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Marseille : cinq copropriétés inscrites dans le plan « Initiative Copropriétés »

le - - Urbanisme

Marseille : cinq copropriétés inscrites dans le plan « Initiative Copropriétés »
W. Allaire - La cité Bellevue est l'une de ces copropriétés.

De passage à Marseille pour le congrès de l'Union Sociale pour l'Habitat (USH), Julien Denormandie en a profité pour annoncer le lancement d'« Initiative Copropriétés », un grand plan de bataille contre les copropriétés dégradées. Une offensive qui devrait concerner cinq sites à Marseille.

Le gouvernement a lancé hier à Marseille son grand plan de bataille contre les copropriétés dégradées. Cette stratégie baptisée « Initiative Copropriétés » mobilise une enveloppe décennale de financements de 2,5 milliards d'euros de la part des deux agences nationales, l'agence nationale de l'habitat (Anah- 2 Mds€) et l'agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU - 500 M€).

Marseille figure parmi les 14 sites « en suivi national ». Un fléchage prioritaire qui devrait se traduire par l'inscription sur la programmation du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) de cinq copropriétés en souffrance : le Parc Kallisté (15e), 753 logements ; le Parc Corot (13e), 697 logements ; la cité Bellevue (3e), 444 logements ; l'ensemble Bel Horizon (2e), 133 logements et un dernier lot qui comprend la cité Maison Blanche (14e), 236 logements ainsi que des petites copropriétés disséminées dans le diffus dans le secteur de la rue de Versailles (3e,une centaine de logements). Ces deux dernières figurent sur le périmètre de l'opération d'intérêt national Euroméditerranée. Le Parc Kallisté et la cité Bellevue (également appelée « Félix Pyat »), de leur côté, ont déjà bénéficié par le passé d'interventions lourdes type plans de sauvegarde. Des actions de chirurgie lourde qui n'ont pas suffi à sortir de l'ornière ces deux grandes copropriétés dont le parc de logements s'apparente à du parc social de fait, compte tenu de l'immense paupérisation de leurs habitants.

Signes de fragilité

Selon une étude commandée par l'Anah, un quart des copropriétés de la deuxième ville du pays (5 900 sur un total de 23 000) présente « des signes de fragilité ». Si la majorité de ces copropriétés en souffrance compte moins de 12 logements (5 044) et est localisée dans des tissus urbains de centres anciens et de faubourgs, on recense également dans ce tissu des ensembles de grande taille : 72 copropriétés comptent plus de 100 logements, essentiellement construits dans les années 50 à 70. Une vingtaine de ces grandes copropriétés sont sous surveillance.

En 2015, un rapport de Christian Nicol, inspecteur général de l'administration du développement durable et ancien directeur de l'Anah, estimait à 40.000 le nombre de logements privés indignes à Marseille, soit 13 % du parc de résidences principales. La plupart d'entre eux se situent dans dix grandes copropriétés.




William Allaire
Journaliste

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