AccueilTerritoiresMobilité des touristes dans les Hautes-Alpes : encore du chemin à faire

Mobilité des touristes dans les Hautes-Alpes : encore du chemin à faire

Une enquête révèle que 75 % des touristes viennent dans les Hautes-Alpes en voiture et que l'offre de mobilités alternatives laisse parfois à désirer.
75 % des touristes arrivent dans les Hautes-Alpes en voiture.
M.-F. Sarrazin - 75 % des touristes arrivent dans les Hautes-Alpes en voiture.

TerritoiresHautes-Alpes Publié le ,

Mettre une réalité sur des sentiments. « On connaît notre fragilité en matière de transports et les résultats de cette étude n'ont rien de surprenant», commente Patrick Ricou, président de l'Agence de développement des Hautes-Alpes. Après s'être intéressé à la mobilité et aux habitudes de déplacement des Haut-Alpins, l'organisme départemental et le collectif Mobil'Hautes-Alpes viennent de publier une enquête sur celles des touristes en 2022. Il s'agit de « mieux connaître les habitudes, les contraintes et les souhaits des séjournants afin d’éclairer la décision publique, et ainsi améliorer la mobilité ».

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Il en ressort, sans surprise, que la voiture demeure le moyen de transport privilégié (à 75 %) pour se rendre dans les Hautes-Alpes. 60 % des touristes habitent à plus de 300 km et 60 % estiment que les conditions de déplacement jusqu'au département sont bonnes.

« Mais le dérèglement climatique, le coût des énergies et le changement d'état d'esprit sont des sujets qu'on ne peut plus ignorer », poursuit l'élu, qui est lui-même maire de la station d'Orcières.

L'étude le prouve : les touristes sont de plus en plus nombreux à accorder de l'importance à la facilité de mobilité pour choisir leur lieu de vacances (66 %), ainsi qu'à réfléchir à l'empreinte carbone de leurs trajets (42 %).

«Il en va de l'attractivité des Hautes-Alpes»

Même s'ils utilisent à 90 % la voiture pour se déplacer durant leur séjour, 65 % ont pris au moins une fois une navette ou un bus et 74 % d'entre eux cherchent une alternative pour sillonner le département une fois installés. Près de80 % estiment que le développement des mobilités douces est un enjeu pour les déplacements en vacances.

Là où le bât blesse, c'est au sujet de l'état de la desserte. 55 % des personnes interrogées estiment que les conditions de déplacement dans le département n'ont pas changé depuis dix ans. 49 % souhaiteraient réduire leur dépendance à la voiture mais trouvent que les conditions ne sont pas réunies pour sauter le pas. 54 % des touristes jugent satisfaisante l'offre navette/bus/vélo, un chiffre qui tombe à 26 % quand il s'agit de l'offre train. C'est certainement sur ce dernier moyen de transport que les efforts à fournir sont les plus conséquents et coûteux. L'amélioration du cadencement des navettes et le maillage en voies vertes seront sans doute plus rapides à mettre en œuvre ; les collectivités y travaillent.

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« Cette étude va servir de base de réflexion avec les nombreux partenaires concernés. Il faut prendre le sujet à bras le corps et franchir un palier supplémentaire. Il en va de l'attractivité du territoire », considère Patrick Ricou.

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