AccueilUrbanismeMarseille : la SNCF lance un appel à projets pour la reconversion de son ancien siège régional

Marseille : la SNCF lance un appel à projets pour la reconversion de son ancien siège régional

SNCF Gares & Connexions cherche à revitaliser les locaux de son ancienne direction territoriale, sur le site Saint-Charles. Elle lance un appel à candidatures pour confier à un opérateur la jouissance de cette friche.
La gare St-Charles, à Marseille, avec en arrière-plan le « camembert », décor de l’ancien siège régional de la SNCF.
William Allaire - La gare St-Charles, à Marseille, avec en arrière-plan le « camembert », décor de l’ancien siège régional de la SNCF.

UrbanismeBouches-du-Rhône Publié le ,

SNCF Gares & Connexions (la filiale de SNCF Réseau chargée d'exploiter, de gérer et de développer les 3 000 gares du réseau national français)vient de lancer un appel à candidatures auprès d’opérateurs immobiliers pour la reconversion de l’ancien siège régional de la SNCF, niché au dessus des quais de la gare Saint-Charles, à Marseille, entre le bâtiment historique de la station ferroviaire et la halle Honnorat. La filiale immobilière de l’entreprise publique souhaite confier par le truchement d'une autorisation d'occupation temporaire (COT) les anciens locaux de sa direction territoriale, un ensemble de bureaux d'environ 8 000 m2 de surface utile répartis sur quatre niveaux, auxquels s'ajoute un niveau technique dit "entrepont" d'environ 2 000 m2.

Ces locaux sont quasiment vacants depuis 2009 et le déménagement des services administratifs des cheminots dans un immeuble contemporain situé rue Léon Gozlan (3e), à un jet de pierre des quais. Ils sont accessibles depuis l’intérieur de la gare. Le preneur devra prendre en charge la rénovation de cet ensemble érigé au début des années 1980. Un chantier compliqué, ce complexe surnommé « le camembert », en référence à sa forme circulaire, étant bourré d’amiante.

Un écrin en friche depuis 2009

En jachère depuis treize ans, ces locaux représentent une réserve foncière assez unique dont le destin a longtemps été lié au réaménagement de la gare Saint-Charles qu’implique le projet de la ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur (LNPCA). Près de sept ans de travaux, de 2028 à 2035, et un investissement estimé à 1,9 milliard d’euros seront nécessaires pour augmenter la capacité de la principale gare marseillaise aujourd’hui proche de la saturation. La création d’une infrastructure souterraine, nichée 25 mètres sous les quais de la plate-forme existante, coûtera à elle seule près de la moitié de ce devis.

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A plus long terme, ce chantier de génie civil sera la pierre angulaire d’un vaste programme de recomposition urbaine instigué par l’ancienne municipalité sous l’appellation « Quartiers Libres-Saint-Charles-Belle de Mai ». Confiée en juin 2016 aux agences d’urbanisme Güller-Güller et TVK à l’issue d’un dialogue compétitif, cette opération prévoit le réaménagement des 140 hectares aux abords de la gare et de l’ancienne manufacture de tabac qui accueille le pôle média.

A l’horizon 2030, les urbanistes caressent un rêve : ouvrir la gare à 360° sur la ville pour la transformer en belvédère urbain qui embrasse toute la cité.

Une COT longue durée

Dans ce vaste Meccano urbain, l’ancien siège régional de la SNCF constitue une pièce secondaire. Coincé derrière la halle Honnorat, le « camembert » reste un vestige de l’architecture tertiaire des années 70/80. Un témoignage aujourd’hui relégué au rang de totem paysager, le bâtiment désaffecté n’ayant plus de véritable ancrage urbain, coincé entre les quais, la gare routière et le grande halle à la verrière circonflexe conçue à la fin du XIXe siècle par l’architecte Joseph-Antoine Bouvard.

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Par son appel à candidatures, SNCF Gares & Connexions entend donc redonner vie à cette friche immobilière. Dans son avis de marché, elle précise que « la durée de la COT n'est pas pré-déterminée et sera arrêtée à l'issue de la consultation, après échanges avec les candidats ». Les précisions seront amenées en phase d'offres mais « en tout état de cause, la convention sera de longue durée ». En contrepartie de la jouissance des locaux, le preneur devra verser une redevance à la SNCF.

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