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Marseille : la marina olympique reçoit le feu vert de la commission des sites

Le projet de marina olympique du Roucas Blanc a reçu le feu vert de la commission départementale des sites. Un ultime sésame avant le permis de construire.
Marseille : la marina olympique reçoit le feu vert de la commission des sites
Jacques Rougerie / Carta et associés - La marina devrait être opérationnelle dès l'été 2022.

UrbanismeBouches-du-Rhône Publié le ,

Huit mois après avoir été retenu par la Ville de Marseille, le projet de marina olympique du Roucas Blanc a reçu ce 29 juin le feu vert de la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites* (CDNPS). Ce sésame indispensable a été délivré à l’unanimité par cette instance placée sous la tutelle du préfet des Bouches-du-Rhône qui associe représentants des services de l’Etat (DDTM, DREAL, DDAF, etc.), élus locaux et personnalités qualifiées. Il ouvre la voie à l’enquête publique, prévue cet automne (l’emprise du projet étant situé sur le domaine public maritime). Suivront à la fin de l’année la signature du permis de construire et l’autorisation environnementale, ultimes sésames avant les travaux d’aménagement de cette infrastructure qui servira d’écrin naturel aux compétitions de voile des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Un devis de 21,4 M€ HT

Le chantier sera réalisé par le groupement associant Les Travaux du Midi (groupe Vinci) et les architectes Jacques Rougerie et Roland Carta. Ce chantier objet d’un marché de conception-construction de 21,4 millions d’euros HT vise à proposer différents aménagements de ce site de 6,5 ha qui jouxte les plages du Prado : l’accueil, le stockage et la mise à l’eau de plus de 200 bateaux et d’une soixantaine de planches à voile pour les compétiteurs ainsi que d’une centaine d’embarcations nécessaires à la sécurité, aux jurys et aux médias. Il prévoit également des bâtiments (R+1) destinés à l’accueil de 330 athlètes olympiques : vestiaires, sanitaires, espaces médicaux, zones de repos, espaces de réunion, restauration, logistique et services (sécurité, contrôle anti-dopage). Sans oublier une zone médias.


(crédit : Jacques Rougerie / Carta et associés)

Des aménagements non pérennes sont également au programme, notamment une tribune dont la jauge n’est pas arrêtée (sous maîtrise d’ouvrage de Paris 2024), ainsi que des travaux sur le plan d’eau et les berges, un volet maritime objet d’un permis d’aménager qui sera piloté par le tandem Ingérop / 331 Corniche architectes (devis : environ 12 M€ TTC).

Pour les constructeurs, le compte à rebours est extrêmement serré : la marina devait théoriquement être opérationnelle dès l’été 2022 pour le premier Test Event, la compétition qui servira de grande répétition générale aux épreuves olympiques. Un événement en configuration JO qui aura lieu en 2023.

Reste enfin une inconnue : le bouclage du plan de financement. La Ville de Marseille aimerait que l’Etat augmente sa participation au budget de l’opération. Dans le tour de table initial, Paris avait prévu d’octroyer une enveloppe de 3,6 millions d’euros, le solde étant pris en charge par les collectivités : Région Paca, conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Métropole Aix-Marseille-Provence et Ville.

* La CDNPS concourt à la protection de la nature, à la préservation des paysages, des sites et du cadre de vie et contribue à une gestion équilibrée des ressources naturelles et de l’espace dans un souci de développement durable.

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