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a la pelle Marseille : la ZAC de la Capelette reprend le chemin de l'école

le - - Urbanisme

Marseille : la ZAC de la Capelette reprend le chemin de l'école
Agam - Une carte du périmètre de la Zac de la Capelette

La Soleam vient lancer une consultation de maîtrise d'oeuvre pour sélectionner l'architecte qui réalisera le futur groupe scolaire de la Capelette. Une démarche qui marque la relance de l'aménagement de la ZAC éponyme, en gestation depuis plus d'une décennie.

9,95 millions d'euros HT : c'est le montant que compte investir la ville de Marseille dans les travaux de réalisation du nouveau groupe scolaire de la Capelette, dans les quartiers est de Marseille (10e). Cet établissement de 16 classes (3.400 m2 de surface de plancher pour 10 primaires et 6 maternelles) sera couplé à un gymnase (coût : 2,5 M€ HT compris dans le devis global de 9,95 M€ HT).

La Soleam, aménageur de la ZAC de la Capelette, vient de lancer un concours restreint de maîtrise d'oeuvre pour sélectionner l'architecte qui dessinera cette école en gestation, comme ce nouveau quartier, depuis plus d'une décennie. La création de ce groupe scolaire (sur une jauge de 8 classes) était en effet inscrite dès 2006 dans le programme des équipements publics de la ZAC voté par la ville et la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole.

Les candidats ont jusqu'au 30 janvier pour présenter leurs dossiers. Quatre groupements associant architectes, bureaux d'études (fluides, thermique, structures, acoustique) et économistes seront retenus au printemps. Chacun recevra une prime de 35.000 euros HT. Le lauréat sera retenu à la fin 2019.

Une ZAC en gestation depuis 2004

Mise en orbite en 2004, la ZAC de la Capelette couvre un périmètre opérationnel d'environ 75 hectares. Elle constitue l'énième pièce de la stratégie de recomposition urbaine des quartiers est engagée par la municipalité marseillaise à la fin du siècle dernier. Autour du parc du XXVIe Centenaire, pierre angulaire de cette reconquête, une myriade d'opérations sont sorties de terre, réunies sous le label fédérateur « Marseille Grand Est » : deux autres ZAC, la zone Ferrié-Capelette qui accueille un village de concessions automobiles et celle du Rouet (1.200 logements), le lotissement Cap Est (460 logements réalisés) et le palais omnisports « Marseille Grand Est » (12.000 m2 de surface de plancher, anciennement « palais de la glace et de la glisse »).

Le programme comprenait également le projet de méga centre commercial « Bleu Capelette » (42.500 m2 avec 78 boutiques et restaurants et un cinéma de 12 salles porté par l'exploitant marseillais Didier Tarizzo) porté par Icade et Sifer. Icade s'étant retiré, Sifer a revu sa copie. Exit la vocation purement commerciale. Désormais seul en piste, le promoteur phocéen envisage – via la SCI Marseille Capelette 10 — de développer sur la parcelle jouxtant le palais des sports (2 ha) une nouvelle pièce urbaine de 71.000 mètres carrés de surface de plancher agrégeant environ 600 logements et une résidence senior gérée (38.000 m2 de surface de plancher), des commerces (10.000 m2), des bureaux, un hôtel et le cinéma (23.000 m2 de surface de plancher au total).

Un PUP de 17,5 M€

Le nouveau programme Sifer doit toutefois être approuvé par la Ville. Inscrit initialement au menu du dernier conseil municipal qui s'est tenu le 20 décembre, le dossier a finalement été retiré de l'ordre du jour à l'ultime minute. Ce vote concerne indirectement le groupe scolaire car il porte sur l'approbation du projet urbain partenarial (PUP), dispositif qui permet à la collectivité de faire porter une partie de la charge du financement des infrastructures et des équipements aux opérateurs immobiliers. Or ces derniers doivent financer un quart de la dépense (4,585 M€ HT), aux côtés de la ville et de la métropole Aix-Marseille-Provence qui prennent en charge la majorité de la charge (13 M€ HT). Et la délibération reportée précise le plan de financement de l'école : la ville est censée payer 85% du devis au titre du PUP quand le promoteur financera le solde (15%).

Quant au reste du projet d'aménagement, son sort reste encore incertain. La métropole doit en effet régler le devenir du centre de transfert des déchets qui jouxte le palais omnisports. A défaut d'un déménagement pur et simple, la collectivité et l'aménageur envisagent de l'encapsuler. Seul hic : cette mise sous cloche a un coût... Près de 100 millions d'euros !




William Allaire
Journaliste

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