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Marignane : Action Logement au chevet du centre ancien

Bouches-du-Rhône le - - Urbanisme

Marignane : Action Logement au chevet du centre ancien
W. Allaire - Dix-huit immeubles décatis du centre ancien de Marignane vont être restructurés.

Digneo, le nouvel outil mis en place par Action Logement pour lutter contre l'habitat insalubre, va entrer en action à Marignane. Trente-quatre millions d'euros seront investis pour réhabiliter cinq îlots décatis du centre ancien de la cité des rives de l'étang de Berre.

Trente-quatre millions d'euros : c'est le montant que va investir Digneo, le nouveau dispositif mis en place par Action Logement pour lutter contre l'habitat indigne, dans la restructuration de 18 immeubles décatis du centre ancien de Marignane (34 000 habitants).

La cité des rives de l'étang de Berre, dont le coeur de ville est inscrit dans le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD), sera l'une des premières du pays à bénéficier de l'intervention de cet outil national qui dispose d'un budget de 945 millions d'euros destiné à l'acquisition et la réhabilitation de 3 000 logements dégradés, indignes, insalubres ou en péril dans les centres-villes d'ici la fin 2022.

115 logements locatifs

A Marignane, l'enveloppe de 34 millions d'euros devrait permettre la production de 115 logements locatifs libres par l'association Foncière Logement (FL), autre filiale d'Action Logement qui intervient dans les sites en rénovation urbaine et les communes carencées au titre la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Cette cure de jouvence panachera opérations neuves (56 %) et réhabilitations (44 %), d'après des études approfondies réalisées par l'agence Huit et demi architectes (ex M+N, Marseille) en accord avec l'architecte des bâtiments de France. Au total, cette oeuvre de chirurgie lourde concernera cinq îlots du centre ancien sur une emprise au sol d'environ 6 300 mètres carrés.

Selon Patrice Langinier, secrétaire général de Foncière Logement, « cette première opération correspond à près d'un tiers du parc immobilier marignanais dans les radars de FL ». Un statut dont l'opérateur entend faire « un levier et un démonstrateur » de son engagement dans la cité aéroportuaire.

Début septembre, Foncière Logement a lancé deux appels à projets auprès de promoteurs-constructeurs et concepteurs pour la réalisation des opérations immobilières. La première porte sur la réalisation d'un immeuble de 40 logements collectifs dans le secteur des Bruyères, en lisière du centre historique, sous la forme d'un contrat de promotion immobilière. La seconde est un marché de conception-réalisation pour confier à un groupement le pilotage d'un programme de renouvellement urbain prévoyant la création d'environ 75 logements locatifs libres avec commerces et services en pied d'immeubles (950 m2).

200 immeubles vétustes inscrits dans le PNRQAD

Instigué en 2012, le PNRQAD marignanais concerne près de 200 immeubles décatis qui formaient l'ancien noyau villageois autour du château médiéval, un écrin classé qui accueille désormais l'hôtel de ville. Derrière la mairie, le coeur de Marignane est en souffrance : immeubles en ruine, ruelles dont l'accès est barré par des portails en fer, terrains vagues jonchés d'herbes folles, portes scellées pour éviter les squats... A quelques mètres d'écart, le silence des pierres s'oppose à la vie qui suit son cours normal. « Vous vous dîtes : c'est inimaginable ! Dans quelle ville de France trouvez-vous un bâti dans cet état ? », se désole le maire, Eric Le Dissès. A la barre de la municipalité depuis 2008, cet élu LR a hérité ce fardeau urbain de son prédécesseur, Daniel Simonpieri, un FN passé au MNR recyclé UMP en fin de mandat. Un centre ancien en déshérence composé de plusieurs îlots insalubres... acquis par la ville dans les années 70/80.

Engagée sur la grande place qui jouxte la mairie, l'œuvre de revitalisation se poursuit désormais sur l'arrière. Après démolition d'un pâté de maisons qui a permis de créer une place (la place de la Cité), la ville a confié à l'office public de l'habitat 13 Habitat la mission de requalifier un premier îlot de huit immeubles afin d'y aménager dix logements sociaux et un commerce en rez-de-chaussée (montant du devis : 2 M€).

La municipalité a également confié à l'entreprise publique locale, l'Area Région Sud Paca (Agence régionale d'aménagement et d'équipement), une concession pour participer au lifting du cœur de ville. Le mandat qui court jusqu'en 2024 concerne deux sites : le secteur des Bruyères (1,13 ha), en lisière du centre historique, où l'Area prévoit de développer une opération de revitalisation urbaine agrégeant réalisation d'une offre d'habitat nouvelle et reconfiguration des parkings publics, et la place de l'Olivier où elle pilotera un programme de démolition-reconstruction des bâtiments entourant l'espace public (3 150 m2) avec l'ambition de développer un nouveau pôle de centralité regroupant des commerces, des logements et l'école des arts qui sera agrandie.




William Allaire
Journaliste

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