une cave d'affinage de fromages, la température et le taux d'humidité de l'endroit convenant parfaitement au projet. La coopérative s'étend ainsi sur six chambrées au rez-de-chaussée et six au premier étage. Sur les 56 chambrées de la caserne, 18 sont donc actuellement occupées.

Isabelle Fouilloy-Jullien espère bien attirer de nouvelles activités. « J'ai été en contact avec des viticulteurs qui travaillent sur des vignes d'altitude ; ils réfléchissent. Le premier est installé à Saint-Sauveur, le second à Châteauroux-les-Alpes et à Eygliers. La difficulté, c'est que les portes sont étroites et que la solution consisterait à monter les cuves à l'intérieur des chambrées. »




M.-F. Sarrazin
Journaliste

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