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Manosque : le chantier de déconstruction de l'ancien pont sur la Durance redémarre
H. Saveuse - Les ouvriers ont décroché le dernier câble du pont suspendu de Manosque le 12 mars, juste avant l'arrêt du chantier.

Stoppé le 16 mars au soir pour protéger du COVID-19 les ouvriers sur le site, le chantier de déconstruction de l'ancien pont sur la Durance a redémarré en ce début de semaine.

Mesures de protections sanitaires et consignes strictes pour les ouvriers de l'entreprise Cozzi qui ont repris le travail sur le chantier de déconstruction de l'ancien pont sur la Durance en ce début de semaine. Depuis maintenant quelques jours ces derniers ont débuté la découpe au sol des câbles décrochés avant le confinement et l'arrêt total du chantier le 16 mars dernier. Retour sur l'opération délicate de décrochage des câbles, marquant une étape importante dans la déconstruction du mastodonte édifié en 1939.

C'est au petit matin, vers 8 heures que les ouvriers de l'entreprise Cozzi se sont attelés le jeudi 12 mars à décrocher le dernier câble aérien de l'ancien pont suspendu sur la Durance. Après avoir découpé les suspentes, qui reliaient les câbles aériens au tablier du pont et le premier câble côté aval, les ouvriers ont décroché le dernier câble côté amont de la Durance.

H. Saveuse - Jeudi 12 mars 7h 45 : les ouvriers sont sur le pont. Les premières manipulations commencent. Leur mission : décrocher simultanément le dernier câble aérien de 340 mètres et de 150 tonnes des deux pylônes qui le soutiennent.
  • H. Saveuse - Jeudi 12 mars 7h 45 : les ouvriers sont sur le pont. Les premières manipulations commencent. Leur mission : décrocher simultanément le dernier câble aérien de 340 mètres et de 150 tonnes des deux pylônes qui le soutiennent.
  • H. Saveuse - Sur la partie haute du pylône, un énorme boitier noir se décroche progressivement. Tous les ouvriers doivent être attentifs pour qu'il n'y ait pas d'efforts horizontaux qui viendraient déséquilibrer toute la structure. Des capteurs ont été placés à différents endroits stratégiques pour analyser en temps réel les moindres soubresauts de l'ouvrage. Une alarme se déclenche lorsqu'un mouvement de 10 mm est enregistré.
  • H. Saveuse - Au total pas moins de 4 grues sont nécessaires à l'opération. Aux extrémités, au niveau des pylônes, deux grues respectivement de 300 tonnes et 450 tonnes assurent le soulèvement du câble mais ces dernières doivent être aidées par deux grues intermédiaires de 160 et 200 tonnes pour les soulager du poids du câble et de sa pression d'une centaine tonnes (contre 1 000 tonnes durant la vie du pont).
  • H. Saveuse - Le câble doit être décroché simultanément sur les deux pylônes situés à plus de 200 mètres de distance. La synchronisation des 4 grues et des hommes sur le terrain doit être parfaite.
  • H. Saveuse - A partir de 70 tonnes de portage par les grues, le câble peut être libéré sous le contrôle des ouvriers.
  • H. Saveuse - Au sommet, les énormes rouleaux, installés à l'origine et permettant la mobilité du câble sont libérés.
  • H. Saveuse - Lorsque le câble aura été totalement supprimé, le tablier de l'ancien pont de Manosque sera soutenu par plusieurs piles provisoires installées au sol.
  • H. Saveuse - Les suspentes ont déjà été coupées la semaine précédente. Sur la tranche on peut remarquer des marques de peintures qui situent des zones qui n'ont pas pu être désamiantées. Elles seront désolidarisées avant le découpage du tablier du pont.
  • H. Saveuse - Presque 9 h du matin, le câble a été totalement décroché, reste à le découper via un caisson spécial (désamiantage) en tronçons de 9m.
  • H. Saveuse - Pour les protéger de la corrosion, une colle chargée d'amiante avait été déposée entre les câbles. Il aurait été trop difficile de les traiter sur place, en hauteur. Ils ont donc été confinés pour être ensuite découpés en tronçons de 9 mètres au sol avec un matériel spécial.
  • H. Saveuse - Franck Dagonneau, responsable du chantier et notre guide Denis Rouanet, chef de la maison technique de Forcalquier prévoit la suite du chantier, perchés à 25m en haut du pylône.
  • H. Saveuse - Avant même de couper les suspentes du pont et évidemment d'ôter le dernier câble suspendu les équipes ont dû alléger le tablier du pont. Débarrassé du bitume de la voirie et d'une grande partie du béton, le pont ne pèse plus que 600 tonnes contre 2 000 initialement.
  • H. Saveuse - Tout le béton et la charpente seront valorisés. Seuls les câbles ne le seront pas.
  • H. Saveuse - La dernière étape de la déconstruction qui consistera à découper les pylônes en tranche de 70 tonnes sera réalisée dès que la situation sanitaire du pays le permettra.




Hélène Saveuse
Journaliste

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