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Manosque : Bourjac veut créer une nouvelle carrière pour pérenniser son activité

L’entreprise familiale Bourjac veut exploiter sur 29 ans, une nouvelle carrière alluvionnaire en eau à Manosque. Un projet de développement qui doit lui permettre de pérenniser son activité.
L’entreprise familiale Bourjac veut exploiter une nouvelle carrière alluvionnaire en eau à Manosque.
Bourjac - L’entreprise familiale Bourjac veut exploiter une nouvelle carrière alluvionnaire en eau à Manosque.

TerritoiresAlpes-de-Haute-Provence Publié le ,

« Plus qu’un nouveau projet, c’est surtout la poursuite de notre activité », résume Julien Figuière, le gérant de l’entreprise familiale Bourjac, créée en 1996 et dont il représente la seconde génération. L’entreprise spécialisée dans l’exploitation de gravières et sablières vient de déposer une demande d’autorisation d’exploitation pour la création d’une carrière alluvionnaire en eau, au lieu dit « la Fito IV ». Ce terrain agricole, dont il est propriétaire, se situe au fond de la zone industrielle Saint-Maurice à Manosque, à proximité immédiate de la déchetterie. « Notre précédente carrière, la Fito III, exploitée par mes parents jusqu’en 2009, se trouvait sur un terrain proche. Nous y avons extrait 180 000 tonnes de roche silico-calcaire en huit ans. Avec cette nouvelle carrière la Fito IV, nous souhaitons changer de stratégie de développement. » L’objectif est d’extraire de plus petits volumes sur une plus longue durée, en maîtrisant totalement l'impact sur l’environnement. Les extractions se feront par tranches avec un réaménagement en simultanée.

Jusqu'à 125 000 tonnes d’extraction annuelle pendant 29 ans

Le périmètre d’extraction prévu s’étend sur une zone de 6,7 hectares sur un périmètre total de 9 hectares, pour une période d’exploitation de 29 ans. Le tonnage d’extraction moyen annuel projeté est de 62 500 tonnes et de 125 000 tonnes maximum, pour une densité des matériaux de 2,5. Ils seront extraits pour partie à sec et pour partie en eau sur une profondeur moyenne de 12,5 mètres et une profondeur maximale de 14 mètres, bien qu’en eau elle ne sera que de 8 mètres, la pelle hydraulique ne pouvant dépasser cette distance.

La finalité est d’alimenter l’usine à béton de Manosque de la société qui réalise en moyenne 20 000 m3de béton par an. « Avec ce nouveau projet, nous souhaitons avoir un développement raisonné qui permettra de pérenniser notre activité carrière », précise le chef d'entreprise. D’autre part, ce fils et petit fils d’agriculteur entend bien réduire l’empreinte carbone de son activité. « Bourjac vit avec son temps, l’idée serait d’éviter la circulation annuelle de 1 200 camions venant de notre carrière dite du grand bois de Montfort [un site de 5 ha où l’entreprise extrait 90 000 de roches massives, NDLR) soit 300 tonnes de CO2 par an. La carrière de Montfort serait consacrée au caillou d’enrochement et à la grave non traitée pour les couches de formes », ajoute-t-il.

Miser sur le recyclage des matériaux inertes

Pour assurer un développement pérenne, Julien Figuière mise aussi sur le recyclage : « Nos trois équipes mobiles concassent 600 000 tonnes à l’année sur l’ensemble de la région Provence- Alpes-Côte d’Azur. Nous faisons du concassage à façon et travaillons en sous-traitance pour des entreprises nationales comme pour des indépendants. Sur le secteur de la Durance Luberon Verdon Agglomération (DLVA), nous recyclons entre 30 et 40 000 tonnes par an de matériaux inertes. » Il regrette que les matériaux recyclés ne soient pas plus sollicités par les collectivités : « Si nous voulons développer la filière recyclage, il faut imposer 20% de recyclés dans les marchés publics. »

En attendant et pour continuer son développement, l'entreprise maintient donc son activité en carrière. Les résultats de l’enquête publique concernant la création de cette nouvelle carrière alluvionnaire est prévue pour le mois de mai, mais l’autorisation d’exploitation ne sera probablement accordée qu’en fin d’année 2022. D’ici là, la société Bourjac aura probablement demandé le renouvellement de son autorisation d’exploitation pour son site de Remollon dans les Hautes-Alpes, une carrière de 5 hectares où elle extrait en moyenne 30 000 tonnes d’éboulis de roches calcaires et produit en moyenne 15 000 m3de béton et dont l’autorisation d’exploitation arrivera à terme cet été.

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