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Minage du Pénitent des Mées : le village libéré

Alpes-de-Haute-Provence le - - Territoires

Minage du Pénitent des Mées : le village libéré
H. S - 200 kg d'explosifs ont été nécessaires

La chandelle rocheuse de 900 m3 qui menaçait le village des Mées n'est plus. Le 27 mai, à 15 h et 28 secondes, l'énorme bloc rocheux a cédé sous la puissance des 200 kg d'explosifs installés en différents points.

« C'est bon ! ». Voilà les premiers mots de Sébastien Etienne, Directeur Général des Services de la commune des Mées, à Gérard Paul, le maire après l'ultime vérification en hélicoptère. Les Méens sont enfin soulagés. Ils étaient sous pression depuis le 02 décembre, date à laquelle un pénitent s'était effondré sur une partie du village, laissant en suspend une écaille rocheuse instable de 900 m3. L'opération de minage, menée par les entreprises Can, mandataire du marché de minage spécialisée dans le travail acrobatique et EPC groupe, co-traitant, spécialisée dans les Explosifs et Produits Chimiques, est un succès. La chandelle de 2 300 tonnes qui menaçait le village a cédé.

200 kg d'explosifs

Au total, 200 kg d'explosifs ont été nécessaires, via 70 forages d'une profondeur comprise entre 3 et 7 métres, pour éliminer la chandelle. En seulement 2 secondes de temps, la roche s'est fractionnée puis est venue se loger dans le merlon réalisé par l'entreprise Cozzi en contre bas, comme cela était prévu

Au même moment, dans les rues du village, quelques habitants en dehors du périmètre de sécurité ont pu exprimer leur soulagement. « La pression était telle qu'on serait cru à Kourou en Guyane » ose le préfet Olivier Jacob à l'issue de l'opération.

Reste aujourd'hui à éliminer, avec le même procédé, la masse rocheuse de 3 000m3 restée au sol depuis le 02 décembre 2019 et à déblayer les roches avant de reconstruire le quartier. Certains habitants, dont la maison a été partiellement détruite, envisagent une reconstruction en lieu et place.

Une opération à 1,3 million

Le montant de l'opération de minage et le déblaiement s'élève à 1,3M€ dont 700 000 € à 800 000€ devraient bénéficier d'un soutien de l'état via le fonds Barnier, la DETR et le fonds de solidarité. 250 000€ d'aides de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et du Conseil Départemental des Alpes de Haute-Provence devraient également s'y ajouter. Le reste de la dépense demeurera à la charge de la commune.

« Aucun risque à court terme n'est envisagé » estime Philippe Bouvet, directeur RTM Alpes du Sud

Un inventaire des autres pénitents

D'ici la fin de l'année, un comité d'experts mandaté par l'état (Cerema-BRGM- RTM) va réaliser un inventaire détaillé pour déterminer avec précision l'état de santé des autres pénitents. « D'ici fin 2020, nous aurons recensé toutes les potentielles fragilités des pénitents. Dans le courant de l'année 2021 nous pourrons approfondir cette étude et voir si des instabilités méritent d'être investiguées. Mais nos constatations de visu actuelles nous permettent d'être confiants. Aucun risque à court terme n'est envisagé » estime Philippe Bouvet, directeur RTM Alpes du Sud




Hélène Saveuse
Journaliste

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