AccueilTerritoiresMarcel Martel, maire de Châteaurenard : « Sur l’ancienne gare, nous créons un nouveau quartier ! »

Marcel Martel, maire de Châteaurenard : « Sur l’ancienne gare, nous créons un nouveau quartier ! »

Equipements sportifs et scolaires, logements, réhabilitation de la friche de la gare, revitalisation du Marché d’intérêt national… Châteaurenard nourrit sa transformation avec de nombreux chantiers, comme l’explique son maire Marcel Martel.
Marcel Martel, maire de Châteaurenard : « Sur l’ancienne gare, nous créons un nouveau quartier ! »
J.-C. Barla - Marcel Martel a été réélu maire de Châteaurenard en 2020.

TerritoiresBouches-du-Rhône Publié le , Propos recueillis par Jean-Christophe BARLA

TPBM : Châteaurenard s’est profondément transformée ces dernières années. Que va apporter la reconfiguration autour de la friche de la gare ?
Marcel Martel :
Nous avons récupéré la friche de l’ancienne gare de marchandises, une zone de 4 hectares près du Marché d’intérêt national (MIN), que l’Etablissement public foncier (EPF) régional a achetée au Conseil départemental des Bouches-du-Rhône et que nous lui rachetons. Nous avons perçu une aide du fonds du plan de relance dédié au « recyclage foncier des friches » pour un montant d’1,5 million d’euros à travers l’EPF et 850 000 euros de l’Etat, soit 2,35 M€ sur cette acquisition de 4 millions d’euros.
Cet espace va devenir un nouveau quartier. Nous avons construit une voie verte d’1,6 km sur l’ancienne voie ferrée, nous aménageons un jardin de 4 à 5 000 m2, nous avons bâti un parking de 100 places semi-enterré. L’ancienne rotonde de réparation des wagons a été transformée en salle de musiques actuelles et contemporaines (SMAC) avec une jauge de 400 places debout.
Nous travaillons avec un bureau d’études sur les constructions à prévoir en deux phases car des boxes restent utilisés par le MIN sur une partie. Sur celle déjà libérée, un programme de 85 logements est envisagé ainsi qu’une Maison de santé pluridisciplinaire. Nous lancerons la consultation en 2022 auprès de promoteurs-constructeurs. L’objectif est de parvenir à une livraison en 2024. En phase 2, nous aurons encore une soixantaine de logements à prévoir. Elle sera liée au déménagement du MIN vers le nouveau pôle logistique, dans 18 mois environ. Nous nous y pencherons en fin de mandat. L’ensemble doit comprendre 40 % de logements sociaux.

Châteaurenard doit-elle assumer des pénalités pour son retard dans ce domaine ? Plusieurs maires provençaux sont très remontés, ils trouvent que leurs efforts sont mal récompensés…
C’est simple, pour que Châteaurenard respecte la loi SRU [Solidarité et renouvellement urbain, NDLR], il faudrait construire 396 logements dans les deux ans ! Pourtant, une dizaine de logements sociaux restent actuellement vacants. Nous avons donc payé 180 479 euros de pénalités. Pour atteindre les 25 %, il faudrait encore 800 logements, notre taux actuel étant de 14,57 %. Nous ne parviendrons pas à trouver les bailleurs, puisqu’ils n’ont pas la garantie d’avoir les locataires. De plus, nous ne disposons pas des terrains, une partie de la commune est soumise à la protection contre les risques d’inondation. Cette loi est ridicule et complètement contradictoire avec d’autres injonctions de l’Etat pour « construire de la ville sur la ville », préserver les zones agricoles…
Châteaurenard délivre 100 permis de construire chaque année. Nous essayons de répartir les logements sociaux dans des petits programmes pour ne pas les concentrer au même endroit. Nous allons entamer cette année la procédure de révision de notre plan local d’urbanisme qui date de 2006. Il y en a pour une trentaine de mois. Comme nous ne pourrons pas prévoir de nouvelles zones, nous pensons rester sur notre évolution moyenne de 100 logements par an. Châteaurenard gagne 250 habitants chaque année.

Cette croissance démographique vous conduit-elle à étoffer le nombre d’équipements publics ?
Nous prévoyons un nouveau groupe scolaire sur les espaces du MIN actuel, lorsqu’ils seront libérés. Nous envisageons l’agrandissement des halles marchandes, en centre-ville, pour conforter leur vocation de valorisation des productions locales, après les quelques réfections réalisées (peintures, éclairage…). Nous avons mobilisé un bureau d’étude pour leur extension d’une centaine de mètres carrés et leur réaménagement intérieur, en vue d’une réalisation en 2023.
Nous projetons une piscine couverte de 25 mètres sur le centre nautique, en complément du bassin extérieur actuel de 50 mètres, ouvert l’été. L’investissement s’élève à 10 millions d’euros. Nous en sommes aux études et voudrions une livraison pour 2025. C’est une vraie demande de la population. Nous allons aussi réaliser une piste d’athlétisme autour du stade d’entraînement.

Les halles marchandes qui comptent une demi-douzaine d’occupants devraient être prochainement étendues. (Crédit : J.-C. Barla)

La restructuration du MIN, à travers le projet « Grand Marché de Provence », devrait connaître ses premiers travaux en 2022. Qu’en espérez-vous ?
Le premier chantier concernera le pôle logistique afin de dégager le boulevard Genevet de la circulation des poids lourds. Des navettes décarbonées seront mises en place à terme depuis ce pôle dont les travaux devraient débuter en avril. Les permis de construire sont obtenus.
Sur le « Cœur de MIN », nous travaillons avec les services de l’Etat pour obtenir la déclaration d’utilité publique qui nous donnera le droit du sol. 85 % des terrains sont maîtrisés, il reste quelques parcelles à acquérir auprès de propriétaires réfractaires. Le projet est porté par une société publique locale. L’objectif est d’aller vers une délégation de service public pour que des partenaires privés s’engagent. C’est un projet à 130 millions d’euros. Le futur MIN œuvrera en complémentarité avec les autres MIN provençaux, en restant un MIN de production. L’agriculture et l’agroalimentaire, c’est l’identité, l’histoire, la richesse de notre commune, il faut garder ce savoir-faire et valoriser toute la filière comme s’y emploie le réseau Actium Grand Marché de Provence.

Lire notre interview complète de Marcel Martel dans le n°1434 de TPBM en date du 16 mars 2022. Cliquez ici pour plus d'informations sur nos offres d'abonnement à partir de 20 €/an.
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