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Un nouveau chapitre s'ouvre pour le MAC de Marseille

Le Musée d'art contemporain (MAC) de Marseille avait arrêté son activité en 2019. Il a depuis été rénové et devrait rouvrir au printemps 2023. Visite des lieux avec l'architecte Maxime Repaux, dirigeant de BAM, qui a imaginé ce nouveau MAC.
Le MAC de Marseille ouvrira de nouveau ses portes au printemps.
J.-P. Enaut - Le MAC de Marseille ouvrira de nouveau ses portes au printemps.

ArchitectureBouches-du-Rhône Publié le ,

C'est l'un des édifices qui manque le plus aux Marseillais et aux personnes éprises d'art contemporain. Depuis la dernière exposition en avril 2019, avec les œuvres des diplômés de l'école d'art, le Musée d'art contemporain (MAC) de Marseille avait fermé ses portes pour travaux. Il devait faire l'objet d'un vaste programme de rénovation à partir de 2020. Cependant la détection d'amiante dans un premier temps, puis la défaillance d'une entreprise de gros oeuvre dans un second ont considérablement rallongé les délais de ce chantier à 4,5 M€ HT.

Le MAC de Marseille est pour l'instant toujours en travaux. (Crédit : J.-P. Enaut)

Pour rappel, en 2018, une consultation a été lancée pour la rénovation thermique et muséographique. L'agence d'architecture BAM, dirigée par Maxime Repaux et Frédéric Roustan, l'a emporté. « Le projet portait à l'origine sur la remise aux normes, la conservation des œuvres et le contrôle hydrothermique. A cela, s'est greffée la réfection du hall d'entrée », explique Maxime Repaux. Le hall d'entrée a ainsi été reconstruit : il est deux fois plus haut afin de donner au musée une nouvelle identité, pour permettre l’exposition de grandes œuvres, mais aussi pour offrir une toiture terrasse accessible au public permettant d’accueillir des évènements, ainsi qu'un nouveau système de distribution de la climatisation conforme aux normes hygrothermiques "musée de France" pour la préservation des œuvres.

Rendez-vous d’archi : BAM, du cultuel au culturel

A droite de l'entrée, se trouvait auparavant un réseau de climatisation perpendiculaire aux alvéoles. « Nous avons mis en place une refonte du système de distribution désormais dans l'axe des alvéoles. Cela donne plus de hauteur et aussi plus d'ampleur à cet espace », précise l'architecte.

Le MAC de Marseille s'ouvre sur les jardins

Ce hall d'accueil avec 300 m2 sera ainsi à l’échelle du musée qui disposera de 2 700 m2 de salles d'exposition. « L'objectif était de donner de la transparence et une ouverture visuelle sur le jardin des sculptures de Bonneveine », poursuit Maxime Repaux. Un projet d'atelier de sculpture, destiné à sensibiliser le grand public à l'art, avec des sessions de formation et des stages a même été évoqué. Cette initiative pourrait s'inscrire dans le cadre d'un événement triennal sur l'art contemporain, sur le thème des jardins et des sculptures.

La relation entre le musée et les jardins s'effectuera grâce à une coursive qui mène à un rooftop de 300 m2. Doté d'un bar pour de la petite restauration, il accueillir 500 personnes dans le cadre de vernissage d'exposition ou de spectacles. « Il s'agit là de pouvoir attirer le public visitant le parc dans le musée via le rooftop », explique Maxime Repaux. L’auditorium d'une capacité de 170 fauteuils est désormais conforme aux normes sécurité incendie et PMR (personnes à mobilité réduite). Cette salle et la bibliothèque représenteront toutes deux 300 m2. Le projet vise à établir une relation visuelle entre le hall et la bibliothèque au travers de trois grandes baies vitrées. L'aménagement intérieur de la bibliothèque a été reconçu avec du mobilier nouveau et un éclairage plus approprié.

Maxime Repaux devant la coursive qui crée un lien entre le jardin et le MAC. (Crédit : J.-P. Enaut)

De Marseille à Carthage

L'agence BAM s'est peu à peu spécialisée dans ce type de projets. Elle vient d'obtenir le marché de 4M€ de la rénovation énergétique du Crédit municipal à Marseille. « Nous participons actuellement au concours international ouvert pour l'extension du musée d’archéologie de Carthage en Tunisie », se félicite Maxime Repaux. A ce jour, le marché du MAC représente l'un des plus importants de l'agence.

Le travail porte principalement sur la muséographie, l'isolation thermique, la refonte du traitement thermique et du chauffage. Au-dela de la nature du travail, Maxime Repaux se réjouit de la performance du projet de 3 200 m2 en terme de gestion. « La moyenne en France des rénovations de musées se situe à 4 500 €/m2. Notre action sur le Musée d’art contemporain de Marseille a représenté seulement 1 400 €/ m2 . »

Un futur café?

En parallèle du MAC, le café attenant fera l'objet d'un nouvel appel d'offres. Deux hypothèses sont pour l'heure envisagées. Les travaux pourraient être réalisés par la Ville et le lieu donné en gestion à un restaurateur pour une cuisine bio avec des produits locaux. Autre possibilité : confier les travaux à un prestataire privé. Les études de faisabilité sont en cours. « La surface du restaurant pourrait être doublée, passant de 120 à 240 m2 », indique Maxime Repaux.

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