AccueilTerritoiresMarseille : une centrale solaire flottante sur le Vallon Dol

Marseille : une centrale solaire flottante sur le Vallon Dol

La Société du canal de Provence et EDF Renouvelables vont déployer une centrale solaire flottante sur la réserve du Vallon Dol. L’investissement est estimé à une dizaine de millions d’euros.
Le projet vise à couvrir de panneaux solaires près de 70 % des 16 hectares du plan d’eau artificiel niché au-dessus des quartiers nord (14e) de Marseille.
© Camille Moirenc / SCP - Le projet vise à couvrir de panneaux solaires près de 70 % des 16 hectares du plan d’eau artificiel niché au-dessus des quartiers nord (14e) de Marseille.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le ,

La Société du canal de Provence (SCP) planche depuis quatre ans sur l’installation d’une centrale photovoltaïque flottante sur la réserve du Vallon Dol, au-dessus de Marseille. Le projet, développé en partenariat avec EDF Renouvelables, vise à couvrir de panneaux solaires près de 70 % des 16 hectares de ce plan d’eau artificiel niché depuis sa création en 1973 sur le flanc sud du massif de l’Etoile, au-dessus des quartiers nord (14e). Cette centrale « aquatique » aurait une puissance de 12 MWc, soit l’équivalent de la consommation de 6 000 habitants.

Ce bassin de stockage, positionné à l’extrémité du canal de Provence, est aujourd’hui utilisé pour la sécurisation de l’alimentation en eau de l’agglomération marseillaise. Sa capacité de 3 millions de mètres cubes représente deux fois celle du Vieux-Port.

Lancement des travaux à l’horizon 2023

Le projet n’est pas encore au bout de son parcours administratif. L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a été saisie en 2020 par la Direction générale de la santé (DGS) pour la réalisation d’une expertise sur l’évaluation des risques sanitaires liés à cette installation photovoltaïque flottante. Dans son avis rendu en janvier 2021, l’Anses indiquait que cette dernière ne présentait pas de risque inacceptable pour la qualité de l’eau destinée à être potabilisée. Elle recommandait cependant la mise en œuvre de certaines mesures, notamment le suivi de la qualité de l’eau et la redéfinition de la limite du Périmètre de protection immédiate (PPI) de la réserve. La SCP a donc déposé auprès de l’Agence régionale de santé (ARS) une demande de révision de ce PPI en février 2021. Une démarche confiée à un hydrogéologue agréé qui est aujourd’hui en cours de finalisation.

Après avoir obtenu le sésame de l’administration, la SCP et EDF Renouvelables porteront sur les fonts baptismaux la société ad hoc qui portera le projet. Dans la foulée, cette dernière déposera les demandes d’autorisation administrative en vue d’un lancement des travaux à l’horizon 2023. Montant estimé de l’investissement : une dizaine de millions d’euros.

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